«ces vieilles lunes socialistes qui vous certes ont conduits à prendre le pouvoir en 1997 par effraction»
Encore une merveille signée M Baroin, "ministre de l'économie" (LOL, vu l'état dans lequel elles est, l'économie, il aurait mieux fait de se taire celui-là..) à l'Assemblée aujourd'hui même. Ce qui a valu, fait rarissime, une levée de séance immédiate pour cause de "bronca" des députés socialistes. Et honnêtement, je trouve qu'ils ont été gentils.
En tout cas les propos scandaleux de ce ministre, accusant ainsi littéralement les socialistes arrivés au pouvoir en 1997, par la faute et l'incompétence du président de droite (un certain Chirac Jacques mentor de ...devinez qui? Baroin François à l'époque!) d' "effraction" (donc d'être des voleurs) , sont à mettre en relation avec ce qu'a fait le nouveau président de "la droite décomplexée" depuis 2007. N'a-t-il pas bafoué le vote des français, ce cher Nicolas Sarkozy, en ratifiant le scélérat Traité de Lisbonne, version allégée du Traité Constitutionnel Européen qui avait été refusé par une majorité de français en 2005? .
Indirectement aussi, il nous insulte nous, Français ayant voté socialiste : nous sommes des merdeux qui ne savons pas pour qui voter, puisque nous votons pour des voleurs.
55% des idiots que nous sommes donc (puisque c'est Môssieur Barouin qui le dit) avaient voté non au référendum sur le Traité Constitutionnel de l'Europe en 2005 (une autre gifle pour un certain...Jacques Chirac, mentor de ..Baroin François à l'époque, oui, vous l'aurez deviné).
Résultat : le scélérat Sarkozy l'a fait passer en douce en 2007, par voie parlementaire, ce traité qui avait été refusé par la voix du peuple.
Imaginons un instant si les 53% avec lesquels Monsieur Sarkozy s'est fait élire en 2007 avaient ainsi été qualifiés par la Gauche, je vous dit pas ce qu'on aurait entendu?!
Ce petit rappel historique pour dire ce que j'en pense : les scélérats, ceux qui prennent le pouvoir par effraction, ça n'est pas nous. Ça n'est pas le peuple, ni les socialistes Monsieur Baroin. C'est la Droite, votre droite, aidée en cela par l'esprit retors de Monsieur Sarkozy de Nagy-Bosca. C'est VOUS qui vous êtes torché votre joli fondement avec les bulletins de vote de vos concitoyens, une fois de plus. La messe est dite.
Que cela soit dit, compris et assimilé.
Avant la grosse raclée que vous allez vous manger en 2012.
mardi 8 novembre 2011
samedi 5 novembre 2011
Plan de rigueur
Et c'est reparti pour un tour ! "Il n'est pas utile de s'en prendre aux agences de notation, aux banquiers, aux spéculateurs ou à je ne sais quel bouc émissaire(..)Il n'y a pas d'autre recette pour réduire l'endettement que de réduire la dépense."..
Et de promettre le budget le plus austère, le plus rigoureux depuis l'après-guerre.
Ca s'est passé aujourd'hui : félicitations, Monsieur Fillon, vous venez, avec cette phrase, de dévoiler votre vraie nature (pour ceux qui en douteraient encore).
La vraie nature de votre idéologie : toujours taper sur les mêmes, non pas ceux qui sont responsables de cette crise (=les banques, les agences de notation et les spéculateurs) mais sur les autres, la majorité, le peuple qui lui bosse, se lève le matin, va réellement travailler, ne joue pas avec la bourse pour se remplir les poches...et provoquer une crise majeure ensuite.
Vous venez de révéler ce que votre gouvernement est, un ramassis d'incompétents (ça on l'avait déjà constaté) mais aussi de néolibéraux convaincus, qui n'ont qu'une seule idéologie : pressurer toujours plus les mêmes, et favoriser toujours plus les vôtres.
