Affichage des articles dont le libellé est crise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est crise. Afficher tous les articles

mercredi 23 novembre 2011

Du sport pour les obèses

C'est l'histoire d'un gamin, tout ce qu'il y a de plus normal.

Un beau jour, sa famille lui dit :" tu es trop gros, tu dois mincir. Nous allons donc réduire drastiquement tes rations journalières. Tu vas mincir. Il le faut."

Le gamin sait qu'il a toujours eu un peu d'embonpoint. Oh, oui, il le sait : pendant des années, il s'est empiffré de sucreries, qu'il allait acheter à crédit chez le marchand de journaux. Chez la Boulangère, aussi : ces honorables commerçants avaient remarqué qu'il aimait les sucreries. Et aussi que, parfois, il n'avait pas suffisamment d'argent pour se payer sa dose quotidienne...

-"pas grave!" lui dirent-ils un beau jour. "Vu qu'on sait que tu auras l'argent un de ces quatre, on va faire comme ça : tu prends les sucreries, on note ce que tu as pris sur un bout de papier -une reconnaissance de dette- et dans quelque temps, tu nous rembourseras, avec quelques menus intérêts. Oh, trois fois rien, hein. Juste de quoi faire tourner notre commerce."

Et ainsi fut fait : il avait pu s'empiffrer à crédit, toujours plus, sans trop dépenser pour l'instant.

Mais vient ce fameux jour de la visite médicale obligatoire, où le médecin dit aux parents : "ce gamin est trop gros. Si ça continue, il va exploser : il faut qu'il maigrisse. Et qu'il fasse plus de sport."

Ainsi fut fait :  on réduisit tout d'abord drastiquement les rations du gamin; très rapidement il est affamé, et il maigrit à vue d’œil.

Parallèlement, le prof de sport, à l'école, est mis au courant de la situation. Un beau jour, il lui dit donc :
-"aujourd'hui, il faut que tu coures le 100 m en moins de 10 secondes. Ton score actuel, quoique bon, n'est pas suffisant, il faut que tu ailles plus vite."
remplacer $ par € et vous y êtes

Et ainsi fut fait.

Et, chaque jour qui passe, au fur et à mesure que le gamin s'affaiblit de plus en plus (car rappelons nous, il a de moins en moins de repas..), en tentant (sans jamais y arriver) de passer sous la barre des 10 secondes, l'objectif est revu à la hausse. Le prof de sport arrive au bord du terrain, et lui dit, chaque jour :

-"les objectifs ont été revus. Aujourd'hui, c'est en moins de 9 secondes."

Le lendemain :
-"aujourd'hui, tu es encore trop lent, c'est moins de 8 secondes 30"

Le surlendemain :
-"tu es trop lent! On ne comprend pas, pourtant, tu as tout ce qu'il faut? Allons, fais un effort! Aujourd'hui, les objectifs ont changé : c'est en moins de 8 secondes"..
etc.etc.

Et ce sacré professeur, au bout d'un moment, de "ne pas comprendre".
nouvelles tirelires "spécial crise"
-"Je ne comprends pas pourquoi vous n'y arrivez pas!! Vous devriez pouvoir battre ce record, allez, encore un effort!" fait-il chaque jour, au gamin à bout de souffle, de plus en plus mal en point. En effet, non seulement le gamin ne tient pas ses engagements (qui sont, je le rappelle, de "faire mieux avec moins") mais en plus, la situation empire. Désormais, il court le 100 mètres péniblement en plus de 12 secondes trente...

De retour à la maison, tous les soirs, il s'assied sur le canapé, épuisé. Il se prépare un bol de soupe -le seul mets qu'il peut encore se permettre. Enfin, je devrais dire, pour être exact, "il se préparait." Parce que même ça c'est fini : l’huissier est passé hier, mandaté par les honnêtes commerçants. Pensez donc, le salopiot avait 180 kilos de carambars et 852 paquets de fraises tagada à crédit. Avec les intérêts, ils ne lui est plus resté grand chose : toute la petite famille s'est retrouvée à la rue. Sous le pont du quartier. Plus de soupe, pus de fauteuil, plus rien en fait. 
Alors d'accord, bonne nouvelle, maintenant il ne sera plus obligé d'aller à l'école, ni au sport : il va pouvoir un peu souffler. Ça tombe bien, il a vraiment envie de faire un petit somme. Et ce petit coin de trottoir semble si accueillant...

La morale de cette histoire?

Il n'y a rien à comprendre...

En fait, si. Nous sommes tous ce petit gamin obèse pointé du doigt.

Finalement, il ne nous reste deux options, si l'on réfléchit :

-1/SOIT le gamin crève, car il subit jusqu'au bout, sans rien dire.

-2/SOIT le gamin se révolte et refuse de continuer comme ça. Parce qu'il en va de sa survie.

