Ce petit billet pour féliciter notre nouveau papa : c'est beau de voir un président heureux.
Pour fêter ça, quoi de plus normal que de plier à nouveau l'échine devant les financiers à l'occasion du dernier sommet de Bruxelles? Et pis, tant qu'on y est, lors de la mascarade du G20 les 3 et 4 novembre prochains?
Quoi de plus normal, également, que d'attaquer à nouveau les plus faibles avec deux nouvelles mesures scélérates, alors qu'on vient de donner un énième gros gros chèque à ces saloperies de banques?
Ainsi, la décision de geler la revalorisation des allocations familiales jusqu'en avril 2012 : ça ne mange pas de pain, et c'est un message fort en direction de toutes ces feignasses d'assistés. Allez bosser, au lieu de toucher des allocs à rien foutre!
Mais surtout surtout, faites gaffe hein : si vous bossez, ne tombez pas malades. Car dans ce cas, en cas d'arrêt maladie, ça n'est plus trois jours de carence mais quatre qui vous seront imposés. Alors c'est sûr, après la fiscalisation des indemnités journalières d'accident du travail début 2011, une ignominie de plus ou de moins, hein, qui le remarquera? (en gros = tu as un accident du travail, c'est de la faute de ton employeur, pas de toi, MAIS tu dois quand même désormais raquer des impôts dessus, même si la faute est avérée et imputée à ton employeur...car si l'accident est accordé par la sécu, c'est ce que ça veut dire.).
De toutes façons, le gâteau de la Sécurité Sociale est bien trop gros pour rester dans le giron de l'état. RGPP oblige, il va falloir commencer à refiler des morceaux de plus en plus épais de cette belle bête à nos amis les financiers, les assureurs, en gros tous ceux qui lorgnent dessus depuis fort longtemps. En même temps, ça sera un "signal fort" de plus en direction des ces chers "marchés" : la bestiole est vorace, elle en veut toujours plus. Soyez rassurés, ça n'est qu'une question de temps avant qu'on nous demande de nous coller à tous une balle dans la tête pour "apaiser, rassurer ces putains de marchés"!!
De toutes façons, le problème, c'est que "nous dépensons trop". C'est pas moi qui le dit, c'est cet incompétent de président qui l'a répété encore hier soir dans le poste.
Et pour une fois je suis entièrement d'accord avec lui : si on commençait par le poste des dépenses de l’Élysée, qui a carrément explosé depuis 2007? Entre un salaire présidentiel qui a plus que triplé, un Airbus présidentiel à 300 millions d'euro, avec baignoire, four à pizza intégré, et cafetière à 15000 euro, avion totalement inutile (car il y avait un autre coucou qui fonctionnait, et qui suffisait)? Et j'en passe...parce que ça, si on commençait à taper dedans, ça nous ferait faire des économies, non?
Dépenses totalement injustifiées, mais chut : n'en parlons pas.
Tapons plutôt sur les plus faibles.
Sur les plus pauvres.
Sur les plus précaires.
C'est ça, le système Sarkozy : faible avec les forts, et fort avec les faibles.
Ça suffit: vraiment, vivement 2012.
vendredi 28 octobre 2011
vendredi 21 octobre 2011
RIP Kadhafi.
Marre de tout ça.
MARRE.
J'ai l'impression que l'histoire se répète.
Hier, je faisais un billet "RIP Ben Laden".
Je regarde encore ces images d'un dictateur qui vient de se faire assassiner sans autre forme de procès.
Certains s'en réjouissent; d'autres s'en attristent.
Comme je l'avais écrit pour Ben Laden, je le redis ici : Mouamar était un dictateur doublé d'un sanguinaire, mâtiné d'un tortionnaire. Bref, un beau pourri qui "a vécu et péri par l'épée." Soit.
Mais RIEN ne justifie qu'on se réjouisse de la mort arbitraire d'un homme, d'un lynchage sans procès équitable, même pour la pire des crapules.
La "droite" élyséenne n'a plus aucune leçon à donner là-dessus, elle vient de se ridiculiser une fois de plus. De montrer son vrai visage : celui de l'ignominie, en cautionnant tout cela pour grappiller quelques miettes du gâteau Libyen et de ses pétrodollars sur lesquels lorgnent Total et les grosses boîtes françaises. Tout ceci est à gerber : pourquoi ne va-t-on pas aider les Syriens qui sont en train de se faire exterminer? La réponse, tout le monde la connaît : eux, ils n'ont pas de pétrole, mon bon monsieur.
Surtout pas Sarkozy qui plastronne, qui se félicite de la mort de Mouammar Kadhafi, alors que c'est le même qui, en 2007, avait accueilli un certain Kadhafi Mouammar sur les marches de l'Elysée, sous les ors de la République, avec tous les honneurs....
La droite sarkozyste est-elle schizophrène? Je pense que oui : à l'époque, nous les "gauchos" nous étions indignés de cette visite. Pour moi, elle apparaissait pour ce qu'elle était vraiment : illogique que le Pays des Droits de l'Homme cautionne cela, non? Seule une certaine Rama Yade s'en était publiquement énervée. Elle avait gagné le respect de pas mal de monde, y compris à "Gauche". Ca ne l'avait pas empêchée de se faire recadrer par ce gouvernement de la droite la plus abjecte qui soit. Oui, je le dis ici : être de droite n'est pas une tare.
Être sarkozyste, aujourd'hui, dénote par contre une grave dysfonction mentale.
Car on assiste maintenant aux "félicitations" du petit président pour le lâche assassinat de celui qu'il recevait en grande pompe, il n'y a pas si longtemps que cela. Celui auquel il a vendu des armes, des avions de combat, et allez savoir quoi d'autre... Ces mêmes armes se sont ainsi retrouvées dans les mains de combattants opposés à l'armée Française, jusqu'à hier encore...cherchez l'erreur?
Hier comme aujourd'hui, je le redis : les dictateurs sont des pourris. On ne devrait pas traiter avec eux. Mais ils ont aussi droit à un procès équitable. Sinon nous ne valons pas mieux qu'eux...
Vivement 2012.
MARRE.
J'ai l'impression que l'histoire se répète.
Hier, je faisais un billet "RIP Ben Laden".
Je regarde encore ces images d'un dictateur qui vient de se faire assassiner sans autre forme de procès.
Certains s'en réjouissent; d'autres s'en attristent.
Comme je l'avais écrit pour Ben Laden, je le redis ici : Mouamar était un dictateur doublé d'un sanguinaire, mâtiné d'un tortionnaire. Bref, un beau pourri qui "a vécu et péri par l'épée." Soit.
Mais RIEN ne justifie qu'on se réjouisse de la mort arbitraire d'un homme, d'un lynchage sans procès équitable, même pour la pire des crapules.
La "droite" élyséenne n'a plus aucune leçon à donner là-dessus, elle vient de se ridiculiser une fois de plus. De montrer son vrai visage : celui de l'ignominie, en cautionnant tout cela pour grappiller quelques miettes du gâteau Libyen et de ses pétrodollars sur lesquels lorgnent Total et les grosses boîtes françaises. Tout ceci est à gerber : pourquoi ne va-t-on pas aider les Syriens qui sont en train de se faire exterminer? La réponse, tout le monde la connaît : eux, ils n'ont pas de pétrole, mon bon monsieur.
Surtout pas Sarkozy qui plastronne, qui se félicite de la mort de Mouammar Kadhafi, alors que c'est le même qui, en 2007, avait accueilli un certain Kadhafi Mouammar sur les marches de l'Elysée, sous les ors de la République, avec tous les honneurs....
