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mardi 17 avril 2012

Mélangeons

Bonjour, Jean-Luc.
 

Cette petite bafouille pour te dire combien je t'admire.

Combien tu m'as redonné foi : en la France, ce Grand Pays.

Dans le Socialisme, ce Grand Idéal.

Dans la Fraternité, cette Grande notion.

Ce petit mot pour te dire que je voterai pour toi, dimanche.

Car je fais partie de ces dizaines de millions de couillons qui ne savent toujours pas pour qui voter.

no choice?
Entre un combinard de la pire espèce, qui a mis Marianne à genoux -et pas pour lui conter fleurette- en l'espace de cinq ans, et une part de flan, qui la remettra peut-être debout -mais sans doute pour la recoucher dans la position du missionnaire, et pas pour lui compter fleurette itou- en effet, qui choisir?

La France est un pays de gueulards, de grognons, de râleurs : convenons-en.

Or, qui de ces deux candidats, auto-célébrés en boucle par tout ce que l'establishment compte de journalistes aux ordres, de médias mainstream, de lobbys politico-financiers qui tirent véritablement les ficelles du pantin pantelant qui un jour s'appela "démocratie", QUI donc de ces deux zèbres, bien sous tous rapports, rassurants à l'extrême, correspondent à cet idéal du président "râleur?" Qui, hein?

Je vous le donne en mille moi : personne. Aucun des deux champions. Dégun. Et alors là, toi, Jean-luc, tu arrivas.....

Faut dire que le choix, comment dire...si "choix" est le terme approprié, le choix donc, était véritablement faussé dès le départ. Ou comment faire croire au peuple que c'est encore lui qui prend les décisions, alors que les candidats sont interchangeables, peut être faits d'un métal différent, mais tous coulés dans le même moule?
Celui du capitalisme financiarisé triomphant, qui ne s'arrêtera non seulement que quand nous serons tous en esclavage,mais quand en plus nous en vanterons les mérites (du capitalisme, pas de l'esclavage. Quoique.)
Rosco il est content

Mais n'est-ce pas déjà le cas?

A ma Droite je voudrais un président-capitaine-dans-la-tempête-que-mes-potes-ont-provoquée (mais chut ça faut pas le dire), un pauvre type qui bouffe à tous les rateliers, du moment qu'ils lui rapportent, un gars qui a tellement fait de dégâts en cinq ans de mandat que la flemme la plus sauvage me saisit rien qu'à l'idée d'en dresser un début de liste. Ce que je me garderai bien de faire, donc.

ballotage favorable
Ou bien à ma Gauche vous me donnerez un "président qui fait enfin président c'est à dire un type rassurant mais pas trop bling-bling visiblement, et qui fermera sa gueule quand les vrais patrons (les financiers, les bourses, jsais pas moi choisissez) lui diront quoi faire". Une part de flan mais pas que : ça, c'est pour l'image des Guignols. Mais en coulisses, c'est le même que l'autre, disons qu'il est moins revanchard, moins farci de tics et moins préoccupé par son top-model, sa Patek Philippe à 55 000 euro ou je ne sais quelle autre connerie bling-bling. Mais on connait quand même le bougre : un éléphant de la pire espèce, qui attendait son heure dans l'ombre du vieux François (Mitterrand, pas Hollande), et prêt à tout pour s'assurer une place au soleil. Voire même, qui ne dédaignerait pas une petite résidence secondaire quitte à (ne pas) payer l'ISF (il s'en eut fallu de peu, oouuuff!), ou, un petit gueuleton ailleurs qu'au Fouquet's mais chut! Interdiction d'en parler, ça ne se fait pas chez les socialisses. Ça effrayerait la bonne conscience du bobo bedonnant qui croit encore qu'il est proche du Peuple.

Le choix est là, bonne gens. Choisissez. Votez, Peuple de Gauche. (rires)


Alors, inévitablement, tout ce que ce pays compte de gens plus ou moins sensés (comprenez : qui ont compris qu'il n'y a plus rien à comprendre) cherche en général une troisième voie. "Un troisième homme".

Passque bon, hein, faut pas déconner non plus, on vous a vus venir avec vos gros sabots!

touche-moi pas tu m'salis
En 2007, on a eu Bayrou : inamovible, franchouillard, rassurant, correct, ne dédaignant lâcher pas un bon coup de pied au cul à ces sauvageons faiseurs de poches à l'occasion (je sais, c'était une gifle, un camouflet, une mandale, une torgnole, mais certainement pas une taloche. Ok ok ok ça va! vous aurez rectifié vous-mêmes. Et puis je trouvais l'image plus parlante!)


nous venons en paix
Mais nous sommes en 2012 : la Criiiiiiise est passée par là. Avec son cortège d'avanies : plus de Rolex avant cinquante ans, le pouvoir des chats est en berne, Carla Bruni ressemble à un poulet aux hormones, Jean-michel Apathie nous prend tous pour des cons (mais c'est pas grave, du moment qu'il mérite toujours autant son salaire), le triple AAA est aux oubliettes et la croissance au fond des chiottes, quant au taux de chômage jvous en parle même pas, un truc à faire pâlir d'envie Robert Pattison himself, mon dieuuuu qu'il est bôôô vite vite ponds-nous un Twilight 5 pour éponger ce qui nous tient lieu de mélasse entre les oreilles, et fissa s'il te plaît, j'ai les foies et en temps de Criiise, rien de tel qu'une ânerie de plus pour oublier que j'existe, oublier oui y a que ça de vrai.