Tout simplement.

Gare aux chiens faméliques : ce sont les plus dangereux. Acculés, ils peuvent devenir incontrôlables.

samedi 5 novembre 2011

Plan de rigueur

Et c'est reparti pour un tour ! "Il n'est pas utile de s'en prendre aux agences de notation, aux banquiers, aux spéculateurs ou à je ne sais quel bouc émissaire(..)Il n'y a pas d'autre recette pour réduire l'endettement que de réduire la dépense."..

Et de promettre le budget le plus austère, le plus rigoureux depuis l'après-guerre.

Ca s'est passé aujourd'hui : félicitations, Monsieur Fillon, vous venez, avec cette phrase, de dévoiler votre vraie nature (pour ceux qui en douteraient encore).

La vraie nature de votre idéologie : toujours taper sur les mêmes, non pas ceux qui sont responsables de cette crise (=les banques, les agences de notation et les spéculateurs) mais sur les autres, la majorité, le peuple qui lui bosse, se lève le matin, va réellement travailler, ne joue pas avec la bourse pour se remplir les poches...et provoquer une crise majeure ensuite.

Vous venez de révéler ce que votre gouvernement est, un ramassis d'incompétents (ça on l'avait déjà constaté) mais aussi de néolibéraux convaincus, qui n'ont qu'une seule idéologie : pressurer toujours plus les mêmes, et favoriser toujours plus les vôtres.

Seulement vous oubliez une chose : à ce petit jeu, le peuple est plus nombreux. Alors certes, il est extrêmement apathique aujourd'hui, je vous l'accorde. Ce qui donne sans doute des ailes à tous les énergumènes de votre espèce. Et vous auriez tort de vous priver : ça ne sont pas quelques "indignés" qui font pacifiquement le sit-in devant la bourse qui vont vous inquiéter, non? On le constate d'ailleurs partout : c'est le même mouvement quasi généralisé, en occident, de faire des "plans de rigueur" pour socialiser les pertes. Les pertes de votre camp.

Mais les choses changent; le vent tourne. Un jour viendra, si vous continuez comme ça, où la soif de Justice des peuples n'en pourra plus d'être constamment bridée, bafouée, foulée aux pieds. Car nous supposons tous, quand vous parlez de "rigueur", que vous ne pensez pas à vous, à vos ministères, à vos amis? Vous pensez à nous, ceux d'en bas : TVA qui va augmenter, Services Publics qu'on est en train de briser, tous les budgets de la Solidarité envers les plus pauvres gelés, voire supprimés...etc.

PAS UN MOT sur le train de vie gargantuesque de vous et de l’État en question. Vos déplacements en week-end aux frais de la République (27.000 euro le trajet, encore, ce week-end). Pendant qu'une femme accouche dans la rue à Paris et que son nourrisson crève comme une merde sur le trottoir. Et les exemples sont plus que légion. Ça me met en colère, je l'avoue.

La crise a bon dos : PAS UN MOT sur le dérapage des comptes de l’État, des dépenses somptuaires de votre chef : en l'espace de 4 ans, +500 milliards de dette. Et ça n'est absolument pas le fait de l'incurie du peuple. C'est VOTRE incurie qui est à l'origine de ces dérapages.

PAS UN MOT sur VOS avantages : retraites de parlementaires à taux plein et à vie dès la fin des 5 ans du premier mandat, salaires mirobolants, cumul des mandats dans des proportions indécentes, appartements de fonction, voyages de toutes sortes, avantages en nature multiples et à vie (chauffeur, garde du corps, etc.)... Alors que des gens n'arrivent même plus à se soigner, font l'impasse sur une paire de lunettes, des soins dentaires, où bouffent des pâtes tous les jours du mois, dans ce beau pays riche et à l'aise qu'est la France du 21ème siècle.

Honte à vous et à vos semblables.

Le pire? C'est que vous oserez briguer une nouvelle fois les suffrages des Français en 2012...on croit rêver!! J'espère que celles et ceux qui ont voté pour vous en 2007 ouvriront enfin les yeux, qu'ils réaliseront qui vous êtes. Même si, hélas, je crains qu'il ne soit trop tard.


Dans le même temps où vous ponctionnez les plus riches de ce pays de 200 millions d'euro (somme que votre amie Liliane Bettencourt aurait pu payer toute seule...sans même le remarquer!!), vous vampirisez 8 milliards de l'autre côté, du côté de ceux qui souffrent. Qui rament, qui galèrent. Qui n'ont presque plus que les yeux pour pleurer. Et vous annoncez une nouvelle fois de nouvelles ponctions, toujours dans la même direction, pour calmer ces sacro-saints "marchés" que l'on ne connait pas, que l'on ne voit pas, qui ne font rien pour nous à part nous enfoncer toujours plus. Bravo!! BRAVO pour le "Bien Public" que vous êtes censé servir et honorer en faisant partie de ce gouvernement. En prenant la charge de Ministre. En dirigeant ce pays.