La droite sarkozyste est-elle schizophrène? Je pense que oui : à l'époque, nous les "gauchos" nous étions indignés de cette visite. Pour moi, elle apparaissait pour ce qu'elle était vraiment : illogique que le Pays des Droits de l'Homme cautionne cela, non? Seule une certaine Rama Yade s'en était publiquement énervée. Elle avait gagné le respect de pas mal de monde, y compris à "Gauche". Ca ne l'avait pas empêchée de se faire recadrer par ce gouvernement de la droite la plus abjecte qui soit. Oui, je le dis ici : être de droite n'est pas une tare.
Être sarkozyste, aujourd'hui, dénote par contre une grave dysfonction mentale.
Car on assiste maintenant aux "félicitations" du petit président pour le lâche assassinat de celui qu'il recevait en grande pompe, il n'y a pas si longtemps que cela. Celui auquel il a vendu des armes, des avions de combat, et allez savoir quoi d'autre... Ces mêmes armes se sont ainsi retrouvées dans les mains de combattants opposés à l'armée Française, jusqu'à hier encore...cherchez l'erreur?
Hier comme aujourd'hui, je le redis : les dictateurs sont des pourris. On ne devrait pas traiter avec eux. Mais ils ont aussi droit à un procès équitable. Sinon nous ne valons pas mieux qu'eux...
Vivement 2012.
lundi 3 octobre 2011
vendredi 30 septembre 2011
...Éphémères...
Mode Plainte/victime [ON]
Blogue pas trop en ce moment...en fait, quand je regarde mon compteur de messages, il est aussi plein que mon compte en banque pour le mois de septembre... BON.
Mode victime/plainte [OFF]
Ça ne veut pas dire que je vais arrêter le "bloggage"..en fait je crois que je n'ai jamais vraiment commencé. Je suis, comme qui dirait, trop capricieux et si peu régulier pour rentrer dans les canons de ce milieu. On va dire que chaque blogueur l'est, forcément, mais moi un peu plus..façon de me targuer d'être différent alors que je rentre forcément dans l'un ou l'autre moule, non? Quoiqu'il en soit, en couchant mes pensées et délires par ici, à quoi m'attendais-je vraiment?
Pourtant, j'ai commencé par quatre fois un billet, ces dernières semaines : ça vient pas, ça veut pas, ça bloque, suis pas content de moi. C'est pénible quoi! Du coup je passe à autre chose : musique, ballades forcenées dans les montagnes, que sais-je méditation aux sommets...tout ce qui peut me faire oublier que parfois, j'aimerais que rien ne s'arrête, que tout continue vraiment....alors que je sais pertinemment, au fond de moi, que TOUT, absolument tout est impermanent. Rien n'est fait pour durer, ne serait-ce que la situation la plus merveilleuse, comme la plus merdique. Une seule chose est éternelle : l'énergie de la vie, l'étincelle divine, appelez ça comme vous voulez, mais ce qui nous anime et qui fait le job, le reste n'est que du vent.
Alors forcément, quand j'ai commencé à vraiment réaliser ça (en fait je l'ai vraiment réalisé le jour ou je l'ai vécu, une fois de plus, une fois de trop...), là une dernière fois je me suis dit : ça suffit je ne souffrirai plus, c'est fini!
Alors...je parle de moi, de ma petite personne, mais au fond cette réflexion s'applique à tout ce que nous vivons! Et actuellement, on peut dire qu'il y a matière à voir cette vacuité partout, à la constater, et finalement à l'accepter...on va, pour finir, affirmer que ça nous évitera non seulement de morfler un peu trop mais éventuellement, de rebondir. Et d'aller au-delà. Car qu'en est-il du reste?
La domination économique occidentale, le modèle capitalistico-libéral : en cours d'effondrement. Et ceux qui croient, qui nous serinent à longueur de médias que "les marchés ont besoin d'être rassurés", que "la croissance doit être forte", ne ressemblent-ils pas à ces musiciens sur le pont du Titanic?..Ils jouent de plus en plus fort, au fur et à mesure que les craquements se font de plus en plus entendre, sinistres et sans équivoque, et que l'eau leur touche les pieds, qu'elle grimpe jusqu'à leurs genoux et mouille leur queue-de-pie, ils persistent et jouent de plus en plus gai...ahaha. Tout ceci pour quoi, au final? Plouf!
Nos certitudes, notre petit confort, nos habitudes de nantis (comprenez = par rapport aux 4/5èmes restants de l'Humanité qui crèvent un petit peu la dalle en ce moment) liées à cette "économie", à ce "modèle" : elles suivront le même chemin. En fait, elles sont en train : nous constatons, chaque jour un peu plus, l'effacement des privilèges et autres acquis sociaux, le gommage de nos si chéries "Libertés" durement acquises grâce au sang de nos Anciens... Le grignotage du si gros fromage, par les petites dents pointues du satané bestiau de rat libéral. Sécurité sociale, Services Publics, Education, Démocratie et représentation populaire grâce aux élections... Liberté d'expression, de ton, de parole...pouvoir d'achat, pouvoir de consommer, pour qui, pour quoi faire? Également tout ceci suit aussi le même chemin : à la flotte, dans les bas-fonds! Faut-il s'en alarmer? Certes, oui, mais le constater c'est aussi admettre que tout n'est pas gravé dans le marbre, que l'Histoire suit des cycles, se répète inlassablement. Et que le changement fait partie de cet univers.
Moyen-age=>servitude=>Lumières=>Révolution=>Démocratie=>Crise=> Élections=>Émergence de totalitarismes=>Guerres=>30 Glorieuses=>Crise=>...
Si j'applique ce modèle aux sociétés humaines, je peux aussi l'appliquer plus loin : à la planète toute entière.
Extinction des espèces : il fut un temps ou des espèces dinosauresques parcoururent la surface de ce caillou; un beau jour, une petite météorite (oh, trois fois rien hein) qui passait par là décida de faire une pause-pipi dans la proche banlieue de l'écorce terrestre. Résultat : extinction totale de tous ces gros dinos qui se croyaient si 'achement balèzes que c'est nous les meilleurs, que on peut te courir après dans Jurassic Parc et te becqueter sans que tu le voies venir, et patati, et patata, et crac! On fait moins le malin, hein, avec une météorite sur la gueule? Hein?
Sans parler des crises écologico/climatologiques : combien de périodes glaciaires, de périodes de réchauffement où la vie a presque disparu, sans parler au tout début, genre quand la speakerine de la météo d'alors aurait pu le dire ainsi, si elle avait existé : "aujourd'hui lundi 10 Août -159 millions avant Jésus Christ, température au sol chaude et ensoleillée, climat agréable, minimales -350° la nuit, maximales 8200° à l'ombre au petit matin. Surtout n'oubliez pas vos lunettes.
On le voit, tout ceci est cyclique, jvous dis.
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Il est vrai que cette merveille tout droit sortie de la bouche de Laurence Parisot, amie bien connue des prolétaires et autres gagne-petit que nous sommes, à l'aune de ce que je viens de développer, sonne différemment. Alors là, avant que vous ne me traitiez tous de pourriture de libéral capitaliste vendu à l'ennemi, je voudrais juste dire, pour ma défense, Votre Honneur, que j'lai pas fait exprès! Qu'est ce que j'y peux moi, si la philosophie de Vie qui résonne en moi est reprise par une pouffiasse de patronne libérale Sarkozyste de droite? Hein? En fait si on regarde les mots, ceux-ci ont toujours un sens.