Oublier. Cette médiocrité.

Car ouais, je vous le demande encore une fois : où sont les élans du cœur? Ces moments de lyrisme qui nous ont fait aimer la politique? Ces envolées nous enjoignant de "reprendre le pouvoir", de "nous réveiller", de "rendre les coups à la finance?

je le savais! des militants pro-Méluche faisant le V de la victoire!
Mais pourquoi espérer un renouveau si tout semble foutu? Des lendemains qui chantent alors que "The Voice" fait un méga-carton sur TF1 (et donc, que la place est déjà prise, circulez y a plus rien à voir)?

Tout le monde sait que de toutes façons c'est foutu : le rouleau compresseur de la Criiiise est en marche, rien ne l'arrêtera vraiment, à part peut-être une bonne guerre. Ne nous leurrons pas : "ils" la provoqueront. "Ils"?

Les marchés financiers, la bourse, le pouvoir, ceux qui tirent les ficelles. J'ai pas dit les illuminati, hein (eux ils sont à part, ils viendront plus tard, quand Mulder se sera finalement tapé Scully, et qu'ils arrêteront de nous faire ch.r avec leurs états d'âme à la con. Petits-gris ou grands violets? Zone 51 ou Ricard? )

crise de foi
 Donc, pardonnez les digressions fort nombreuses, on ne se refait pas, je disais donc ils ne se laisseront pas avoir facilement : regardez la Grèce. La force par l'exemple : si vous rebellez, zallez avoir droit à un sacré paquet de douleurs hémorroïdaires, et ça tombe mal, vu que la Préparation H n'est plus remboursée, coupes budgétaires obligent, vous allez souffrir à sec....Message reçu? Bonne nouvelle pour tous les frustrés en manque de sexe, de calins, de tendresse : on va tous être baisés jusqu'à l'os, le capitalisme nous réduira tous en esclavage plutôt que de s'avouer vaincu. Alors il n'y a pas 36 solutions, soit on les laisse faire, soit on riposte. Ou on élit quelqu'un qui promet ça : Méluche.

je les aime au petit-déjeuner. Et bien cuits
L'archétype : le rouge, couteau entre les dents, qui ira égorger du bourgeois dans son plumard, sitôt élu, et fera rôtir leurs enfants pour les bouffer lors de son brunch d'investiture le 7 mai.

Ce gars m'a convaincu : je sais pas si il tiendra ses promesses, et limite je m'en fous. Mais je sais une chose : avec lui j'ai repris espoir, et rien que pour ça, il mérite que je joue le jeu de la mascarade, une dernière fois dans cette vie. Dimanche, je mettrai donc un bulletin "Mélenchon" dans l'urne. Et advienne que pourra.

Mélenchon, Président!

vendredi 28 octobre 2011

Félicitations

Ce petit billet pour féliciter notre nouveau papa : c'est beau de voir un président heureux.

Pour fêter ça, quoi de plus normal que de plier à nouveau l'échine devant les financiers à l'occasion du dernier sommet de Bruxelles? Et pis, tant qu'on y est, lors de la mascarade du G20 les 3 et 4 novembre prochains?

Quoi de plus normal, également, que d'attaquer à nouveau les plus faibles avec deux nouvelles mesures scélérates, alors qu'on vient de donner un énième gros gros chèque à ces saloperies de banques?

Ainsi, la décision de geler la revalorisation des allocations familiales jusqu'en avril 2012 : ça ne mange pas de pain, et c'est un message fort en direction de toutes ces feignasses d'assistés. Allez bosser, au lieu de toucher des allocs à rien foutre!

Mais surtout surtout, faites gaffe hein : si vous bossez, ne tombez pas malades. Car dans ce cas, en cas d'arrêt maladie, ça n'est plus trois jours de carence mais quatre qui vous seront imposés. Alors c'est sûr, après la fiscalisation des indemnités journalières d'accident du travail début 2011, une ignominie de plus ou de moins, hein, qui le remarquera? (en gros = tu as un accident du travail, c'est de la faute de ton employeur, pas de toi, MAIS tu dois quand même désormais raquer des impôts dessus, même si la faute est avérée et imputée à ton employeur...car si l'accident est accordé par la sécu, c'est ce que ça veut dire.).

De toutes façons, le gâteau de la Sécurité Sociale est bien trop gros pour rester dans le giron de l'état. RGPP oblige, il va falloir commencer à refiler des morceaux de plus en plus épais de cette belle bête à nos amis les financiers, les assureurs, en gros tous ceux qui lorgnent dessus depuis fort longtemps. En même temps, ça sera un "signal fort" de plus en direction des ces chers "marchés" : la bestiole est vorace, elle en veut toujours plus. Soyez rassurés, ça n'est qu'une question de temps avant qu'on nous demande de nous coller à tous une balle dans la tête pour "apaiser, rassurer ces putains de marchés"!!

De toutes façons, le problème, c'est que "nous dépensons trop". C'est pas moi qui le dit, c'est cet incompétent de président qui l'a répété encore hier soir dans le poste.