 Vous n'honorez qu'une chose : les exploiteurs, les profiteurs, ces putains de "marchés" qui sont en train de nous imposer leur dictature.

Privatiser les profits, nationaliser les dettes : on voit où vous allez depuis quelques temps maintenant. Désormais, vous avancez à visage découvert. Vous venez de citer vos amis de toujours : banquiers, spéculateurs, agences de notation. Surtout, ne pas les froisser. Votre aveuglement est si pathétique que vous ne vous rendez même plus compte de l'état dans lequel votre stratégie a plongé ce pays. Et l'on constate la même chose sur toute la planète, sur toutes les économies avancées : USA, GB, Grèce, Italie, Espagne, Allemagne....

Partout, votre bien-aimée Droite Néolibérale, vos bien-aimées idées de "libre-échange", d'économie de marché, de croissance infinie, vos idées de merde ont triomphé. Et ont mis les gens en pièces.

Si votre "rigueur" ne s'accompagne pas de mesures de Justice Sociale, elle est vouée non seulement à l'échec, mais vous vous exposez à un cuisant retour de bâton. Si vous ne tapez toujours que du même côté, je vous le répète : vous risquez de provoquer une retour de flamme. Alors certes, la réaction tarde un peu. Elle se fait attendre. Mais continuez comme ça, vous avez tout bon.

Avec les efforts que vous déployez, elle viendra.

Inéluctablement.

vendredi 28 octobre 2011

Félicitations

Ce petit billet pour féliciter notre nouveau papa : c'est beau de voir un président heureux.

Pour fêter ça, quoi de plus normal que de plier à nouveau l'échine devant les financiers à l'occasion du dernier sommet de Bruxelles? Et pis, tant qu'on y est, lors de la mascarade du G20 les 3 et 4 novembre prochains?

Quoi de plus normal, également, que d'attaquer à nouveau les plus faibles avec deux nouvelles mesures scélérates, alors qu'on vient de donner un énième gros gros chèque à ces saloperies de banques?

Ainsi, la décision de geler la revalorisation des allocations familiales jusqu'en avril 2012 : ça ne mange pas de pain, et c'est un message fort en direction de toutes ces feignasses d'assistés. Allez bosser, au lieu de toucher des allocs à rien foutre!

Mais surtout surtout, faites gaffe hein : si vous bossez, ne tombez pas malades. Car dans ce cas, en cas d'arrêt maladie, ça n'est plus trois jours de carence mais quatre qui vous seront imposés. Alors c'est sûr, après la fiscalisation des indemnités journalières d'accident du travail début 2011, une ignominie de plus ou de moins, hein, qui le remarquera? (en gros = tu as un accident du travail, c'est de la faute de ton employeur, pas de toi, MAIS tu dois quand même désormais raquer des impôts dessus, même si la faute est avérée et imputée à ton employeur...car si l'accident est accordé par la sécu, c'est ce que ça veut dire.).

De toutes façons, le gâteau de la Sécurité Sociale est bien trop gros pour rester dans le giron de l'état. RGPP oblige, il va falloir commencer à refiler des morceaux de plus en plus épais de cette belle bête à nos amis les financiers, les assureurs, en gros tous ceux qui lorgnent dessus depuis fort longtemps. En même temps, ça sera un "signal fort" de plus en direction des ces chers "marchés" : la bestiole est vorace, elle en veut toujours plus. Soyez rassurés, ça n'est qu'une question de temps avant qu'on nous demande de nous coller à tous une balle dans la tête pour "apaiser, rassurer ces putains de marchés"!!

De toutes façons, le problème, c'est que "nous dépensons trop". C'est pas moi qui le dit, c'est cet incompétent de président qui l'a répété encore hier soir dans le poste.

Et pour une fois je suis entièrement d'accord avec lui : si on commençait par le poste des dépenses de l’Élysée, qui a carrément explosé depuis 2007? Entre un salaire présidentiel qui a plus que triplé, un Airbus présidentiel à 300 millions d'euro, avec baignoire, four à pizza intégré, et cafetière à 15000 euro, avion totalement inutile (car il y avait un autre coucou qui fonctionnait, et qui suffisait)? Et j'en passe...parce que ça, si on commençait à taper dedans,  ça nous ferait faire des économies, non?

Dépenses totalement injustifiées, mais chut : n'en parlons pas.

Tapons plutôt sur les plus faibles.

Sur les plus pauvres.

Sur les plus précaires.

C'est ça, le système Sarkozy : faible avec les forts, et fort avec les faibles.

Ça suffit: vraiment, vivement 2012.

lundi 12 septembre 2011

Les 7 Plaies de l'Occident - Verset 4

Verset Quatre

Et le Grand Architecte de l'Univers s'essuya le front, qu'il avait fort grand, d'un geste plein de nonchalance...mais qui n'en dénotait pas moins une certaine nervosité.