Précarité : ouh là, pas bon ça. Évocation immédiate de clochardisation, de pâtes alimentaires à tous les repas dès le 10 du mois, de galère systématique et d'angoisses au quotidien.
Remplacez ce mot par impermanence, vacuité, ou je sais pas moi, plus poétiquement par "éphémères"... Zavez vu que d'un coup ça passe vachement mieux?
Un amour éphémère, un travail éphémère, une situation éphémère, une vie, éphémères comme la goutte de rosée sur la toile d'araignée dans la campagne, au petit matin... Merde, que c'est beau : j'en chialerais presque. Le pire, c'est que c'est vrai : j'en chiale vraiment, je viens-presque- de donner raison à Laurence Parisot.
Comme quoi, même l'engagement le plus à Gauche qui soit peut aussi, inéluctablement, fatalement, irrésistiblement tendre vers l'éphémère...
Blogue pas trop en ce moment...en fait, quand je regarde mon compteur de messages, il est aussi plein que mon compte en banque pour le mois de septembre... BON.
Mode victime/plainte [OFF]
Ça ne veut pas dire que je vais arrêter le "bloggage"..en fait je crois que je n'ai jamais vraiment commencé. Je suis, comme qui dirait, trop capricieux et si peu régulier pour rentrer dans les canons de ce milieu. On va dire que chaque blogueur l'est, forcément, mais moi un peu plus..façon de me targuer d'être différent alors que je rentre forcément dans l'un ou l'autre moule, non? Quoiqu'il en soit, en couchant mes pensées et délires par ici, à quoi m'attendais-je vraiment?
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| Alors tout seul j'vous raconte pas.. |
Alors forcément, quand j'ai commencé à vraiment réaliser ça (en fait je l'ai vraiment réalisé le jour ou je l'ai vécu, une fois de plus, une fois de trop...), là une dernière fois je me suis dit : ça suffit je ne souffrirai plus, c'est fini!
Alors...je parle de moi, de ma petite personne, mais au fond cette réflexion s'applique à tout ce que nous vivons! Et actuellement, on peut dire qu'il y a matière à voir cette vacuité partout, à la constater, et finalement à l'accepter...on va, pour finir, affirmer que ça nous évitera non seulement de morfler un peu trop mais éventuellement, de rebondir. Et d'aller au-delà. Car qu'en est-il du reste?
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| Libéral d’extrême-gauche |
Nos certitudes, notre petit confort, nos habitudes de nantis (comprenez = par rapport aux 4/5èmes restants de l'Humanité qui crèvent un petit peu la dalle en ce moment) liées à cette "économie", à ce "modèle" : elles suivront le même chemin. En fait, elles sont en train : nous constatons, chaque jour un peu plus, l'effacement des privilèges et autres acquis sociaux, le gommage de nos si chéries "Libertés" durement acquises grâce au sang de nos Anciens... Le grignotage du si gros fromage, par les petites dents pointues du satané bestiau de rat libéral. Sécurité sociale, Services Publics, Education, Démocratie et représentation populaire grâce aux élections... Liberté d'expression, de ton, de parole...pouvoir d'achat, pouvoir de consommer, pour qui, pour quoi faire? Également tout ceci suit aussi le même chemin : à la flotte, dans les bas-fonds! Faut-il s'en alarmer? Certes, oui, mais le constater c'est aussi admettre que tout n'est pas gravé dans le marbre, que l'Histoire suit des cycles, se répète inlassablement. Et que le changement fait partie de cet univers.
Moyen-age=>servitude=>Lumières=>Révolution=>Démocratie=>Crise=> Élections=>Émergence de totalitarismes=>Guerres=>30 Glorieuses=>Crise=>...
Si j'applique ce modèle aux sociétés humaines, je peux aussi l'appliquer plus loin : à la planète toute entière.
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| de la compétition en milieu entrepreneurial... |
Sans parler des crises écologico/climatologiques : combien de périodes glaciaires, de périodes de réchauffement où la vie a presque disparu, sans parler au tout début, genre quand la speakerine de la météo d'alors aurait pu le dire ainsi, si elle avait existé : "aujourd'hui lundi 10 Août -159 millions avant Jésus Christ, température au sol chaude et ensoleillée, climat agréable, minimales -350° la nuit, maximales 8200° à l'ombre au petit matin. Surtout n'oubliez pas vos lunettes.
On le voit, tout ceci est cyclique, jvous dis.
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« La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? »
J'en vois qui froncent les sourcils....
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| Martine, la copine à Laurence, bien sûr |
Précarité : ouh là, pas bon ça. Évocation immédiate de clochardisation, de pâtes alimentaires à tous les repas dès le 10 du mois, de galère systématique et d'angoisses au quotidien.
Remplacez ce mot par impermanence, vacuité, ou je sais pas moi, plus poétiquement par "éphémères"... Zavez vu que d'un coup ça passe vachement mieux?
Un amour éphémère, un travail éphémère, une situation éphémère, une vie, éphémères comme la goutte de rosée sur la toile d'araignée dans la campagne, au petit matin... Merde, que c'est beau : j'en chialerais presque. Le pire, c'est que c'est vrai : j'en chiale vraiment, je viens-presque- de donner raison à Laurence Parisot.
Comme quoi, même l'engagement le plus à Gauche qui soit peut aussi, inéluctablement, fatalement, irrésistiblement tendre vers l'éphémère...
lundi 12 septembre 2011
Les 7 Plaies de l'Occident - Verset 4
Verset Quatre
Et le Grand Architecte de l'Univers s'essuya le front, qu'il avait fort grand, d'un geste plein de nonchalance...mais qui n'en dénotait pas moins une certaine nervosité.
Quatre journées qu'il trimait comme un dératé, tentant de nettoyer par tous les moyens possibles le souk interstellaire provoqué par sa dernière étourderie... Ça lui apprendrait à ne pas vider ses poches quand il en avait l'occasion : la menue monnaie qui trainait toujours au fond de celles-ci (et Lui Seul savait que la Bonne lui faisait la guerre sur le sujet! Ça abimait le céleste lave-linge merde!) avait lamentablement chuté partout sur la moquette, le tapis du salon, jusque dans les couloirs de Wall Street même! et avait fini par échouer répandue dans les "salles de marché", provoquant une Crise économique sans précédent sur Terre...
Admirez les dégâts maintenant! On se retrouvait avec un taux de chômage qui montait en flèche, des exportations en berne, les subprimes qui foutaient le camp en même temps que les investisseurs sur leur île paradisiaque, bien à l'abri des "troubles sociaux" à venir.. Sans parler des cours en bourse qui s'effondraient les uns après les autres, les "marchés" n'étaient encore une fois pas contents (oui mais là, y-z-étaient vraiment, vraiment pas contents du tout) et le faisaient savoir bruyamment : RI-GUEUR O-BLI-GA-TOIRE on vous dit, sinon gare à vos miches!
Mon Moi-même, mais mon Moi-même (essayez de faire dire Mon Dieu à lui-même hein? jvoudrais bien vous y voir), mais que faire? comment réparer? Vite, du concept, une occupation, un brainstorming cosmique que sais-je! Vint-huit dixièmes de nanosecondes plus tard, la solution germe dans Son Esprit Pur et Omniscient : si je leur donnais un objectif qui les tiendra en haleine, disons...jusqu'à la fin des temps, ou pas loin?
Et Il leur donna la croissance.
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Pandit avait marché 3 lunes durant.
Il avait atteint cette région où le soleil ne brillait plus; les arbres, le sol, les bâtiments, les Hommes, tout était noir ici. Un noir de suie, une poussière fine et continuellement produite par ces énormes cheminées qu'ils appelaient "usines", se déposait partout. En infimes quantités, invisibles directement à l’œil nu, par petites touches déposées ça et là, un genre de tableau fantasque peint par quelque divinité folle à lier se déployait sous les yeux du vieux sage.