Et pour une fois je suis entièrement d'accord avec lui : si on commençait par le poste des dépenses de l’Élysée, qui a carrément explosé depuis 2007? Entre un salaire présidentiel qui a plus que triplé, un Airbus présidentiel à 300 millions d'euro, avec baignoire, four à pizza intégré, et cafetière à 15000 euro, avion totalement inutile (car il y avait un autre coucou qui fonctionnait, et qui suffisait)? Et j'en passe...parce que ça, si on commençait à taper dedans,  ça nous ferait faire des économies, non?

Dépenses totalement injustifiées, mais chut : n'en parlons pas.

Tapons plutôt sur les plus faibles.

Sur les plus pauvres.

Sur les plus précaires.

C'est ça, le système Sarkozy : faible avec les forts, et fort avec les faibles.

Ça suffit: vraiment, vivement 2012.

vendredi 21 octobre 2011

RIP Kadhafi.

Marre de tout ça.

MARRE.

J'ai l'impression que l'histoire se répète.

Hier, je faisais un billet "RIP Ben Laden".

Je regarde encore ces images d'un dictateur qui vient de se faire assassiner sans autre forme de procès.

Certains s'en réjouissent; d'autres s'en attristent.

Comme je l'avais écrit pour Ben Laden, je le redis ici : Mouamar était un dictateur doublé d'un sanguinaire, mâtiné d'un tortionnaire. Bref, un beau pourri qui "a vécu et péri par l'épée." Soit.

Mais RIEN ne justifie qu'on se réjouisse de la mort arbitraire d'un homme, d'un lynchage sans procès équitable, même pour la pire des crapules.

La "droite" élyséenne n'a plus aucune leçon à donner là-dessus, elle vient de se ridiculiser une fois de plus. De montrer son vrai visage : celui de l'ignominie, en cautionnant tout cela pour grappiller quelques miettes du gâteau Libyen et de ses pétrodollars sur lesquels lorgnent Total et les grosses boîtes françaises. Tout ceci est à gerber : pourquoi ne va-t-on pas aider les Syriens qui sont en train de se faire exterminer? La réponse, tout le monde la connaît : eux, ils n'ont pas de pétrole, mon bon monsieur.

Surtout pas Sarkozy qui plastronne, qui se félicite de la mort de Mouammar Kadhafi, alors que c'est le même qui, en 2007, avait accueilli un certain Kadhafi Mouammar sur les marches de l'Elysée, sous les ors de la République, avec tous les honneurs....

La droite sarkozyste est-elle schizophrène?  Je pense que oui : à l'époque, nous les "gauchos" nous étions indignés de cette visite. Pour moi, elle apparaissait pour ce qu'elle était vraiment : illogique que le Pays des Droits de l'Homme cautionne cela, non? Seule une certaine Rama Yade s'en était publiquement énervée. Elle avait gagné le respect de pas mal de monde, y compris à "Gauche". Ca ne l'avait pas empêchée de se faire recadrer par ce gouvernement de la droite la plus abjecte qui soit. Oui, je le dis ici : être de droite n'est pas une tare.

Être sarkozyste, aujourd'hui, dénote par contre une grave dysfonction mentale.

Car on assiste maintenant aux "félicitations" du petit président pour le lâche assassinat de celui qu'il recevait en grande pompe, il n'y a pas si longtemps que cela. Celui auquel il a vendu des armes, des avions de combat, et allez savoir quoi d'autre... Ces mêmes armes se sont ainsi retrouvées dans les mains de combattants opposés à l'armée Française, jusqu'à hier encore...cherchez l'erreur?

Hier comme aujourd'hui, je le redis : les dictateurs sont des pourris. On ne devrait pas traiter avec eux. Mais ils ont aussi droit à un procès équitable. Sinon nous ne valons pas mieux qu'eux...

Vivement 2012.

jeudi 26 mai 2011

Logique et responsabilités

Je prends ici le temps de relayer ce petit texte paru sur le blog à ce cher Mike ; il s'agit de quoi?

De tout simplement prendre ses responsabilités; si l'on a une "sensibilité" de Gauche, qu'elle quelle soit, quoiqu'il en reste, de cette Gauche qui n'existe pas, peu ou plus depuis bien longtemps...

Si on peut se donner encore la peine d'y croire un tout petit peu : devons-nous fatalement voir approcher l'échéance présidentielle avec comme seule perspective, celle d'un second tour entre Sarkozy et Marine? Et donc, voir repasser celui qui a mis le pays dans cet état, depuis 2007, voire risquer le pire?...

On peut le penser, en être énervé, désabusé de la politique et de toutes ses turpitudes; on peut dire :"merde! j'en ai marre! Qu'ils aillent tous en enfer!"... on peut le dire, le crier sur tous les toits et à tous les comptoirs des cafés, mais on a le devoir d'agir. Même si c'est à notre humble et minuscule niveau : on a pas le choix. Je ne veux pas à nouveau d'un gouvernement Sarkozy pour 5 ans supplémentaires. Qui le voudrait? Vous ?