/Mode "Pâtes à tous les repas" [ON]
Quatre journées qu'il trimait comme un dératé, tentant de nettoyer par tous les moyens possibles le souk interstellaire provoqué par sa dernière étourderie... Ça lui apprendrait à ne pas vider ses poches quand il en avait l'occasion : la menue monnaie qui trainait toujours au fond de celles-ci (et Lui Seul savait que la Bonne lui faisait la guerre sur le sujet! Ça abimait le céleste lave-linge merde!) avait lamentablement chuté partout sur la moquette, le tapis du salon, jusque dans les couloirs de Wall Street même!  et avait fini par échouer répandue dans les "salles de marché", provoquant une Crise économique sans précédent sur Terre... 
 Admirez les dégâts maintenant! On se retrouvait avec un taux de chômage qui montait en flèche, des exportations en berne, les subprimes qui foutaient le camp en même temps que les investisseurs sur leur île paradisiaque, bien à l'abri des "troubles sociaux" à venir.. Sans parler des cours en bourse qui s'effondraient les uns après les autres, les "marchés" n'étaient encore une fois pas contents (oui mais là, y-z-étaient vraiment, vraiment pas contents du tout) et le faisaient savoir bruyamment : RI-GUEUR O-BLI-GA-TOIRE on vous dit, sinon gare à vos miches!

Mon Moi-même, mais mon Moi-même (essayez de faire dire Mon Dieu à lui-même hein? jvoudrais bien vous y voir), mais que faire? comment réparer? Vite, du concept, une occupation, un brainstorming cosmique que sais-je! Vint-huit dixièmes de nanosecondes plus tard, la solution germe dans Son Esprit Pur et Omniscient : si je leur donnais un objectif qui les tiendra en haleine, disons...jusqu'à la fin des temps, ou pas loin? 

Et Il leur donna la croissance.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Pandit avait marché 3 lunes durant.

Il avait atteint cette région où le soleil ne brillait plus; les arbres, le sol, les bâtiments, les Hommes, tout était noir ici. Un noir de suie, une poussière fine et continuellement produite par ces énormes cheminées qu'ils appelaient "usines", se déposait partout. En infimes quantités, invisibles directement à l’œil nu, par petites touches déposées ça et là, un genre de tableau fantasque peint par quelque divinité folle à lier se déployait sous les yeux du vieux sage.

Ce noir absorbait les couleurs, la lumière, la vie aussi. Il engloutissait tout sur son passage, gommait toute velléité de résistance, de vitalité, de joie. Il se mêlait alors au bruit assourdissant des machines, à l'odeur âcre des fumées, à l'atmosphère épouvantable qui régnait en ces lieux pour ne plus faire qu'un avec tout.  Elle se reflétait partout, cette bouillie de mort, une fois digérée par les choses et les individus, elle transpirait sur les visages, dans les yeux et apparaissait au fond des cœurs. Le mouvement perpétuel de la foule des anonymes, pressés, fermés, insensibles, perdus dans leurs pensées, illustrait cet état de fait : les Gens, ici, courraient tout le temps. Mais vers quoi?

credits Eric Fiol © tous droits etc etc.

Pandit était bien incapable de répondre à cette question...
 --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 Pandit, assis sur son banc de bois, regardait ce jeune mendiant faire les poubelles.

Un vieux journal, des sachets d'ordures éventrés, une manche de veste déchirée, le gars envoyait voltiger tout ce qui passait à sa portée; il picorait parfois de-ci, de-là quelque indéfinissable rebut (bout de ficelle? Trognon de pomme? un récepteur radio cassé?) et le plaçait dans le chariot à son coté après en avoir évalué, reniflé, observé l'utilité potentielle. Le gars était dans un sale état et malgré sa jeunesse, on sentait un abandon total des convenances les plus élémentaires. Il y avait bien longtemps qu'il ne pensait plus à grand chose à part survivre. Bien longtemps que sa raison l'avait quitté, un soir de juillet au fond d'une impasse sordide

une ptite piécette pour manger siouplait
Cet étrange manège faisait sourire Pandit : tout au bout de la rue il y avait la devanture d'un hôtel de luxe. Le portier voiturier était magnifique dans sa livrée noire impeccable, ses boutons de manchette dorés brillant comme de petits soleils à la douce lumière du matin. Il rajusta sa casquette de velours tandis qu'il s'avançait vers la voiture qui venait d'arriver. D'une main assurée par des années de pratique, il ouvrit la poignée de la Bentley tandis que de l'autre il déployait une ombrelle pour protéger l'arrivant d'on ne sait quoi... Du soleil, de la poussière? La dame qui sortit de la voiture n'en avait visiblement rien à fiche : d'immenses lunettes aux verres fumés la protégeaient du regard des autres, tandis que son chapeau à large bords s'occupait du soleil.