Ce noir absorbait les couleurs, la lumière, la vie aussi. Il engloutissait tout sur son passage, gommait toute velléité de résistance, de vitalité, de joie. Il se mêlait alors au bruit assourdissant des machines, à l'odeur âcre des fumées, à l'atmosphère épouvantable qui régnait en ces lieux pour ne plus faire qu'un avec tout. Elle se reflétait partout, cette bouillie de mort, une fois digérée par les choses et les individus, elle transpirait sur les visages, dans les yeux et apparaissait au fond des cœurs. Le mouvement perpétuel de la foule des anonymes, pressés, fermés, insensibles, perdus dans leurs pensées, illustrait cet état de fait : les Gens, ici, courraient tout le temps. Mais vers quoi?
Pandit était bien incapable de répondre à cette question...
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Pandit, assis sur son banc de bois, regardait ce jeune mendiant faire les poubelles.
Un vieux journal, des sachets d'ordures éventrés, une manche de veste déchirée, le gars envoyait voltiger tout ce qui passait à sa portée; il picorait parfois de-ci, de-là quelque indéfinissable rebut (bout de ficelle? Trognon de pomme? un récepteur radio cassé?) et le plaçait dans le chariot à son coté après en avoir évalué, reniflé, observé l'utilité potentielle. Le gars était dans un sale état et malgré sa jeunesse, on sentait un abandon total des convenances les plus élémentaires. Il y avait bien longtemps qu'il ne pensait plus à grand chose à part survivre. Bien longtemps que sa raison l'avait quitté, un soir de juillet au fond d'une impasse sordide
Cet étrange manège faisait sourire Pandit : tout au bout de la rue il y avait la devanture d'un hôtel de luxe. Le portier voiturier était magnifique dans sa livrée noire impeccable, ses boutons de manchette dorés brillant comme de petits soleils à la douce lumière du matin. Il rajusta sa casquette de velours tandis qu'il s'avançait vers la voiture qui venait d'arriver. D'une main assurée par des années de pratique, il ouvrit la poignée de la Bentley tandis que de l'autre il déployait une ombrelle pour protéger l'arrivant d'on ne sait quoi... Du soleil, de la poussière? La dame qui sortit de la voiture n'en avait visiblement rien à fiche : d'immenses lunettes aux verres fumés la protégeaient du regard des autres, tandis que son chapeau à large bords s'occupait du soleil.
Élégamment vêtue, la mine rosée par le soleil, les thalassothérapies et la meilleure alimentation bio qui soit, elle en imposait à son entourage. Elle s'engouffra dans l'hôtel d'un pas pressé, sans un regard en arrière pour le groom qui se démenait avec ses bagages, le voiturier qui attrapait les clés de sa Bentley lancées au vol par son chauffeur, et le reste du monde.
Le jeune clochard avait attaqué le container suivant, sans même un regard en arrière pour les passants qui changeaient de trottoir avec une expression de dégoût et de peur -oui, de peur- mal dissimulées.
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Ces deux-là -et tous les autres ici, en fait- étaient les deux faces de la même pièce, songea Pandit. En les observant avec ses vrais yeux, il pouvait en effet aisément discerner ce qui animait ces deux pauvres hères : la course à la croissance, le besoin d'amasser, de posséder, de compter... Car oui, les deux étaient de pauvres victimes de la "croissance".
Certes, celui qui dormait dans les ordures était, d'un point de vue pratique, certainement moins à l'aise et plus à plaindre que sa voisine qui se prélassait dans des draps de soie, un verre de champagne à la main et les pieds en éventail... Mais mais mais il ressortait tout de même que les maux qui affligeaient ces deux personnages, cette ville, et les sociétés dites "industrialisées" (c'est à dire la planète entière à de rares exceptions près) étaient similaires : la nécessité de participer au manège de la "croissance économique", que l'on en soit un des acteurs majeurs par ses revenus très élevés ou, au contraire, qu'on en soit complètement à la remorque, par besoin de survie.
La course perpétuelle, résultat de la propension quasi génétique qu'avaient les hommes de tout horizon de conquérir, posséder, dominer, amasser, accumuler, s'accaparer, jalouser, envier...
Pandit se remémora le temps de sa jeunesse en tant qu'humain "normal", sur les rives du Gange : il n'avait effectivement pas connu l'opulence, mais il avait bien participé au manège, lui aussi, avant de trouver la Voie, et de s'y engager corps et âme. Lui aussi, il avait cherché à rentrer dans ce moule parce que tout le monde faisait pareil, et de toutes façons à quoi bon chercher ailleurs? Le bonheur n'était-il pas là-dedans, dans le fait de mener sa vie tranquillement, entouré de ce que l'on avait pu acquérir, et des siens, en travaillant "honnêtement", en "bon père de famille" ou en "bonne épouse", voire "en bon citoyen"? Pourquoi s'ennuyer avec ces détails, pourquoi toujours critiquer et vouloir plus?
Pandit avait rapidement répondu à cette question : cette façon de vivre aurait pu éventuellement fonctionner, si la planète qui hébergeait les Humains était six fois plus grosse. Si elle pouvait supporter ce mode de vie qui consistait à tout polluer, à tout s'accaparer, à tout vouloir maîtriser au motif que la "croissance" était nécessairement, infinie par essence...mais qu'elle prenait place dans un monde avec des frontières, limité et fragile! Cherchez l'erreur?
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Ce qui faisait sourire Pandit se reproduisait à chaque fois ; ces Hommes étaient vraiment rigolos, ils vivaient en perpétuelle contradiction et feignaient de ne pas s'en rendre compte, jugez plutôt : quand la gêne intérieure qu'ils ressentaient était trop forte, par rapport à un sujet d'actualité dit "préoccupant", ils inventaient de nouveaux concepts, de nouvelles expressions censés venir à bout des "problèmes".
On avait ainsi clairement remarqué que cette croissance générait de sérieux problèmes, intrinsèquement liés à sa nature : expansion infinie égalait pollution infinie? Vite, un petit coup de "développement durable", et hop, le tout était joué! Le fait que ces deux termes soient clairement opposés semblait véritablement ne préoccuper que très peu de monde, cela anesthésiait plutôt le cerveau de la majorité des gens, Pandit en était convaincu, la preuve en était que tout le monde se mettait à cette nouvelle "mode" en estimant que c'était non seulement possible, mais aussi forcément indispensable...
Un autre exemple? Le commerce, au sens que donnaient les Hommes à ce mot, n'était-il pas forcément une relation de pouvoir, avec un déséquilibre entre les parties? Que ce déséquilibre soit trop prononcé, et il en devenait forcément gênant pour la psyché malade de pas mal de citoyens. Alors vite, vite, un autre concept : "Commerce équitable". Un peu de vert dans le logo (toujours, c'est plus vendeur), une bonne dose d'inconscience justificatrice -le but étant toujours le même, in fine, déculpabiliser le consommateur occidental aisé qui s'est rendu compte qu'il profitait de produits fabriqués à bas prix par des travailleurs exploités- et de "communication" (une autre de ces plaies évoquées par Pandit dans une précédente réflexion hihi) et le tour était joué.