Seulement vous oubliez une chose : à ce petit jeu, le peuple est plus nombreux. Alors certes, il est extrêmement apathique aujourd'hui, je vous l'accorde. Ce qui donne sans doute des ailes à tous les énergumènes de votre espèce. Et vous auriez tort de vous priver : ça ne sont pas quelques "indignés" qui font pacifiquement le sit-in devant la bourse qui vont vous inquiéter, non? On le constate d'ailleurs partout : c'est le même mouvement quasi généralisé, en occident, de faire des "plans de rigueur" pour socialiser les pertes. Les pertes de votre camp.
Mais les choses changent; le vent tourne. Un jour viendra, si vous continuez comme ça, où la soif de Justice des peuples n'en pourra plus d'être constamment bridée, bafouée, foulée aux pieds. Car nous supposons tous, quand vous parlez de "rigueur", que vous ne pensez pas à vous, à vos ministères, à vos amis? Vous pensez à nous, ceux d'en bas : TVA qui va augmenter, Services Publics qu'on est en train de briser, tous les budgets de la Solidarité envers les plus pauvres gelés, voire supprimés...etc.
PAS UN MOT sur le train de vie gargantuesque de vous et de l’État en question. Vos déplacements en week-end aux frais de la République (27.000 euro le trajet, encore, ce week-end). Pendant qu'une femme accouche dans la rue à Paris et que son nourrisson crève comme une merde sur le trottoir. Et les exemples sont plus que légion. Ça me met en colère, je l'avoue.
La crise a bon dos : PAS UN MOT sur le dérapage des comptes de l’État, des dépenses somptuaires de votre chef : en l'espace de 4 ans, +500 milliards de dette. Et ça n'est absolument pas le fait de l'incurie du peuple. C'est VOTRE incurie qui est à l'origine de ces dérapages.
PAS UN MOT sur VOS avantages : retraites de parlementaires à taux plein et à vie dès la fin des 5 ans du premier mandat, salaires mirobolants, cumul des mandats dans des proportions indécentes, appartements de fonction, voyages de toutes sortes, avantages en nature multiples et à vie (chauffeur, garde du corps, etc.)... Alors que des gens n'arrivent même plus à se soigner, font l'impasse sur une paire de lunettes, des soins dentaires, où bouffent des pâtes tous les jours du mois, dans ce beau pays riche et à l'aise qu'est la France du 21ème siècle.
Honte à vous et à vos semblables.
Le pire? C'est que vous oserez briguer une nouvelle fois les suffrages des Français en 2012...on croit rêver!! J'espère que celles et ceux qui ont voté pour vous en 2007 ouvriront enfin les yeux, qu'ils réaliseront qui vous êtes. Même si, hélas, je crains qu'il ne soit trop tard.
Dans le même temps où vous ponctionnez les plus riches de ce pays de 200 millions d'euro (somme que votre amie Liliane Bettencourt aurait pu payer toute seule...sans même le remarquer!!), vous vampirisez 8 milliards de l'autre côté, du côté de ceux qui souffrent. Qui rament, qui galèrent. Qui n'ont presque plus que les yeux pour pleurer. Et vous annoncez une nouvelle fois de nouvelles ponctions, toujours dans la même direction, pour calmer ces sacro-saints "marchés" que l'on ne connait pas, que l'on ne voit pas, qui ne font rien pour nous à part nous enfoncer toujours plus. Bravo!! BRAVO pour le "Bien Public" que vous êtes censé servir et honorer en faisant partie de ce gouvernement. En prenant la charge de Ministre. En dirigeant ce pays.
Vous n'honorez qu'une chose : les exploiteurs, les profiteurs, ces putains de "marchés" qui sont en train de nous imposer leur dictature.
Privatiser les profits, nationaliser les dettes : on voit où vous allez depuis quelques temps maintenant. Désormais, vous avancez à visage découvert. Vous venez de citer vos amis de toujours : banquiers, spéculateurs, agences de notation. Surtout, ne pas les froisser. Votre aveuglement est si pathétique que vous ne vous rendez même plus compte de l'état dans lequel votre stratégie a plongé ce pays. Et l'on constate la même chose sur toute la planète, sur toutes les économies avancées : USA, GB, Grèce, Italie, Espagne, Allemagne....
Partout, votre bien-aimée Droite Néolibérale, vos bien-aimées idées de "libre-échange", d'économie de marché, de croissance infinie, vos idées de merde ont triomphé. Et ont mis les gens en pièces.