Élégamment vêtue, la mine rosée par le soleil, les thalassothérapies et la meilleure alimentation bio qui soit, elle en imposait à son entourage. Elle s'engouffra dans l'hôtel d'un pas pressé, sans un regard en arrière pour le groom qui se démenait avec ses bagages, le voiturier qui attrapait les clés de sa Bentley lancées au vol par son chauffeur, et le reste du monde.

Le jeune clochard avait attaqué le container suivant, sans même un regard en arrière pour les passants qui changeaient de trottoir avec une expression de dégoût et de peur -oui, de peur- mal dissimulées.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------

la Grande Comédie
Ces deux-là -et tous les autres ici, en fait- étaient les deux faces de la même pièce, songea Pandit. En les observant avec ses vrais yeux, il pouvait en effet aisément discerner ce qui animait ces deux pauvres hères : la course à la croissance, le besoin d'amasser, de posséder, de compter... Car oui, les deux étaient de pauvres victimes de la "croissance".
Certes, celui qui dormait dans les ordures était, d'un point de vue pratique, certainement moins à l'aise et plus à plaindre que sa voisine qui se prélassait dans des draps de soie, un verre de champagne à la main et les pieds en éventail... Mais mais mais il ressortait tout de même que les maux qui affligeaient ces deux personnages, cette ville, et les sociétés dites "industrialisées" (c'est à dire la planète entière à de rares exceptions près) étaient similaires : la nécessité de participer au manège de la "croissance économique", que l'on en soit un des acteurs majeurs par ses revenus très élevés ou, au contraire, qu'on en soit complètement à la remorque, par besoin de survie.

La course perpétuelle, résultat de la propension quasi génétique qu'avaient les hommes de tout horizon de conquérir, posséder, dominer, amasser, accumuler, s'accaparer, jalouser, envier...

je suis au fond à droite
Pandit se remémora le temps de sa jeunesse en tant qu'humain "normal", sur les rives du Gange : il n'avait effectivement pas connu l'opulence, mais il avait bien participé au manège, lui aussi, avant de trouver la Voie, et de s'y engager corps et âme. Lui aussi, il avait cherché à rentrer dans ce moule parce que tout le monde faisait pareil, et de toutes façons à quoi bon chercher ailleurs? Le bonheur n'était-il pas là-dedans, dans le fait de mener sa vie tranquillement, entouré de ce que l'on avait pu acquérir, et des siens, en travaillant "honnêtement", en "bon père de famille" ou en "bonne épouse", voire "en bon citoyen"? Pourquoi s'ennuyer avec ces détails, pourquoi toujours critiquer et vouloir plus?

Pandit avait rapidement répondu à cette question : cette façon de vivre aurait pu éventuellement fonctionner, si la planète qui hébergeait les Humains était six fois plus grosse. Si elle pouvait supporter ce mode de vie qui consistait à tout polluer, à tout s'accaparer, à tout vouloir maîtriser au motif que la "croissance" était nécessairement, infinie par essence...mais qu'elle prenait place dans un monde avec des frontières, limité et fragile! Cherchez l'erreur?

-------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ce qui faisait sourire Pandit se reproduisait à chaque fois ; ces Hommes étaient vraiment rigolos, ils vivaient en perpétuelle contradiction et feignaient de ne pas s'en rendre compte, jugez plutôt : quand la gêne intérieure qu'ils ressentaient était trop forte, par rapport à un sujet d'actualité dit "préoccupant", ils inventaient de nouveaux concepts, de nouvelles expressions censés venir à bout des "problèmes".

les racailles sont d'accord : c'est juste une histoire de réputation
On avait ainsi clairement remarqué que cette croissance générait de sérieux problèmes, intrinsèquement liés à sa nature : expansion infinie égalait pollution infinie? Vite, un petit coup de "développement durable", et hop, le tout était joué! Le fait que ces deux termes soient clairement opposés semblait véritablement ne préoccuper que très peu de monde, cela anesthésiait plutôt le cerveau de la majorité des gens, Pandit en était convaincu, la preuve en était que tout le monde se mettait à cette nouvelle "mode" en estimant que c'était non seulement possible, mais aussi forcément indispensable...

j'en propose une autre : "pollution verte"
Un autre exemple? Le commerce, au sens que donnaient les Hommes à ce mot, n'était-il pas forcément une relation de pouvoir, avec un déséquilibre entre les parties? Que ce déséquilibre soit trop prononcé, et il en devenait forcément gênant pour la psyché malade de pas mal de citoyens. Alors vite, vite, un autre concept : "Commerce équitable". Un peu de vert dans le logo (toujours, c'est plus vendeur), une bonne dose d'inconscience justificatrice -le but étant toujours le même, in fine, déculpabiliser le consommateur occidental aisé qui s'est rendu compte qu'il profitait de produits fabriqués à bas prix par des travailleurs exploités- et de "communication" (une autre de ces plaies évoquées par Pandit dans une précédente réflexion hihi) et le tour était joué.