Le pire, et Pandit le savait fort bien, c'est que tout ceci ne pouvait pas s'arrêter : la conclusion inévitable de tout cela, c'était le coup de gomme nécessaire qui était en train de s'opérer en ce moment sous leurs yeux. Une bonne "Crise" à base de désespoir, de peur, de rapacité non partagée (comprenez : certains en avaient toujours plus que d'autres et ne lâcheraient jamais rien, sauf contraints et forcés..et encore) et le terrain était bien préparé pour la suite.
La suite? Pandit le voyait de son banc-même : les gens avaient peur les uns des autres, ils devenaient anxieux, intolérants et extrémistes. Sur les murs, fleurissaient les affiches d'un candidat à l'élection qui "grimpait" vertigineusement dans les sondages...il promettait de "remettre en marche par tous les moyens" le moteur cassé de la machine infernale...
Pandit l'avait aperçu, quelques semaines plus tôt, dans la ville voisine : les gens l'adulaient. Il était propre sur lui, bien sous tous rapports, et dénonçait d'une voix indignée les boucs émissaires, les responsables de tous ces maux modernes qu'étaient le chômage, la croissance "en berne", la "Crise". A chaque meeting, il faisait un triomphe. Il promettait le retour de l'ordre, de la fermeté face aux "ennemis étrangers". Il promettait de l'emploi à ceux qui en étaient privés, à cause selon lui de "responsables" clairement identifiés. Il satisfaisait ainsi la rancœur du clochard comme celle de la milliardaire...
Il gagnerait ces élections bientôt, assurément. Et les choses alors changeraient : Pandit le savait, à la minute où il avait vu cet homme-là, il avait su.
Derrière son sourire, derrière ses beaux discours, son âme était noire comme la suie de cette ville.
Et le Grand Architecte de l'Univers s'essuya le front, qu'il avait fort grand, d'un geste plein de nonchalance...mais qui n'en dénotait pas moins une certaine nervosité.
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| /Mode "Pâtes à tous les repas" [ON] |
Admirez les dégâts maintenant! On se retrouvait avec un taux de chômage qui montait en flèche, des exportations en berne, les subprimes qui foutaient le camp en même temps que les investisseurs sur leur île paradisiaque, bien à l'abri des "troubles sociaux" à venir.. Sans parler des cours en bourse qui s'effondraient les uns après les autres, les "marchés" n'étaient encore une fois pas contents (oui mais là, y-z-étaient vraiment, vraiment pas contents du tout) et le faisaient savoir bruyamment : RI-GUEUR O-BLI-GA-TOIRE on vous dit, sinon gare à vos miches!
Mon Moi-même, mais mon Moi-même (essayez de faire dire Mon Dieu à lui-même hein? jvoudrais bien vous y voir), mais que faire? comment réparer? Vite, du concept, une occupation, un brainstorming cosmique que sais-je! Vint-huit dixièmes de nanosecondes plus tard, la solution germe dans Son Esprit Pur et Omniscient : si je leur donnais un objectif qui les tiendra en haleine, disons...jusqu'à la fin des temps, ou pas loin?
Et Il leur donna la croissance.
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Pandit avait marché 3 lunes durant.
Il avait atteint cette région où le soleil ne brillait plus; les arbres, le sol, les bâtiments, les Hommes, tout était noir ici. Un noir de suie, une poussière fine et continuellement produite par ces énormes cheminées qu'ils appelaient "usines", se déposait partout. En infimes quantités, invisibles directement à l’œil nu, par petites touches déposées ça et là, un genre de tableau fantasque peint par quelque divinité folle à lier se déployait sous les yeux du vieux sage.
Ce noir absorbait les couleurs, la lumière, la vie aussi. Il engloutissait tout sur son passage, gommait toute velléité de résistance, de vitalité, de joie. Il se mêlait alors au bruit assourdissant des machines, à l'odeur âcre des fumées, à l'atmosphère épouvantable qui régnait en ces lieux pour ne plus faire qu'un avec tout. Elle se reflétait partout, cette bouillie de mort, une fois digérée par les choses et les individus, elle transpirait sur les visages, dans les yeux et apparaissait au fond des cœurs. Le mouvement perpétuel de la foule des anonymes, pressés, fermés, insensibles, perdus dans leurs pensées, illustrait cet état de fait : les Gens, ici, courraient tout le temps. Mais vers quoi?
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| credits Eric Fiol © tous droits etc etc. |
Pandit était bien incapable de répondre à cette question...
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Pandit, assis sur son banc de bois, regardait ce jeune mendiant faire les poubelles.
Un vieux journal, des sachets d'ordures éventrés, une manche de veste déchirée, le gars envoyait voltiger tout ce qui passait à sa portée; il picorait parfois de-ci, de-là quelque indéfinissable rebut (bout de ficelle? Trognon de pomme? un récepteur radio cassé?) et le plaçait dans le chariot à son coté après en avoir évalué, reniflé, observé l'utilité potentielle. Le gars était dans un sale état et malgré sa jeunesse, on sentait un abandon total des convenances les plus élémentaires. Il y avait bien longtemps qu'il ne pensait plus à grand chose à part survivre. Bien longtemps que sa raison l'avait quitté, un soir de juillet au fond d'une impasse sordide
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| une ptite piécette pour manger siouplait |
Élégamment vêtue, la mine rosée par le soleil, les thalassothérapies et la meilleure alimentation bio qui soit, elle en imposait à son entourage. Elle s'engouffra dans l'hôtel d'un pas pressé, sans un regard en arrière pour le groom qui se démenait avec ses bagages, le voiturier qui attrapait les clés de sa Bentley lancées au vol par son chauffeur, et le reste du monde.
Le jeune clochard avait attaqué le container suivant, sans même un regard en arrière pour les passants qui changeaient de trottoir avec une expression de dégoût et de peur -oui, de peur- mal dissimulées.
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| la Grande Comédie |
Certes, celui qui dormait dans les ordures était, d'un point de vue pratique, certainement moins à l'aise et plus à plaindre que sa voisine qui se prélassait dans des draps de soie, un verre de champagne à la main et les pieds en éventail... Mais mais mais il ressortait tout de même que les maux qui affligeaient ces deux personnages, cette ville, et les sociétés dites "industrialisées" (c'est à dire la planète entière à de rares exceptions près) étaient similaires : la nécessité de participer au manège de la "croissance économique", que l'on en soit un des acteurs majeurs par ses revenus très élevés ou, au contraire, qu'on en soit complètement à la remorque, par besoin de survie.
La course perpétuelle, résultat de la propension quasi génétique qu'avaient les hommes de tout horizon de conquérir, posséder, dominer, amasser, accumuler, s'accaparer, jalouser, envier...
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| je suis au fond à droite |
Pandit avait rapidement répondu à cette question : cette façon de vivre aurait pu éventuellement fonctionner, si la planète qui hébergeait les Humains était six fois plus grosse. Si elle pouvait supporter ce mode de vie qui consistait à tout polluer, à tout s'accaparer, à tout vouloir maîtriser au motif que la "croissance" était nécessairement, infinie par essence...mais qu'elle prenait place dans un monde avec des frontières, limité et fragile! Cherchez l'erreur?
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Ce qui faisait sourire Pandit se reproduisait à chaque fois ; ces Hommes étaient vraiment rigolos, ils vivaient en perpétuelle contradiction et feignaient de ne pas s'en rendre compte, jugez plutôt : quand la gêne intérieure qu'ils ressentaient était trop forte, par rapport à un sujet d'actualité dit "préoccupant", ils inventaient de nouveaux concepts, de nouvelles expressions censés venir à bout des "problèmes".