Je vous appelle tous, tous ceux qui lisent ce petit blog perdu dans l'océan du web, je sais qu'il n'y en a pas beaucoup, mais je trouve cet appel responsabilisant et empli de logique. Si il servait à ne relayer qu'une seule chaîne, ce serait déjà beaucoup...car les petits ruisseaux participent aussi à remplir les océans...

Prenez vos responsabilités, relayez ce truc : il en vaut la peine!

Merci à vous tous...



PS : Pour ma part, j'ai commencé à arroser les Députés de ma circonscription. Je ne manquerai pas de mettre leurs éventuelles réponses dans les commentaires...faîtes de même!
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Ci-dessous, "l'appel d'un électeur à tous ceux qui font de la politique à gauche"...



Le Kremlin-Bicêtre, mai 2011

Chers camarades,

Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter l’élection présidentielle de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.

Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d’un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité… et la fiabilité.

Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C’est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C’est un des rares domaines où sa compétence n’a pas encore été mise en doute.
Mais surtout, Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, nul besoin de sondages pour le craindre.

L’élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l’emporter, soit parce qu’il sera face à Marine Le Pen, scénario hélas le plus probable, soit parce qu’il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.

C’est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu’impose notre scrutin majoritaire à deux tours. On peut regretter qu’il en soit ainsi, qu’il ne nous soit plus permis de faire un « choix de coeur » au premier tour. Mais c’est comme ça.

Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c’est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.

Inutile d’attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe. Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l’un des leurs qui accède au second tour. Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s’embarrasserait-il d’une négociation avec ses amis politiques alors qu’il est pratiquement certain d’être élu ? Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d’un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.

Avez-vous le droit d’envisager cette défaite ? N’avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?

Chers camarades, il est temps d’atterrir. D’arrêter d’avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, « providentielles » ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d’en tirer les conséquences. Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?

Rappelez-vous : n’avaient-elles pas vocation, à l’origine, à sortir des logiques partisanes en s’adressant à tous ceux qui « partagent les valeurs de la gauche », qu’ils soient roses, verts ou rouges ? Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu’aujourd’hui.

Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d’appareils, on l’imagine. Certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l’unité. Mais l’enjeu est à la hauteur de l’effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l’unité et les concessions qu’elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.

D’ailleurs pensez-vous sérieusement qu’un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.

Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu’un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l’échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N’attendez pas.

Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !

Captainhaka : Le grumeau, Custin d’Astrée : 365 mots, Cycee : bahbycc, Dominique Darcy : dominiquedarcy, Eric Citoyen : Mon Mulhouse, Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar – Les nouvelles, Jean Renaud Roy : @jr_roy, Juan : SarkoFrance, Jules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers, Melclalex : A Perdre la raison, MrsClooney : La femme de George (s) , Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas : La rénovitude, Nicolas Cadène : Débat socialiste, Richard Trois : Richardtrois, Rimbus : Rimbus le Blog, Romain Pigenel : Variae, Ronald : Intox2007, Jacques Rosselin : @rosselin, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… , Stef : Une autre vie,  Sylvie Stefani : Trublyonne, Valérie de Saint-Do : Microcassandre, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan Carnet de notes de…, Zeyesnidzeno : La France a peur


Pour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez la vite aux responsables politiques de gauche que vous connaissez (députés, maires, sénateurs, responsables de parti, etc). N’hésitez pas à nous envoyer leur réponse. Vous pouvez pour commencer retrouver les mails de vos députés en cliquant ici Et faites tourner !

Pour signer c'est ICI

jeudi 23 décembre 2010

le Mâle Alpha

Ça y est, ça me reprend.

Après quelques mois d'abstinence forcée, après un chemin de croix que j'ai voulu le plus lourd et douloureux possible.

Après de longs mois d'efforts, à me la jouer coeur brisé, déçu et écoeuré, à jurer qu'on ne m'y reprendrait plus jamais.

miiignon minotaure
Des jours et des semaines à me noyer dans le travail. Pour oublier, fuir, ne pas se réveiller d'un cauchemar que j'élaborai à chaque fois plus précisément. Plus tortueusement, et sournoisement, comme le Roi Léonidas qui fit enfermer cette monstruosité au sein du Grand Labyrinthe : le minotaure symbole d'une passion inavouable, de noires mœurs assouvies dans le secret et la honte. Cacher que moi aussi, je m'étais planté, et en beauté qui plus est. Vite, construire un labyrinthe bien épais, assez grand, et tout y balancer...

Mon minotaure à moi? J'en ai honte rien que d'imaginer l'avouer, pendant de longs mois j'ai ruminé ces révélations qui je le sais un jour referaient inévitablement surface. Ce besoin de libération, je le retrouve cycliquement : déjà parlé dans d'autres billets. Quelle est cette pathologie qui me saisit à intervalles réguliers? Patience, encore un peu...

Beeelle..., c'est un mot qu'on dirait in-ven-té pour.. eeeeelllle
J'en ai donc bien bavé, et j'en ai été plus que satisfait : comme le stupido du Nom de la Rose, je me suis flagellé continuellement dans la cellule glaciale de mon esprit aveuglé. J'ai fait pénitence tous les jours, me suis mortifié, puni pour avoir échoué si près du but, encore une fois. Pour n'avoir pas réussi à la garder. Elle.

A chaque morceau de chair qui foutait le camp de mon dos dénudé, je hurlais, extatique : j'aurai tellement aimé que quelqu'un passe, et me plaigne encore et encore! Je n'avais RIEN COMPRIS.