Le pire, et Pandit le savait fort bien, c'est que tout ceci ne pouvait pas s'arrêter : la conclusion inévitable de tout cela, c'était le coup de gomme nécessaire qui était en train de s'opérer en ce moment sous leurs yeux. Une bonne "Crise" à base de désespoir, de peur, de rapacité non partagée (comprenez : certains en avaient  toujours plus que d'autres et ne lâcheraient jamais rien, sauf contraints et forcés..et encore) et le terrain était bien préparé pour la suite.

République jetable
La suite? Pandit le voyait de son banc-même : les gens avaient peur les uns des autres, ils devenaient anxieux, intolérants et extrémistes. Sur les murs, fleurissaient les affiches d'un candidat à l'élection qui "grimpait" vertigineusement dans les sondages...il promettait de "remettre en marche par tous les moyens" le moteur cassé de la machine infernale...

Pandit l'avait aperçu, quelques semaines plus tôt, dans la ville voisine : les gens l'adulaient. Il était propre sur lui, bien sous tous rapports, et dénonçait d'une voix indignée les boucs émissaires, les responsables de tous ces maux modernes qu'étaient le chômage, la croissance "en berne", la "Crise". A chaque meeting, il faisait un triomphe. Il promettait le retour de l'ordre, de la fermeté face aux "ennemis étrangers". Il promettait de l'emploi à ceux qui en étaient privés, à cause selon lui de "responsables" clairement identifiés. Il satisfaisait ainsi la rancœur du clochard  comme celle de la milliardaire...

Il gagnerait ces élections bientôt, assurément. Et les choses alors changeraient : Pandit le savait, à la minute où il avait vu cet homme-là, il avait su.

Derrière son sourire, derrière ses beaux discours, son âme était noire comme la suie de cette ville.


lundi 15 août 2011

Fichage(s) de gueule(s) : la suite...

Selon Le Point : "Les quatre nuits d'émeutes en Grande-Bretagne ont choqué le monde. Les gangs seraient à l'origine de ces troubles, dixit le Premier ministre britannique. Aux yeux de David Cameron, ils sont les seuls responsables des récents actes de violence, de pillage et de vandalisme qui ont coûté la vie à cinq personnes. Tandis que les arrestations se multiplient, la lutte contre ces gangs constitue désormais la "priorité nationale" de Londres. Place à la "tolérance zéro" inspirée du modèle américain de lutte antigang mis en place à Boston, à Los Angeles et à New York."

La suite de ce torchon : ici pour ceux que ça intéresse (attention à ne pas dégueuler en lisant les commentaires en-dessous).

n'ai fait que danser. Fest noz. Promis. Juré. Craché. vomi.
Ben alors? Je rentre d'une semaine de beuveries collectives et de fiestas impromptues, sans télé ni radio ni rien pour me maintenir informé de l'actualité (ohh si, juste un bête iphone pour rester con-nec-té 3 fois rien quoi) pour me retrouver avec une crise en plein développement (genre on ne voyait rien venir), plus des émeutes au pays de sa très Gracieuse, mais néanmoins déclinante, Majesté (genre : on n'avait rien vu venir non plus)?

Mais on peut pas vous laisser tous seuls 5 minutes hein? Vous en profitez pour mettre le bordel? Sortir du bac à sable? Comment que je vais faire pour rabibocher tout ça?

Vite une ptite analyse à froid..

les émeutes auraient démarré après un énième foutage de g****e
Super article d'enfumage mainstream collectif qui résume bien la situation sous un seul angle, sans apporter la moindre argumentation et/ou piste de réflexion (pensez, faire réfléchir les moutons gens? Malheureux!); hélaaaas il y a LA phrase de fin qui fout en l'air tout le reste de l'article, comme ces petits sauvageons qui ont foutu en l'air les vitrines londoniennes : "Reste à savoir quand et comment le gouvernement mettra en place de telles mesures, dans un contexte de coupes budgétaires drastiques touchant la police et les services sociaux."

.... je me marre! aurait dit Coluche..

C'est bien le problème : ces émeutes n'arrivent pas par hasard. Ce qu'on a donné aux banques, les fameuses "garanties" qu'on balance à la bête vorace et perpétuellement affamée dénommée pudiquement "marchés" (et que j'appellerai juste "rapaces") il a bien fallu le retirer des poches de certains : allocations supprimées, frais d'inscription aux universités triplés, +1 million de chômeurs en l'espace d'un an en Grande-Bretagne... (oui vous avez bien lu).