Si votre "rigueur" ne s'accompagne pas de mesures de Justice Sociale, elle est vouée non seulement à l'échec, mais vous vous exposez à un cuisant retour de bâton. Si vous ne tapez toujours que du même côté, je vous le répète : vous risquez de provoquer une retour de flamme. Alors certes, la réaction tarde un peu. Elle se fait attendre. Mais continuez comme ça, vous avez tout bon.
Avec les efforts que vous déployez, elle viendra.
Inéluctablement.
Et de promettre le budget le plus austère, le plus rigoureux depuis l'après-guerre.
Ca s'est passé aujourd'hui : félicitations, Monsieur Fillon, vous venez, avec cette phrase, de dévoiler votre vraie nature (pour ceux qui en douteraient encore).
La vraie nature de votre idéologie : toujours taper sur les mêmes, non pas ceux qui sont responsables de cette crise (=les banques, les agences de notation et les spéculateurs) mais sur les autres, la majorité, le peuple qui lui bosse, se lève le matin, va réellement travailler, ne joue pas avec la bourse pour se remplir les poches...et provoquer une crise majeure ensuite.
Vous venez de révéler ce que votre gouvernement est, un ramassis d'incompétents (ça on l'avait déjà constaté) mais aussi de néolibéraux convaincus, qui n'ont qu'une seule idéologie : pressurer toujours plus les mêmes, et favoriser toujours plus les vôtres.
Seulement vous oubliez une chose : à ce petit jeu, le peuple est plus nombreux. Alors certes, il est extrêmement apathique aujourd'hui, je vous l'accorde. Ce qui donne sans doute des ailes à tous les énergumènes de votre espèce. Et vous auriez tort de vous priver : ça ne sont pas quelques "indignés" qui font pacifiquement le sit-in devant la bourse qui vont vous inquiéter, non? On le constate d'ailleurs partout : c'est le même mouvement quasi généralisé, en occident, de faire des "plans de rigueur" pour socialiser les pertes. Les pertes de votre camp.
Mais les choses changent; le vent tourne. Un jour viendra, si vous continuez comme ça, où la soif de Justice des peuples n'en pourra plus d'être constamment bridée, bafouée, foulée aux pieds. Car nous supposons tous, quand vous parlez de "rigueur", que vous ne pensez pas à vous, à vos ministères, à vos amis? Vous pensez à nous, ceux d'en bas : TVA qui va augmenter, Services Publics qu'on est en train de briser, tous les budgets de la Solidarité envers les plus pauvres gelés, voire supprimés...etc.
PAS UN MOT sur le train de vie gargantuesque de vous et de l’État en question. Vos déplacements en week-end aux frais de la République (27.000 euro le trajet, encore, ce week-end). Pendant qu'une femme accouche dans la rue à Paris et que son nourrisson crève comme une merde sur le trottoir. Et les exemples sont plus que légion. Ça me met en colère, je l'avoue.
La crise a bon dos : PAS UN MOT sur le dérapage des comptes de l’État, des dépenses somptuaires de votre chef : en l'espace de 4 ans, +500 milliards de dette. Et ça n'est absolument pas le fait de l'incurie du peuple. C'est VOTRE incurie qui est à l'origine de ces dérapages.
PAS UN MOT sur VOS avantages : retraites de parlementaires à taux plein et à vie dès la fin des 5 ans du premier mandat, salaires mirobolants, cumul des mandats dans des proportions indécentes, appartements de fonction, voyages de toutes sortes, avantages en nature multiples et à vie (chauffeur, garde du corps, etc.)... Alors que des gens n'arrivent même plus à se soigner, font l'impasse sur une paire de lunettes, des soins dentaires, où bouffent des pâtes tous les jours du mois, dans ce beau pays riche et à l'aise qu'est la France du 21ème siècle.
Honte à vous et à vos semblables.
Le pire? C'est que vous oserez briguer une nouvelle fois les suffrages des Français en 2012...on croit rêver!! J'espère que celles et ceux qui ont voté pour vous en 2007 ouvriront enfin les yeux, qu'ils réaliseront qui vous êtes. Même si, hélas, je crains qu'il ne soit trop tard.