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| les racailles sont d'accord : c'est juste une histoire de réputation |
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| j'en propose une autre : "pollution verte" |
Le pire, et Pandit le savait fort bien, c'est que tout ceci ne pouvait pas s'arrêter : la conclusion inévitable de tout cela, c'était le coup de gomme nécessaire qui était en train de s'opérer en ce moment sous leurs yeux. Une bonne "Crise" à base de désespoir, de peur, de rapacité non partagée (comprenez : certains en avaient toujours plus que d'autres et ne lâcheraient jamais rien, sauf contraints et forcés..et encore) et le terrain était bien préparé pour la suite.
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| République jetable |
Pandit l'avait aperçu, quelques semaines plus tôt, dans la ville voisine : les gens l'adulaient. Il était propre sur lui, bien sous tous rapports, et dénonçait d'une voix indignée les boucs émissaires, les responsables de tous ces maux modernes qu'étaient le chômage, la croissance "en berne", la "Crise". A chaque meeting, il faisait un triomphe. Il promettait le retour de l'ordre, de la fermeté face aux "ennemis étrangers". Il promettait de l'emploi à ceux qui en étaient privés, à cause selon lui de "responsables" clairement identifiés. Il satisfaisait ainsi la rancœur du clochard comme celle de la milliardaire...
Il gagnerait ces élections bientôt, assurément. Et les choses alors changeraient : Pandit le savait, à la minute où il avait vu cet homme-là, il avait su.
Derrière son sourire, derrière ses beaux discours, son âme était noire comme la suie de cette ville.
lundi 15 août 2011
Fichage(s) de gueule(s) : la suite...
Selon Le Point : "Les quatre nuits d'émeutes en Grande-Bretagne ont choqué le monde. Les gangs seraient à l'origine de ces troubles, dixit le Premier ministre britannique. Aux yeux de David Cameron, ils sont les seuls responsables des récents actes de violence, de pillage et de vandalisme qui ont coûté la vie à cinq personnes. Tandis que les arrestations se multiplient, la lutte contre ces gangs constitue désormais la "priorité nationale" de Londres. Place à la "tolérance zéro" inspirée du modèle américain de lutte antigang mis en place à Boston, à Los Angeles et à New York."
La suite de ce torchon : ici pour ceux que ça intéresse (attention à ne pas dégueuler en lisant les commentaires en-dessous).
Ben alors? Je rentre d'une semaine de beuveries collectives et de fiestas impromptues, sans télé ni radio ni rien pour me maintenir informé de l'actualité (ohh si, juste un bête iphone pour rester con-nec-té 3 fois rien quoi) pour me retrouver avec une crise en plein développement (genre on ne voyait rien venir), plus des émeutes au pays de sa très Gracieuse, mais néanmoins déclinante, Majesté (genre : on n'avait rien vu venir non plus)?
Mais on peut pas vous laisser tous seuls 5 minutes hein? Vous en profitez pour mettre le bordel? Sortir du bac à sable? Comment que je vais faire pour rabibocher tout ça?
Vite une ptite analyse à froid..
Super article d'enfumage mainstream collectif qui résume bien la situation sous un seul angle, sans apporter la moindre argumentation et/ou piste de réflexion (pensez, faire réfléchir les moutons gens? Malheureux!); hélaaaas il y a LA phrase de fin qui fout en l'air tout le reste de l'article, comme ces petits sauvageons qui ont foutu en l'air les vitrines londoniennes : "Reste à savoir quand et comment le gouvernement mettra en place de telles mesures, dans un contexte de coupes budgétaires drastiques touchant la police et les services sociaux."
.... je me marre! aurait dit Coluche..
C'est bien le problème : ces émeutes n'arrivent pas par hasard. Ce qu'on a donné aux banques, les fameuses "garanties" qu'on balance à la bête vorace et perpétuellement affamée dénommée pudiquement "marchés" (et que j'appellerai juste "rapaces") il a bien fallu le retirer des poches de certains : allocations supprimées, frais d'inscription aux universités triplés, +1 million de chômeurs en l'espace d'un an en Grande-Bretagne... (oui vous avez bien lu).
Et il faut continuer à donner : la bestiole a toujours faim, elle en veut toujours plus...
Voilà où nous en sommes : encore une fois, ne pas faire le lien entre ces émeutes et la Crise financière généralisée que nous subissons tous est tout simplement inacceptable et, à mon sens, dénote un aveuglement coupable.
Les émeutes sont elles condamnables? Certainement, nous sommes d'accord que la violence ne résoudra jamais rien...surtout la violence contre les individus et les biens des personnes... bien que concernant certaines institutions l'on puisse en discuter, quand on voit la violence policière et financière à l’œuvre contre les peuples en ce moment on est en droit de se poser des questions sur le COMMENT SE FAIRE ENTENDRE?...
Pour en revenir à la Grande-Bretagne et à sa nouvelle politique? Son nouveau gadget de "tolérance zéro", je citerai juste un exemple qui fera taire n'importe quel contradicteur : Nicolas Sarkozy et son "Karcher". Nous avons vu les résultats.Tout ceci n'est pas nouveau, si ce sont les seuls remèdes proposés alors là je dis bravo et banco : on ira encore plus vite dans le mur! Et en accélérant, vu les résultats passés ayons confiance dans l'avenir!
Sans parler des USA et de leurs prisons surpeuplées...le tout répressif et sécuritaire NE PEUT SUFFIRE SEUL. Il doit s'accompagner de mesures de redistribution, mais aussi de perspectives d'avenir, de propositions pour un projet de société commun : tout ceci ne serait que JUSTICE Sociale.
J'ai bien dit "s'accompagner", ce qui veut dire que je n'exclus pas la punition... L'erreur de la Droite? Des libéraux? De ce Cameron comme des autres "dirigeants" (y compris la Gauche qui n'a de Gauche que le surnom...) et qui m'apparaissent tous de plus en plus incompétents, corrompus, lâches, inféodés à l'argent, à la finance, hypocrites, aveugles, sourds, muets et/ou impuissants [rayer la(les) mention(s) inutile(s)]? De juste supprimer le volet social, pour construire plus de prisons, poser plus de barbelés, mettre plus de caméras..et dans le même temps supprimer des postes de flics, de fonctionnaires, des Services Publics, les budgets sociaux..détruire le corps social, pour ne finalement finir par n'offrir plus aucune autre alternative,pour les andouilles nées dans ces quartiers "populaires", que celle d'aller pointer au Pôle Emploi du coin, de bosser au Mac Do pour des prunes ou plutôt d'aller dealer pour gagner 50 fois plus en 50 000 fois moins d'efforts... POURQUOI ne feraient-ils pas pareil que ce qu'ils voient à la TV, que ce qu'ils constatent dans tous les médias depuis des décennies : des banquiers, des traders, des BANKSTERS qui s'en mettent plein les poches en foutant des millions de gens sur le carreau, et sans être inquiétés?
Le modèle est là, sous leurs yeux!
Et après ils iront s'étonner que les gangs recrutent, que la jeunesse part à la dérive, et que ça pète de partout!
Pour les emplois, pour la formation, pour les perspectives d'avenir, on verra plus tard : pas grave si les jeunes n'ont aucun horizon, ceux qui ne s'en sortiront pas en faisant du rap, en devenant star de foot ou de basket ehh bien...ils iront en taule!
TOUT CECI EST PITOYABLE DE MÉDIOCRITÉ.
Du coup, il a l'air de ne pas comprendre le malheureux Cameron, pitoyable1er ministre libéral (qui a dû, vous vous rendez compte, interrompre ses vacances en Toscane! Sacrilèège! à cause de tous ces pouilleux!), il tombe des nues que sa "politique" passe mal?