Et il faut continuer à donner : la bestiole a toujours faim, elle en veut toujours plus...

15 ans et pas une ride...
Voilà où nous en sommes : encore une fois, ne pas faire le lien entre ces émeutes et la Crise financière généralisée que nous subissons tous est tout simplement inacceptable et, à mon sens, dénote un aveuglement coupable.

Les émeutes sont elles condamnables?  Certainement, nous sommes d'accord que la violence ne résoudra jamais rien...surtout la violence contre les individus et les biens des personnes... bien que concernant certaines institutions l'on puisse en discuter, quand on voit la violence policière et financière à l’œuvre contre les peuples en ce moment on est en droit de se poser des questions sur le COMMENT SE FAIRE ENTENDRE?...

Pour en revenir à la Grande-Bretagne et à sa nouvelle politique? Son nouveau gadget de "tolérance zéro", je citerai juste un exemple qui fera taire n'importe quel contradicteur : Nicolas Sarkozy et son "Karcher". Nous avons vu les résultats.Tout ceci n'est pas nouveau, si ce sont les seuls remèdes proposés alors là je dis bravo et banco : on ira encore plus vite dans le mur! Et en accélérant, vu les résultats passés ayons confiance dans l'avenir!

Sans parler des USA et de leurs prisons surpeuplées...le tout répressif et sécuritaire NE PEUT SUFFIRE SEUL. Il doit s'accompagner de mesures de redistribution, mais aussi de perspectives d'avenir, de propositions pour un projet de société commun : tout ceci ne serait que JUSTICE Sociale.

par pitié aidez-moi à choisir!!
J'ai bien dit "s'accompagner", ce qui veut dire que je n'exclus pas la punition... L'erreur de la Droite? Des libéraux? De ce Cameron comme des autres "dirigeants" (y compris la Gauche qui n'a de Gauche que le surnom...) et qui m'apparaissent tous de plus en plus incompétents, corrompus, lâches, inféodés à l'argent, à la finance, hypocrites, aveugles, sourds, muets et/ou impuissants [rayer la(les) mention(s) inutile(s)]? De juste supprimer le volet social, pour construire plus de prisons, poser plus de barbelés, mettre plus de caméras..et dans le même temps supprimer des postes de flics, de fonctionnaires, des Services Publics, les budgets sociaux..détruire le corps social, pour ne finalement finir par n'offrir plus aucune autre alternative,pour les andouilles nées dans ces quartiers "populaires", que celle d'aller pointer au Pôle Emploi du coin, de bosser au Mac Do pour des prunes ou plutôt d'aller dealer pour gagner 50 fois plus en 50 000 fois moins d'efforts... POURQUOI ne feraient-ils pas pareil que ce qu'ils voient à la TV, que ce qu'ils constatent dans tous les médias depuis des décennies : des banquiers, des traders, des BANKSTERS qui s'en mettent plein les poches en foutant des millions de gens sur le carreau, et sans être inquiétés?  

Le modèle est là, sous leurs yeux!

Et après ils iront s'étonner que les gangs recrutent, que la jeunesse part à la dérive, et que ça pète de partout!

Pour les emplois, pour la formation, pour les perspectives d'avenir, on verra plus tard : pas grave si les jeunes n'ont aucun horizon, ceux qui ne s'en sortiront pas en faisant du rap, en devenant star de foot ou de basket ehh bien...ils iront en taule!

TOUT CECI EST PITOYABLE DE MÉDIOCRITÉ.

Du coup, il a l'air de ne pas comprendre le malheureux Cameron, pitoyable1er ministre libéral (qui a dû, vous vous rendez compte, interrompre ses vacances en Toscane! Sacrilèège! à cause de tous ces pouilleux!), il tombe des nues que sa "politique" passe mal?

Il est bien le seul : moi, ça ne m'étonne pas. Et vous savez quoi? Je vais vous dire un petit secret : ça n'est que le début....
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------

PS : le festival en question était super, et les bretons ne le sont pas moins. Ça, je m'en doutais un peu (suivez mon regard) mais je tenais à le préciser; j'ai passé une semaine inoubliable!

lundi 2 août 2010

Paranoïa(s)

Chers amis, le Territoire National est au bord de l'abîme. Il est urgent d'agir!

Un aimable contributeur (Louanges et Grâces éternelles lui soient rendues) m'ayant torpillé le sujet du jour (qui devait être, je le rappelle pour les oublieux, le port de la Burqa au sommet de l'Etat), je bifurque donc immédiatement vers la prochaine menace identifiée. Heureusement (ne devrai-je pas plutôt dire hélas?), les thèmes ne manquent pas.

De quoi s'agit-il? De machinations, pardi. De jeux et de populace, plus exactement.