Et oui, elle est partie. Elle m'a quitté brusquement, épuisée et fatiguée par des années de promesses non tenues, de renoncements successifs en petites lâchetés quotidiennes.

je m'appelle toff, c'est pas pour rien : j'ai plein d'épines et je pique
Tout avait pourtant bien commencé: la passion qui nous liait, au tout début, était purement aveuglante ; nous en oubliions jusqu'à nous-mêmes, persuadés que ceci durerait toujours. Je souhaite à n'importe qui de vivre ceci au moins une fois dans sa vie...

Aveugles au cheminement cahotique du monde, nous nous sommes aimés jusqu'à en devenir nous-mêmes bordéliques, faisant et défaisant ce qui nous entourait, dans un but et un seul : convaincre. Persuader les autres, tous les autres, que la voie que nous avions trouvée était la meilleure : que le bonheur pouvait être de ce monde. Malgré tous les dangers en travers de notre route, les coups bas et les coups du sort, nous avions tenu bon. Agrandissant chaque jour un peu plus cette cage dont nous ne voyions jamais les barreaux. Et pourtant...

Ceux-ci étaient sous notre nez. Au fur et à meusre, la surface de la cage se rétrécissait, et ses barreaux grossissaient. Qui de nous deux l'a vu en premier? J'ai peine à le reconnaître, mais je ne voulais pas voir."Rien de plus têtu qu'une bourrique qui veut pas avancer" disait grand-mère, et je veux bien la croire.
Et pourtant... les signaux se multipliaient, les lumières passèrent du vert, à l'orange puis au rouge foncé : rien n'y fit.

Et pourtant... j'avais juré que je ne m'y laisserai plus prendre : j'ai pas tenu longtemps...


édition (pour) limités : le charme, c'est MOI. T'as compris?
Elle est trop charmeuse.
Elle est trop tentante.
Sa lascivité m'attire, sa sensualité me fait tourner la tête.
Les émotions qu'elle suscite en moi ne peuvent que m'amener à rechuter, et bien plus profond encore...

Non!
Je ne serai plus jamais le mâle dominé : c'est fini, marre de ne pas avoir mon dû!

Moi aussi je peux être bien plus : un mâle Aplha, sûr de lui et de sa Maîtrise.
C'est moi le boss, et je vais vous le montrer.
Je suis quelqu'un que l'on mérite, pas un vulgaire paillasson! Et tant pis à celle qui ne le comprendra pas : j'irai chercher ailleurs.

Cette fois-ci, 2012 approche, c'est vraiment différent : vacciné, je suis. Interdit que je retombe dans le panneau.

Politique...tu ne m'auras plus.

Je ne militerai plus.
Je ne m'engagerai plus.
Je ne croirai plus les fausses promesses.

Connu comme le loup du même nom...
Je voterai blanc.

mercredi 22 septembre 2010

President Evil

Les jeux vidéo sont une autre de mes passions.
Une de celles à laquelle j'ai beaucoup sacrifié.

J'en vois déjà qui ricanent dans la salle :"Comment? à 35 ans? Nooon, ça n'est pas sérieux, vraiment? "

Je vous répondrai BAH VOUI.

Sans doute un reliquat de mon enfance, période bénie/maudite qui a  transmuté le vil métal en or,  forgé l'Être Exceptionnel  Votre Humble Serviteur, afin qu'il se présente, nu, devant vous, ici et maintenant.

Dans toute sa simplicité et son enfantitude -merci Ségolène!

Toujours est-il que j'aime vraiment -presque- tous les jeux vidéo, que j'apparente à une forme d'art.
Ils ont le mérite de me faire rêver, même (surtout) à trente-cinq balais. Alors pourquoi renier cet héritage, sous prétexte d'âge "adulte" ?

Je me souviens de mon vieil Amstrad à cassette, où chaque jeu, fébrilement déballé de son étui de cellophane par mes enfantines menottes, mettait 15 minutes à se "charger". De mon émerveillement devant l'écran à 27 couleurs de résolution... De ces mondes enchanteurs qui s'offraient à mon imagination, qui la façonnaient même : fées de 4 pixels de haut, dragons en deux couleurs, vaisseaux intersidéraux au look de boîte de conserve et bruits d'explosion ressemblant à la toux de grand-père, les lendemains de cuite...

L'Amstrad CPC 464 ? Un objet auquel j'aurai pu construire une cathédrale, du temps de mon enfance.
Et que je balancerais sans doute à la décharge, aujourd'hui. Sans même un regard en arrière.

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Mai 2007 : the Messie has come. The Messie is back. And you gonna suffer, bastards! ..caus' he wants REVENGE!

Mai 2007 en France : le calme plat
En ce joli mois de mai 2007, tout augurait d'une période plutôt calme dans le monde vidéoludique. UFO Extraterrestrial, troisième opus de la Mythique licence UFO, nous promettait des heures de stratégie/gestion au tour par tour, sorte de chasse à l'alien dans un monde sombre et futuriste. Final Fantasy III, en réédition pour la petite console DS de Nintendo, rajoutait un peu de beurre dans les épinards des mordus d'Heroic Fantasy et de Jeux de Rôle version console. Un "must-have" pour tous les amateurs de la série -et ils étaient nombreux.
Côté jeux d'action, à part un "Spiderman 3" tiré du film du même nom, pas grand chose à se mettre sous la dent. Ah si, j'oubliais le terrifiant God of War II, qui relevait un peu le niveau. Un Beat'em all (littéralement "tapez les tous") nerveux qui se déroule dans la Grèce Antique, ou le héros, un demi-dieu déchu, cherche vengeance...tout un programme.