Dans le même temps où vous ponctionnez les plus riches de ce pays de 200 millions d'euro (somme que votre amie Liliane Bettencourt aurait pu payer toute seule...sans même le remarquer!!), vous vampirisez 8 milliards de l'autre côté, du côté de ceux qui souffrent. Qui rament, qui galèrent. Qui n'ont presque plus que les yeux pour pleurer. Et vous annoncez une nouvelle fois de nouvelles ponctions, toujours dans la même direction, pour calmer ces sacro-saints "marchés" que l'on ne connait pas, que l'on ne voit pas, qui ne font rien pour nous à part nous enfoncer toujours plus. Bravo!! BRAVO pour le "Bien Public" que vous êtes censé servir et honorer en faisant partie de ce gouvernement. En prenant la charge de Ministre. En dirigeant ce pays.
Vous n'honorez qu'une chose : les exploiteurs, les profiteurs, ces putains de "marchés" qui sont en train de nous imposer leur dictature.
Privatiser les profits, nationaliser les dettes : on voit où vous allez depuis quelques temps maintenant. Désormais, vous avancez à visage découvert. Vous venez de citer vos amis de toujours : banquiers, spéculateurs, agences de notation. Surtout, ne pas les froisser. Votre aveuglement est si pathétique que vous ne vous rendez même plus compte de l'état dans lequel votre stratégie a plongé ce pays. Et l'on constate la même chose sur toute la planète, sur toutes les économies avancées : USA, GB, Grèce, Italie, Espagne, Allemagne....
Partout, votre bien-aimée Droite Néolibérale, vos bien-aimées idées de "libre-échange", d'économie de marché, de croissance infinie, vos idées de merde ont triomphé. Et ont mis les gens en pièces.
Si votre "rigueur" ne s'accompagne pas de mesures de Justice Sociale, elle est vouée non seulement à l'échec, mais vous vous exposez à un cuisant retour de bâton. Si vous ne tapez toujours que du même côté, je vous le répète : vous risquez de provoquer une retour de flamme. Alors certes, la réaction tarde un peu. Elle se fait attendre. Mais continuez comme ça, vous avez tout bon.
Avec les efforts que vous déployez, elle viendra.
Inéluctablement.
mardi 1 novembre 2011
Dragon qui crache, Dragon qui couve
C'est dimanche. Il est un peu irrité : il attend ses amis qui sont "en retard", comme d'habitude, pour une balade au pied de "la" montagne.
Du coup il part devant, en éclaireur : elle s'étend, au delà du barrage, dans son écrin de verdure autrefois ravagé par les flammes. Immémoriale, multi-millénaire. Majestueuse.
Les dernières estimations situent sa formation à 230 millions d'années...un vulgaire plissement de terrain en des temps où rien n'existait à part quelques larves dans l'océan. Tout ce temps, une paille, qui lui fait remettre immédiatement en perspective sa misérable condition d'homme. L'énervement s'efface alors : à quoi bon? Autant en profiter...un peu, en attendant.
Il fait quelques pas et tombe, à l'orée de la forêt, au détour d'un bosquet, sur un petit sentier. Puis une pierre plate, qui forme comme une sorte d'avancée, face au barrage, et à la falaise. L'invitant à se poser. A méditer. Il se dit qu'elle a attendu ici quelques millions d'années, cette pierre, alors il peut bien poser son derrière quelques minutes dessus, non?
Il s'assied sur la pierre, les genoux croisés.
Il fait beau, cette journée de mi-octobre est juste magnifique : le soleil de onze heures est doux, aussi doux que l'odeur du romarin et du thym qui poussent par là, et embaument légèrement l'air de ce début d'automne. Sur sa peau, une légère brise, si délicate qu'on la dirait posée exprès là pour rafraîchir juste ce qu'il faut sa peau, trop peu habituée au contact direct de ce soleil déclinant de mi-saison.
Il contemple la rive en face : à sa droite, le barrage qui forme un demi-arc de cercle gigantesque; un peu en contrebas, le bassin de retenue. En face, la forêt, avec au loin le parking entre les arbres. Un piaf vient se poser juste devant lui, sur la branche de chêne basse. Son chant n'est ni magnifique, ni laid : juste simple. Comme cette journée. Il a envie de sourire.