Il est bien le seul : moi, ça ne m'étonne pas. Et vous savez quoi? Je vais vous dire un petit secret : ça n'est que le début....
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PS : le festival en question était super, et les bretons ne le sont pas moins. Ça, je m'en doutais un peu (suivez mon regard) mais je tenais à le préciser; j'ai passé une semaine inoubliable!
La suite de ce torchon : ici pour ceux que ça intéresse (attention à ne pas dégueuler en lisant les commentaires en-dessous).
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| n'ai fait que danser. Fest noz. Promis. Juré. Craché. |
Mais on peut pas vous laisser tous seuls 5 minutes hein? Vous en profitez pour mettre le bordel? Sortir du bac à sable? Comment que je vais faire pour rabibocher tout ça?
Vite une ptite analyse à froid..
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| les émeutes auraient démarré après un énième foutage de g****e |
.... je me marre! aurait dit Coluche..
C'est bien le problème : ces émeutes n'arrivent pas par hasard. Ce qu'on a donné aux banques, les fameuses "garanties" qu'on balance à la bête vorace et perpétuellement affamée dénommée pudiquement "marchés" (et que j'appellerai juste "rapaces") il a bien fallu le retirer des poches de certains : allocations supprimées, frais d'inscription aux universités triplés, +1 million de chômeurs en l'espace d'un an en Grande-Bretagne... (oui vous avez bien lu).
Et il faut continuer à donner : la bestiole a toujours faim, elle en veut toujours plus...
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| 15 ans et pas une ride... |
Les émeutes sont elles condamnables? Certainement, nous sommes d'accord que la violence ne résoudra jamais rien...surtout la violence contre les individus et les biens des personnes... bien que concernant certaines institutions l'on puisse en discuter, quand on voit la violence policière et financière à l’œuvre contre les peuples en ce moment on est en droit de se poser des questions sur le COMMENT SE FAIRE ENTENDRE?...
Pour en revenir à la Grande-Bretagne et à sa nouvelle politique? Son nouveau gadget de "tolérance zéro", je citerai juste un exemple qui fera taire n'importe quel contradicteur : Nicolas Sarkozy et son "Karcher". Nous avons vu les résultats.Tout ceci n'est pas nouveau, si ce sont les seuls remèdes proposés alors là je dis bravo et banco : on ira encore plus vite dans le mur! Et en accélérant, vu les résultats passés ayons confiance dans l'avenir!
Sans parler des USA et de leurs prisons surpeuplées...le tout répressif et sécuritaire NE PEUT SUFFIRE SEUL. Il doit s'accompagner de mesures de redistribution, mais aussi de perspectives d'avenir, de propositions pour un projet de société commun : tout ceci ne serait que JUSTICE Sociale.
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| par pitié aidez-moi à choisir!! |
Le modèle est là, sous leurs yeux!
Et après ils iront s'étonner que les gangs recrutent, que la jeunesse part à la dérive, et que ça pète de partout!
Pour les emplois, pour la formation, pour les perspectives d'avenir, on verra plus tard : pas grave si les jeunes n'ont aucun horizon, ceux qui ne s'en sortiront pas en faisant du rap, en devenant star de foot ou de basket ehh bien...ils iront en taule!
TOUT CECI EST PITOYABLE DE MÉDIOCRITÉ.
Du coup, il a l'air de ne pas comprendre le malheureux Cameron, pitoyable1er ministre libéral (qui a dû, vous vous rendez compte, interrompre ses vacances en Toscane! Sacrilèège! à cause de tous ces pouilleux!), il tombe des nues que sa "politique" passe mal?
Il est bien le seul : moi, ça ne m'étonne pas. Et vous savez quoi? Je vais vous dire un petit secret : ça n'est que le début....
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PS : le festival en question était super, et les bretons ne le sont pas moins. Ça, je m'en doutais un peu (suivez mon regard) mais je tenais à le préciser; j'ai passé une semaine inoubliable!
lundi 8 août 2011
Fichage de gueule(s)
"Thierry Mariani veut un fichage intégral des allocataires sociaux."...
"Xavier Bertrand lui emboîte le pas et est complètement d'accord"..."il trouve cela normal".
Je me demande, à la lecture des actualités de ce dimanche (entre deux barbecues, j'avoue tout), quel est le ministre, dans ce gouvernement fantoche, qui joue le plus à nous prendre pour des billes...
Est-ce ce pseudo "ministre du travail", Xavier Bertrand, qui, après avoir affiché son incompétence crasse dans divers ministères et maroquins de tout poil (Santé, présidence de l'UMP, présidence de l'association des enfumeurs politiques, que sais-je), tente de nous faire croire qu'il s'est enfin mis au travail en plein été?
Ou bien, le "Ministre des Transports" ce cher Thierry Mariani, chantre de la "droite décomplexée", un énième Hortefeu en pire, adepte de la phrase douteuse, de la polémique merdique, bref, qui joue bien le chienchien à son pôpa Sarko, qui a dû lui susurrer à l'oreille, entre deux week-ends et trois séances de préparation à l'élection-accouchement, qu'il était temps d'essayer de détourner l'attention de la Crise et de tout le bordel ambiant, (y compris l'échec cuisant de ce gouvernement en matière économique, sociale, et aussi morale) en trouvant de nouveaux boucs émissaires?
Car ne nous leurrons pas : les fichiers des allocataires sociaux existent déjà. Travaillant dans le milieu, je les connais tous très bien : chaque organisme en a déjà un, (CAF, Assedic, CPAM...) , je ne peux vous en donner les noms car sous couvert du secret professionnel (ehhh vouais! et en ces temps de Crise...pas envie de perdre mon boulot! ). Mais je peux quand même en parler...
Et ce que je peux par contre vous dire d'intéressant, c'est que certains de ces fichiers sont croisés avec d'autres : celui des impôts avec celui de la CAF, par exemple. Pratique, pour débusquer les fraudeurs...et on a pas attendu les moulinets de ces chers ministres pour mettre en place ces contrôles. Sans parler des autorités (police, gendarmerie..) qui viennent régulièrement, sous couvert de commission rogatoire signée par un juge, piocher des infos dans lesdits fichiers...et ce depuis des années. Je l'ai vu et ce à plusieurs reprises.
DONC ces ministres nous prennent, allez disons-le, pour des andouilles : comment argumenter le fait qu'il s'agit, avant tout, de débusquer les fraudeurs, alors que cela se fait déjà depuis des années?
Encore un os à ronger jeté aux médias : ça en devient pitoyable, à l'approche des élections, de les voir se débattre dans des postures ridicules et archaïques pour tenter de détourner l'attention des vrais problèmes.
Car les vrais problèmes ce sont : le chômage qui explose dans ce pays, ainsi que la précarité, ainsi que les faillites d'entreprises, et l'économie qui entre en récession, ainsi que les extrémismes qui montent....
Les vrais problèmes, ce sont ces ministres, ces députés, ces sénateurs qui font la sourde oreille et mènent grand train aux frais des contribuables que nous sommes, pendant que la classe moyenne, les jeunes et les moins jeunes en prennent plein la figure, sans arrêt. 25% de chômage chez les jeunes... 5 millions de chômeurs...15 millions de précaires, 8 millions de mal-logés dans ce beau pays...ça ce sont les vrais problèmes.