Super Ségo a quant à elle fait un bide
Sur le front politique, idem. Mai 2007 a vu la réédition du fameux jeu ayant pour devise : Sécurité, Promesses, Changement. Et, tel le petit plombier hirsute de Nintendo dans "Super Mario", Super Nico débarqua...
 Sa mission? Sauver la Jolie Princesse France des mains du vilain méchant Wario Socialo et de son cortège d'afflictions, qui avaient plongé le Verdoyant Royaume de France dans les affres du chômage, de la fainéantise et de la décadence. Ce fut un des succès incontestables de 2007, avec plus de 53% de copies vendues rien qu'en France. Il plût également beaucoup à l'international, de nombreux pays songeant même à acquérir les droits d'adaptation :l'Italie avec Silvio Berlusconi, la Corée du Nord avec Kim Jong-Il entre autres.
 Seul l'accueil aux USA fut plus mitigé : le jeu connût un succès d'estime, mais, les américains possédant plusieurs années d'avance sur l'Europe (c'est bien connu), ils étaient en train de mettre sur pied, en secret, un genre totalement novateur. Le "Yes we can" -c'est son nom- promettait des heures de déculpabilisation au peuple américain, un espoir débridé et totalement irrationnel face à la plus Grande Crise que le monde occidental ait connu. Ce serait un des plus grands succès de 2008 outre-manche. Un véritable carton, dont on s'interroge encore, aujourd'hui, sur le succès malgré de nombreux défauts de conception : une jouabilité exemplaire au premier abord, mais qui se dégrade rapidement ensuite. Des promesses de " changement" sur la jaquette, une "aventure excitante" mais le goût de la nouveauté s'est transformé en un ennui ferme, qui va crescendo au fur et à mesure du déroulement de l'intrigue.

Mai 2008 : Les Américains on toujours un temps d'avance sur nous, souvenez vous...

On décèle une tendance à l'américanisation; on appelle ça "atlantisme". Ainsi le jeu Sarkozyste affiche-t-il des Rayban, un tee-shirt 'FBI' et une ridicule image de petit replet essayant désespérément de ramer, malgré ses bourrelets, tout en louvoyant entre ces salauds de paparazzi.

'tain vazy! nique-le c'bââtard
Ainsi la production vidéoludique accouche-t-elle, comme en calque, de l'inénarrable GTA IV en ce début d'année. On peut y incarner un gangster (ça alors?), un petit (ça alors!) truand serbe (j'ai pas dit hongrois) qui rêve de devenir grand (ça...alors!!). Troublant? Les chiffres de vente le sont tout autant : c'est un véritable carton, quoi qu'en dise une certaine Nadine M., véritable accro au jeu qui, telle cet évêque pédophile, le fustigea tout en y jouant en cachette, avec ses enfants...et devant les photographes siouplait (ça ne s'invente pas).

En parallèle, le petit caïd de l'Élysée fait du vent, en ce printemps 2008. Le chômage explose en plein vol, les Droits de l'Homme aussi. Félicitations aussi à celui qui reçoit, dans le même temps,  le Prix "Humanitarian Award 2008" décerné par Elie Wiesel pour "reconnaissance d'actions humanitaires" ! Elie Wiesel aurait-il bu un coup de trop à l'époque? Il le reconnaîtra, mais un peu plus tard hélas (la semaine dernière en fait)...
Le Nico Bellic de GTA IV s'en sort dix fois mieux que notre Nico à nous; il a, de plus , un avantage certain : le replay est possible. Pas grave si il commet un faux pas dans les marches de son ascension vers le pouvoir : la rejouabilité est infinie!


Mai 2009 : l'omniscience est au programme.

Souvenons-nous de ce pôv con pauvre professeur de philosophie qui avait crié "Sarkozy je te vois!" à des policiers. Bien mal lui en prît : il comparaitra pour "injures publiques" dans le mois. Tout comme ce "présumé terroriste de l'ultra-gauche", dont le seul tort est de vouloir vivre différemment..pas besoin de preuves pour écraser les mouches que sont les sujets de Sa Majesté. Le petit peuple est inconséquent et ingrat : ne devrait-il pas être reconnaissant au Conducator pour tous ses bienfaits? Ainsi la rigueur qui ne dit pas son nom, et qui avance en galopant....
Dans le même registre sort, début mai 2009, le jeu Demigod (ça veut dire demi-dieu, bande de dépravés).
On pourra y incarner un demi-dieu parmi 8 disponibles, avec chacun ses propres caractéristiques. Le but? Anéantir la citadelle de l'ennemi -le demi-dieu adverse- en écrasant ses loyaux sujets, qui par la foudre, qui par le feu, qui par la pestilence...Je me suis bien marré avec celui-là, seul regret : qu'il n'y ait pas de croc de boucher parmi les armes disponibles.