En fixant la forêt en face, au-delà du bassin de rétention il aperçoit l'autre rive : des argelas, ces petits buissons touffus dont les feuilles dentelées piquent les mollets des promeneurs insouciants, la recouvrent presque totalement. Il y a quelques ruines de pierres disséminées ici et là, au milieu de la rocaille. Peut être un reste d'abri de chasseur, ou de berger, une "borie" à l'abandon.
Il en est là de sa contemplation quand il commence à se focaliser sur son souffle; les yeux ouverts, il rentre de plus en plus profondément en lui, abandonnant toute pensée parasite. Il essaie "d'éteindre ce fichu poste de radio". A ce moment, il remarque des ondulations sur la rive opposée : non pas comme celles produites par le mirage de la chaleur, mais de vraies ondulations du paysage. Un peu comme si celui-ci n'était qu'un voile, et qu'il tremblotait dans la brise de ce petit matin d'été indien.
Ce détail légèrement a-normal lui fait instantanément reprendre pensée, focalise son attention sur ce phénomène. Il n'a aucune crainte, aucune peur à l'observer, à le constater, de plus en plus présent. Qu'est-ce vraiment? Ces petits picotements au bout des doigts lui sont maintenant familiers : les cheveux de sa nuque qui "fourmillent" aussi. Il est en présence de quelque chose, d'une force.
Il faut reconnaître qu'humblement, il n'en sait pas beaucoup plus : il vit juste le truc. C'est assez puissant pour le pousser à détourner le regard à quelques mètres de là, sur sa rive à lui. Vers sa pierre, vers ce lieu qu'il s'est choisi pour "se poser".
Et il est là.
A ses pieds, il ne l'avait pas remarqué de prime abord, mais il était là depuis sans doute un petit paquet de temps. Bien avant que le barrage ne soit construit, bien avant ce que ses semblables appellent la "Civilisation", bien avant la domination de l'Homme sur cette terre. En fait, bien avant l'apparition de l'Homme tout court.
Ça ressemble à un caillou de la grosseur d'un demi-poing fermé, de forme oblongue. C'est à moitié enterré dans le sol, et en fait ça ne dépasse que de quelques centimètres, pointant à l'oblique vers l'orient. A première vue, une pierre comme il y en a des milliers par ici. Rien ne la distingue des autres si ce n'est qu'elle effleure à moitié, et qu'elle vibre littéralement par rapport aux autres pierres. Il sait que ce qu'il cherche depuis longtemps est là, depuis, qu'en fait, il a arrêté de le chercher.
Il dégage l’œuf fossile avec d'infinies précautions, : à sa surface, il y a des couches d'écailles partiellement conservées. En le sortant de terre, il s'aperçoit qu'il est à moitié fusionné avec une motte de glaise fossile. L'ensemble forme un caillou long d'une dizaine de centimètres, partiellement recouvert de coquilles qui sont comme écaillées. En le prenant dans les mains, il sait qu'il a vu juste : la pulsation n'est pas faramineuse certes-il faudrait se mentir pour le croire- mais elle est là. Une vibration primitive, des temps anciens, pré-géologiques, où rien de ce que nous connaissons, ou imaginons, n'existait.
Une époque où les grands reptiles parcouraient ce plateau argileux qui allait devenir la Vallée de l'Arc. Où ces dragons, après avoir survécu aux épreuves d'une existence assez courte, faite de prédation, de bruit et de fureur, venaient ici pour se perpétuer. Le feu.
Certains s'écroulaient ensuite, épuisés, dans la vase et la glaise. D'autres s'en retournaient auprès de leur nid, vigilants, attendant l'éclosion. La couvée.
230 millions d'années et des poussières...
Il se relève, le fossile dans la poche. Son portable vibre bien plus fort, lui : les amis sont arrivés, ils sont sur le parking, il est temps de partir. D'aller au sommet contempler cette vallée qu'il a toujours aimée.
Il sent l'énergie de la Vie qui déborde en lui. Le soleil brille. Le vent souffle.
La Terre est là. Le Ciel est là. L'Air est là.
Et dans sa poche : le feu fossile.
Sourire.
Il n'a pas fini de chercher.
Il sait déjà qu'il reviendra.