Point numéro un : avez-vous remarqué qu'une grave crise financière secoue le monde occidental actuellement? Et que ledit monde tressaute de douleur, sous ses assauts répétés, tel une actrice pornographique sous les coups de boutoir d'un apollon gonflé aux stéroïdes?
 Chômage en hausse, croissance en berne, chute des marchés... Conflits régionaux se multipliant, désordres sociaux innombrables, délitement géopolitique accéléré, flop de l'album du Grand Retour de Dorothée, les sujets d'inquiétude et de désarroi sont partout et gagnent en intensité chaque Sainte Journée que Le Créateur Façonne.
Or, qu'observe-t-on?

Point numéro deux : avez-vous noté que les compétitions sportives se succèdent à un rythme effréné cette année ? Et que les championnats, coupes et autres "évènements mondiaux" sont de plus en plus célébrés, portés en gloire par des médias qui ne tarissent plus de dithyrambiques comparaisons, un peu comme du temps de Notre Maréchal? Et Nous Voilà (...), simples citoyens frappés par "The Crisis of The Century" comme l'affirme le perfide Albionnais, littéralement H-E-U-R-E-U-X pour toutes ces médailles, ces performances, NOS athlètes sont les meilleurs, Vive la fRance! Je ne puis que m'en réjouir moi aussi, non?

Point numéro trois : l'incroyable déconfiture des "Bleus" en Afrique du Sud, versus l'inénarrable Odyssée des "Bleus" à Barcelone, deux facettes d'une même piécette?
Celle d'une étrange amnésie qui nous fait passer, d'une semaine à l'autre, de la haine la plus inextinguible (envers un Ribéry qui, avec sa tête de commando Serbe, et sa b**e entre les dents, ne mériterait qu'une castration chimique à minima) à l'adulation la plus effrénée envers un certain Christophe Lemaître (il l'air si touchant avec ses airs de Leonardo di Caprio et son élocution à la Dany Boon!)? Un inconnu hier, star en l'espace de quelques heures, sorti d'on ne sait où, comme par magie, l'avez-vous remarqué?

Pendant ce temps, les échanges d'enveloppes en papier kraft dans un hôtel particulier de Neuilly passent quasiment inaperçus.....et je ne parle même pas du reste, totalement passé sous silence !!
Il n'y aurait pas comme un problème, là?

Point numéro quatre : mais que dire de l'Espagne? Qui, avec sa Coupe du Monde, a momentanément zappé qu'elle est en train de subir une résection hémorroïdaire en règle, et ce dans la joie et la bonne humeur la plus totale? Et je passe sur les calamiteuses prévisions de croissance allemandes, totalement occultées par un vulgaire céphalopode surnommé Paul.....quel prénom stupide!

Je pourrais multiplier les exemples à l'infini, la démonstration est probante : nous sommes manipulés. Reste à savoir par qui...et surtout, comment!

Conclusion : je ne puis imaginer qu'avec effroi ce qui est en train de se tramer en coulisses. Et je vous le livre avec une certaine angoisse, chers lecteurs, mais aussi en pleine connaissance de cause. Dussé-je ne pas y survivre.  Le monde doit savoir.

On imagine sans peine un Zapatero, une Merkel et un Sarkocescu se réunissant en marge d'un G8, d'un Davos, en quelque scélérat conciliabule.
On les imagine sans peine se mettre d'accord, tel un ramassis de mucidés sur un tas de fumier, pour se partager les résultats d'une "compétition" qui ne s'avère être qu'une grotesque manipulation.

-"José-Luis, j'te laisse le Mondial et le Tour,ok? Mais en échange, tu m' refiles le Poulpe..."

-"Ach NEIN! Lé poulpé il est à noussss! Nouss zavons l'aguarium!"

(--tics-haussements d'épaule incontrôlés--oeillades dans les coins et rajustage de Rolex)
-"'tain! fais ch**r celle là.... ok ok, alors je prends les médailles à Barcelone hein!"

-"Cuanto??"

-"chsais pas moiii...au moins 8 en or, taiiin j'en ai besoin, ça part en couille par chez moi, entre l'affaire avec la vioque et c'temmerdeur d'otage qui a clamsé jvous raconte pas, y'mfaut du lourd!!"

-"achh ge zuis ok! Gueze ke tu en dis Djoozé??? Z'est korrekt nein?"

-"Si si, me gustas... voy a telefonar al comité de organisacion a Barcelona...."

Terrible réalité qu'on nous masque...

"Tout ceci ne sont que suppositions!! Où sont les preuves tangibles?" ne manqueront pas de me beugler les inévitables casse-couil  sceptiques...

Préparez-vous, leur répondrai-je : des compétitions sportives majeures sont attendues, un peu partout sur la planète, dans les prochains mois.
Et vous verrez les résultats : des gagnants adulés, et des perdants traînés dans la boue. Juste ce qu'il faut pour détourner notre attention.

Si c'est pas une preuve, ça?