Des hordes de chômeurs et pis quoi encore?y savent plus quoi inventer!
On a aussi droit, un peu plus tard dans l'année (septembre 2009) au 5ème opus du très célèbre Resident Evil. Une des sagas les plus cultes du jeu vidéo, il s'agit du genre "Survival-horror" . En gros vous incarnez un rescapé d'un commando de marines qui se trouve aux prises, dans un décor d'outre-tombe (manoir, cimetière, égouts, labo d'expérimentation...) avec tout un tas de joyeusetés mutantes créées par une multinationale scélérate et secrete, et la fuite organisée dans la nature de leur terrible Virus T : hordes de roms zombies, chiens dégénérés, plantes monstrueuses...
Le jeu propose en outre des énigmes plus ou moins corsées, dont la résolution est obligatoire pour pouvoir poursuivre l'aventure. Soyons clairs : je n'ai pas du tout accroché au 5ème épisode... la raison? La même que celle qui me fait haïr la classe politique Française !
Gentil n'a qu'un oeil
On nous a  fait miroiter des temps qui ne sont plus, des promesses qu'on ne tient pas. On fait du neuf avec du vieux. Hélas la sauce ne prend plus : le jeu est à l'image de l'époque, un banal jeu d'action, avec certes des graphismes magnifiques, mais qui a perdu ce côté "réflexion" que les aficionados des premiers opus connaissent bien. Resident Evil premier du nom est si loin! Une façade qui en dit long sur la descente aux enfers d'une créativité en berne. Pareil qu'à l'UMPS!


Mai 2010 : ambition quand tu nous tiens..

and the winner is...
Félicitations aux Européens! En ce début de troisième année de mandat Sarkozentiel (put*in TROIS ans!!), la dette est devenue Européenne, en plus de s'accroître de 8% du PNB en moyenne. En gros nos arrière petits-petits-petits-enfants paieront encore ce que l'Euroland vient de signer.

Les banques disent merci à leurs "sauveurs" qui, il est vrai, n'ont pas tous travaillé de la même façon pour arriver à ce "résultat". Ainsi Choucou-les-talonnettes  aura-t-il préféré une énième escapade aux frais de la Présidence plutôt que de rentrer pour être présent, sur le front, quand l'Euro était en train de subir un véritable assaut en règle de la part des américains et de leurs alliés spéculateurs. Merci Angela d'avoir assuré l'intérim!
Le monarque continue à brasser de l'air en étant -ou faisant semblant d'être- sur tous les fronts , mais a aussi fait valoir ses ambitions pour 2012 : alors que la France est plongée en pleine récession, que la souffrance est partout et le réconfort nulle part, et que son bilan est plus que catastrophique, que de nouvelles mesures antisociales sont au programme, il songe à se représenter en 2012...

j'aime bien le pompier pyromane
Dans les Sim's 3 (décidément le chiffre trois est en vogue) sobrement intitulé "ambitions" justement, on nous donne la possibilité de diriger des Sim's, des humains virtuels quoi. On peut leur faire faire presque tout, et les observer du dessus, telles des fourmis dans un vivarium. Ce 3eme volet nous propose d'ajouter de nouvelles professions à la panoplie déjà étendue des Sim's : pompier, sculpteur, styliste...chasseur de fantômes. On doit constamment surveiller ses Sim's, sous peine d'en perdre le contrôle et de déclencher des catastrophes, ou des effets non désirés.
Tout de go : je n'aime pas ce genre de jeu. Pour moi, c'est limite intéressant dix minutes, mais je m'y ennuie ensuite ferme! Voir tous ces petits bonshommes s'agiter vainement, et essayer de contrôler tout ce petit monde qui veut n'en faire qu'à sa tête, non vraiment c'est trop dur! En plus ici, pas moyen de faire semblant : si vous vous manquez, vos Sim's sont plus que durs à récupérer, un vrai carnage! Une seule solution, en ce qui me concerne : démissionner, abandonner le jeu pour quelque chose de plus viril.

Bien : j'avoue avoir eu du mal à écrire cet article : pas évident de vous faire partager ma passion pour Nicolas Sarkozy le jeu vidéo. J'espère y avoir réussi, ne serait-ce qu'un peu.
A une certaine époque, je rêvais même d'en faire mon futur gagne-pain : scénariste de jeux vidéos, en voilà un métier! J'aurais pu suggérer aux studios en panne d'idées neuves de réelles innovations. Jugez plutôt, quelques idées que j'avais jeté en vrac sur mes cahiers d'écolier :

-France 2010 : un simulateur d'esclavage social sur le modèle des Sim's. On pourrait y contrôler des Sim's esclaves, acceptant toujours plus de régression sociale, dans l'espoir de meilleurs lendemains. Pendant que leurs maîtres (les Sim's dirigeants) se la coulent douce et se gavent toujours plus, en toute impunité, les petits Sim's "moyens" s'en prennent plein la gueule. Recul social, manipulation, népotisme, peur du terrorisme... utilisez tous les moyens disponibles pour arriver à vos fins!