Les vrais problèmes, ce sont ce président incompétent qui gesticule, avec son gouvernement...qui brasse du vent et se paye le luxe de faire un gamin à l'approche des élections...coïncidence? Elle me fait froid dans le dos, cette "coïncidence". Ce président des riches qui refuse d'augmenter les minima sociaux, le Smic, sous couvert que "les caisses sont vides" et qui dans le même temps s'augmente de 170%, et qui se paye une flotte d'avions de ligne avec fours à pizza intégrés et cafetière à 25 000 euro, tout ça pour faire plus "classe" aux sommets du G20 et compagnie.... Coût total ? 276 millions d'euro pour le renouvellement de la flotte présidentielle. Total et..injustifié! Totalement injustifié!
Les vrais problèmes sont là...
Pas les quelques 5 à 10 pour cent de fraudeurs aux allocations estimés. Pas les petites gens qui vont encore galérer, à bouffer des nouilles quinze fois par mois, à ramer sans arrêt pour boucler les fins de mois..Pas les gens que ces chers Mariani, et consorts, vont encore désigner du doigt...
Avant de partir en vacances, luxe (totalement injustifié, me dirait mon banquier) que je me permets encore, je ne saurai trop vous conseiller, chers lecteurs, de ne pas vous laisser enfumer par ces "problèmes" qui n'en sont pas.Surtout, surtout à l'approche du deuxième pic de la crise systémique, pic qui risque de tout emporter.. Et qui est situé, selon les vrais experts, pas ceux qui passent sur TF1 ou France 2, non les vrais, ceux qui ne mentent pas (voir dans la blogroll sur le côté, mais au cas où je les recite : Paul Jorion, le Geab, Loic Abadie...cherchez sur Google et lisez!), pour très très bientôt. Dès cet automne.. peut être avant. Car le Dollar va chuter, et avec lui l'économie mondiale, et les temps vont être très durs.
Et le crime, c'est d'essayer d'endormir les gens, surtout quand on est au courant de ce qui se passe; au lieu de les préparer à ce qui va se passer, mentir et détourner l'attention, voilà ce qui restera dans les livres d'histoire des attitudes de ces piètres gouvernants. Une faillite, et des incapables.
Il y a un an, c'étaient les Roms... maintenant ce sont les "fraudeurs".
Demain, à qui le tour?
"Xavier Bertrand lui emboîte le pas et est complètement d'accord"..."il trouve cela normal".
Je me demande, à la lecture des actualités de ce dimanche (entre deux barbecues, j'avoue tout), quel est le ministre, dans ce gouvernement fantoche, qui joue le plus à nous prendre pour des billes...
Est-ce ce pseudo "ministre du travail", Xavier Bertrand, qui, après avoir affiché son incompétence crasse dans divers ministères et maroquins de tout poil (Santé, présidence de l'UMP, présidence de l'association des enfumeurs politiques, que sais-je), tente de nous faire croire qu'il s'est enfin mis au travail en plein été?
Ou bien, le "Ministre des Transports" ce cher Thierry Mariani, chantre de la "droite décomplexée", un énième Hortefeu en pire, adepte de la phrase douteuse, de la polémique merdique, bref, qui joue bien le chienchien à son pôpa Sarko, qui a dû lui susurrer à l'oreille, entre deux week-ends et trois séances de préparation à l'élection-accouchement, qu'il était temps d'essayer de détourner l'attention de la Crise et de tout le bordel ambiant, (y compris l'échec cuisant de ce gouvernement en matière économique, sociale, et aussi morale) en trouvant de nouveaux boucs émissaires?
Car ne nous leurrons pas : les fichiers des allocataires sociaux existent déjà. Travaillant dans le milieu, je les connais tous très bien : chaque organisme en a déjà un, (CAF, Assedic, CPAM...) , je ne peux vous en donner les noms car sous couvert du secret professionnel (ehhh vouais! et en ces temps de Crise...pas envie de perdre mon boulot! ). Mais je peux quand même en parler...
Et ce que je peux par contre vous dire d'intéressant, c'est que certains de ces fichiers sont croisés avec d'autres : celui des impôts avec celui de la CAF, par exemple. Pratique, pour débusquer les fraudeurs...et on a pas attendu les moulinets de ces chers ministres pour mettre en place ces contrôles. Sans parler des autorités (police, gendarmerie..) qui viennent régulièrement, sous couvert de commission rogatoire signée par un juge, piocher des infos dans lesdits fichiers...et ce depuis des années. Je l'ai vu et ce à plusieurs reprises.
DONC ces ministres nous prennent, allez disons-le, pour des andouilles : comment argumenter le fait qu'il s'agit, avant tout, de débusquer les fraudeurs, alors que cela se fait déjà depuis des années?
Encore un os à ronger jeté aux médias : ça en devient pitoyable, à l'approche des élections, de les voir se débattre dans des postures ridicules et archaïques pour tenter de détourner l'attention des vrais problèmes.
Car les vrais problèmes ce sont : le chômage qui explose dans ce pays, ainsi que la précarité, ainsi que les faillites d'entreprises, et l'économie qui entre en récession, ainsi que les extrémismes qui montent....
Les vrais problèmes, ce sont ces ministres, ces députés, ces sénateurs qui font la sourde oreille et mènent grand train aux frais des contribuables que nous sommes, pendant que la classe moyenne, les jeunes et les moins jeunes en prennent plein la figure, sans arrêt. 25% de chômage chez les jeunes... 5 millions de chômeurs...15 millions de précaires, 8 millions de mal-logés dans ce beau pays...ça ce sont les vrais problèmes.
Les vrais problèmes, ce sont ce président incompétent qui gesticule, avec son gouvernement...qui brasse du vent et se paye le luxe de faire un gamin à l'approche des élections...coïncidence? Elle me fait froid dans le dos, cette "coïncidence". Ce président des riches qui refuse d'augmenter les minima sociaux, le Smic, sous couvert que "les caisses sont vides" et qui dans le même temps s'augmente de 170%, et qui se paye une flotte d'avions de ligne avec fours à pizza intégrés et cafetière à 25 000 euro, tout ça pour faire plus "classe" aux sommets du G20 et compagnie.... Coût total ? 276 millions d'euro pour le renouvellement de la flotte présidentielle. Total et..injustifié! Totalement injustifié!
Les vrais problèmes sont là...
Pas les quelques 5 à 10 pour cent de fraudeurs aux allocations estimés. Pas les petites gens qui vont encore galérer, à bouffer des nouilles quinze fois par mois, à ramer sans arrêt pour boucler les fins de mois..Pas les gens que ces chers Mariani, et consorts, vont encore désigner du doigt...
Avant de partir en vacances, luxe (totalement injustifié, me dirait mon banquier) que je me permets encore, je ne saurai trop vous conseiller, chers lecteurs, de ne pas vous laisser enfumer par ces "problèmes" qui n'en sont pas.Surtout, surtout à l'approche du deuxième pic de la crise systémique, pic qui risque de tout emporter.. Et qui est situé, selon les vrais experts, pas ceux qui passent sur TF1 ou France 2, non les vrais, ceux qui ne mentent pas (voir dans la blogroll sur le côté, mais au cas où je les recite : Paul Jorion, le Geab, Loic Abadie...cherchez sur Google et lisez!), pour très très bientôt. Dès cet automne.. peut être avant. Car le Dollar va chuter, et avec lui l'économie mondiale, et les temps vont être très durs.
Et le crime, c'est d'essayer d'endormir les gens, surtout quand on est au courant de ce qui se passe; au lieu de les préparer à ce qui va se passer, mentir et détourner l'attention, voilà ce qui restera dans les livres d'histoire des attitudes de ces piètres gouvernants. Une faillite, et des incapables.
Il y a un an, c'étaient les Roms... maintenant ce sont les "fraudeurs".
Demain, à qui le tour?
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| allez..une ptite note d'optimisme et d'Humain! Bonnes vacances à tous! |
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