Du coup il part devant, en éclaireur : elle s'étend, au delà du barrage, dans son écrin de verdure autrefois ravagé par les flammes. Immémoriale, multi-millénaire. Majestueuse.
Les dernières estimations situent sa formation à 230 millions d'années...un vulgaire plissement de terrain en des temps où rien n'existait à part quelques larves dans l'océan. Tout ce temps, une paille, qui lui fait remettre immédiatement en perspective sa misérable condition d'homme. L'énervement s'efface alors : à quoi bon? Autant en profiter...un peu, en attendant.
Il fait quelques pas et tombe, à l'orée de la forêt, au détour d'un bosquet, sur un petit sentier. Puis une pierre plate, qui forme comme une sorte d'avancée, face au barrage, et à la falaise. L'invitant à se poser. A méditer. Il se dit qu'elle a attendu ici quelques millions d'années, cette pierre, alors il peut bien poser son derrière quelques minutes dessus, non?
Il s'assied sur la pierre, les genoux croisés.
Il fait beau, cette journée de mi-octobre est juste magnifique : le soleil de onze heures est doux, aussi doux que l'odeur du romarin et du thym qui poussent par là, et embaument légèrement l'air de ce début d'automne. Sur sa peau, une légère brise, si délicate qu'on la dirait posée exprès là pour rafraîchir juste ce qu'il faut sa peau, trop peu habituée au contact direct de ce soleil déclinant de mi-saison.
Il contemple la rive en face : à sa droite, le barrage qui forme un demi-arc de cercle gigantesque; un peu en contrebas, le bassin de retenue. En face, la forêt, avec au loin le parking entre les arbres. Un piaf vient se poser juste devant lui, sur la branche de chêne basse. Son chant n'est ni magnifique, ni laid : juste simple. Comme cette journée. Il a envie de sourire.
En fixant la forêt en face, au-delà du bassin de rétention il aperçoit l'autre rive : des argelas, ces petits buissons touffus dont les feuilles dentelées piquent les mollets des promeneurs insouciants, la recouvrent presque totalement. Il y a quelques ruines de pierres disséminées ici et là, au milieu de la rocaille. Peut être un reste d'abri de chasseur, ou de berger, une "borie" à l'abandon.
Il en est là de sa contemplation quand il commence à se focaliser sur son souffle; les yeux ouverts, il rentre de plus en plus profondément en lui, abandonnant toute pensée parasite. Il essaie "d'éteindre ce fichu poste de radio". A ce moment, il remarque des ondulations sur la rive opposée : non pas comme celles produites par le mirage de la chaleur, mais de vraies ondulations du paysage. Un peu comme si celui-ci n'était qu'un voile, et qu'il tremblotait dans la brise de ce petit matin d'été indien.
Ce détail légèrement a-normal lui fait instantanément reprendre pensée, focalise son attention sur ce phénomène. Il n'a aucune crainte, aucune peur à l'observer, à le constater, de plus en plus présent. Qu'est-ce vraiment? Ces petits picotements au bout des doigts lui sont maintenant familiers : les cheveux de sa nuque qui "fourmillent" aussi. Il est en présence de quelque chose, d'une force.
Il faut reconnaître qu'humblement, il n'en sait pas beaucoup plus : il vit juste le truc. C'est assez puissant pour le pousser à détourner le regard à quelques mètres de là, sur sa rive à lui. Vers sa pierre, vers ce lieu qu'il s'est choisi pour "se poser".
Et il est là.
A ses pieds, il ne l'avait pas remarqué de prime abord, mais il était là depuis sans doute un petit paquet de temps. Bien avant que le barrage ne soit construit, bien avant ce que ses semblables appellent la "Civilisation", bien avant la domination de l'Homme sur cette terre. En fait, bien avant l'apparition de l'Homme tout court.