-Ou alors Politicus :un simulateur de vie politique, dans lequel on pourrait incarner un homme politique dans son ascension vers le pouvoir. Ses mensonges, ses complots, puis sa réussite. Un petit président, par exemple, qui fait absolument tout ce qui lui plaît, qui comble ses amis et détruit ses ennemis, en même temps que la classe moyenne de son pays. Corruption, chantage, démagogie, coups tordus : permettez-vous ce qui vous plaît, du moment que vous ne vous faites pas attraper!

Je suis sûr que ce genre de jeux auraient eu un succès fou!

Mais ces salauds m'ont piqué toutes mes idées.

Une vocation qui s'éteint, une fois de plus...

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PS : Pour conclure faites-moi plaisir : essayez celui-là! match sarko vs sego  Record à battre : 57 coups de boule certifiés... jvou nik tous

jeudi 26 août 2010

L'astre du désastre

Avoir du talent ne suffit pas. Le pouvoir non plus.
Être adulé, c'est sympa, parfois. Mais...

Non, le vrai moteur de ma vie, ce qui me maintient, qui me fait me lever (très tôt) chaque matin, qui me permet de continuer dans un monde où la compassion se meurt, où chacun doit penser d'abord à soi sous peine de disparaître, mon vrai carburant, c'est la crainte.

Celle du sous-fifre qui, me voyant franchir la porte lambrissée du château (de MON château), frémit imperceptiblement et accélère.
Petit personnel?  Non : petit chef.
Cette lueur dans le regard du petit personnel chaque matinée, quand ils apprennent la nouvelle : je suis là.

Il est arrivé.

Alors je recharge mes batteries. Pas tout à fait réveillé, mauvaise nuit, fatigue et sommeil. Cauchemars. Cafard.
Lassitude? Non, juste un coup de calcaire, une baisse de tonus, rien que la remise dans le bain ne parvienne à effacer, une fois de plus.

Mon leitmotiv? vite.
Le mot magique, la litanie, ma liturgie? allez allez.

"Bonjour Monsieur le Pré"- je la coupe, ravi de la perche " Oui oui, 'jour-vite, Catherine, vous me faites parvenir ce rapport sur mon bureau. Allez, allez, ça ne doit pas traîner, ça traîne là, réveillez vous!"

La crainte dans ses yeux, dans sa démarche qui perceptiblement s'accélère-à chaque fois.
J'aime bien voir ça : ça me recharge aussi vite que ça l'épuise; une espèce de vase communicant? Un transfert d'énergie? Oui, mais pas que.
Un échange.Non, plutôt un Don. Et ici, on l'applique à l'échelle d'un pays tout entier.

Moi et Carla, du temps de notre jeunesse
Ici, tout est plus grand. De cette grandeur qui m'a toujours fait défaut. De ce défaut dont j'ai toujours souffert, en silence.Souffrance que je veux vous faire partager, et si d'aventure, vous n'en voulez pas, je vous la ferai payer. Non mais faut pas déconner non plus! Nanisme ne veut pas dire faiblesse...

Mais être silencieux ne veut pas dire être invisible.

 Dans mon cas, cette souffrance est même explosive : comme la supernova qui met le bordel le plus inimaginable dans tout un coin de la galaxie, lorsqu'elle se décide à exploser. Sans un bruit dans l'immensité de l'espace.
Ma politique? tout faire péter..on reconstruira bien après!

Question : une étoile en train de s'effondrer sur elle-même est-elle utile à l'univers? Quand le néant arrive, décide-t-elle de tout faire péter pour se venger de son sort? Du genre, "je vous ai tout donné, donc je reprends tout"?
En fait, on s'en tape : car s'en soucie-t-elle? En a-t-elle même conscience? Les dégâts sont ici et maintenant, plus tard c'est trop tard! On verra bien...

Autre question : Lorsqu'elle brille, qu'elle est au centre de son système solaire, jeune et au faîte de sa puissance, l'étoile est-elle heureuse?
Avoir tous les regards braqués sur soi. Être adulé comme jamais ni personne d'autre. Dispenser la Lumière au milieu des Ténèbres. Être à l'origine de tout, du moins dans ce coin de la galaxie : qui ne serait pas tenté? Qui garderait la tête froide?
Alors bien sûr, être le Soleil ne suffit pas : parfois, j'ai aussi mes sautes d'humeur, mes "éruptions" quoi. Tout le monde les craint, mais personne n'est parfait. Et puis ne vous inquiétez pas, je maîtrise.
Il me reste encore beaucoup de gaz dans l'ionosphère, je ne m'éteindrai pas de sitôt croyez-moi!

Cette lavette ne m'arrive pas à la cheville, question rapidité
C'est pourtant vrai que la baisse de régime est plus importante, parfois. Et les nouvelles vont vite, dans ce coin de l'univers. Mais je suis plus rapide qu'eux, j'ai un train d'avance.

Ils sont tous à l'affût. Ils savent que ça ne va plus, depuis un petit moment déjà. Ils me guettent au tournant, prêts à bondir! Mais ils ne m'auront pas si facilement : ils ont oublié ce que je peux faire.

Je n'ai pas dit mon dernier mot! Je continuerai à briller, dussè-je brûler plus vite que prévu, rien à fiche. Mes radiations vous font mal? Et alors? Qui a dit que tout ceci serait indolore?


Il faut souffrir pour être beau.
Vous allez tous en chier.