Ça ressemble à un caillou de la grosseur d'un demi-poing fermé, de forme oblongue. C'est à moitié enterré dans le sol, et en fait ça ne dépasse que de quelques centimètres, pointant à l'oblique vers l'orient. A première vue, une pierre comme il y en a des milliers par ici. Rien ne la distingue des autres si ce n'est qu'elle effleure à moitié, et qu'elle vibre littéralement par rapport aux autres pierres. Il sait que ce qu'il cherche depuis longtemps est là, depuis, qu'en fait, il a arrêté de le chercher.Il dégage l’œuf fossile avec d'infinies précautions, : à sa surface, il y a des couches d'écailles partiellement conservées. En le sortant de terre, il s'aperçoit qu'il est à moitié fusionné avec une motte de glaise fossile. L'ensemble forme un caillou long d'une dizaine de centimètres, partiellement recouvert de coquilles qui sont comme écaillées. En le prenant dans les mains, il sait qu'il a vu juste : la pulsation n'est pas faramineuse certes-il faudrait se mentir pour le croire- mais elle est là. Une vibration primitive, des temps anciens, pré-géologiques, où rien de ce que nous connaissons, ou imaginons, n'existait.
Une époque où les grands reptiles parcouraient ce plateau argileux qui allait devenir la Vallée de l'Arc. Où ces dragons, après avoir survécu aux épreuves d'une existence assez courte, faite de prédation, de bruit et de fureur, venaient ici pour se perpétuer. Le feu.
Certains s'écroulaient ensuite, épuisés, dans la vase et la glaise. D'autres s'en retournaient auprès de leur nid, vigilants, attendant l'éclosion. La couvée.
230 millions d'années et des poussières...
Il se relève, le fossile dans la poche. Son portable vibre bien plus fort, lui : les amis sont arrivés, ils sont sur le parking, il est temps de partir. D'aller au sommet contempler cette vallée qu'il a toujours aimée.
Il sent l'énergie de la Vie qui déborde en lui. Le soleil brille. Le vent souffle.
La Terre est là. Le Ciel est là. L'Air est là.
Et dans sa poche : le feu fossile.
Sourire.
Il n'a pas fini de chercher.
Il sait déjà qu'il reviendra.
dimanche 30 octobre 2011
écran plat
O Seigneur, par pitié, accorde-moi la joie
d'accéder aux sirènes du bonheur, à l'ivresse
de la possession, au plaisir de la paresse, à l'octroi
du luxe sous toutes ses formes, y compris celles de la finesse
de la plus belle et désirable chose qui soit :
la beauté d'un écran plat.
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Méga-beauté d'une époque où tout se voit, où tout s'achète, où tout se monnaye, où tout se vit par procuration sur un bel écran plat.
19/9èmes, sorties optiques plaquées or de haute qualité. Son et images "HD Ready", technologie "crystalizer", LEDS à longue durée de vie, rétroéclairage, VGA DVI HDMI/TFT dalle IPS 28" wide, temps de réponse 5ms, résolution 1920x1080, contraste évolué de 5 000 000:1, Tuner TNT/MPEG4 intégré, luminosité 250cd/m², USB (photo et audio), D-Sub, composite, Péritel, Full Scart ,prise casque (arrière), entrée PC, et bien sûr hauts-parleurs intégrés 2x10 watts en façade.
Mais livré sans pied, hein.
Passque faut pas déconner non plus : vous savez combien ça coûte, en bridés/horaires, à fabriquer cette saloperie? Vous n'avez vraiment pas idée... Sans parler de tous les métaux lourds qu'il faut extraire de cette chère mère-nature et placer là, le temps de fabriquer le bouzin, bien sûr. Cadmium, zinc, silicium, arsenic, plomb, bromure, mais aussi le merdier autour, l'emballage : plastique, donc pétrole, plus carbone, plus papier, plus gaz rares, genre chromure de merdium en phase gazeuse avancée à haut pouvoir de réflection électroluminescent. (non en fait c'est plus de phosphore dont il est question, je crois).
Tout ceci pour arriver à cet objet ultime, ce symbole de ce que le capitalisme, la société de consommation et la Banque Carrefour-Crédit-Pass en 10 fois sans frais nous permettent d'acquérir, nous offrent de plus évolué, de plus jouissif, de plus bandant, de plus smart, de plus nec-plus-ultra-du-je-le-veux-mais-putain-c'est-quand-même-pas-donné-1500-euro-va-falloir-en-bouffer-des-pâtes-pour-se-le-payer-ce-bordel.
Un peu comme un iphone, mais en plus gros, en plus grand, en plus cher, aussi. Merci au Steve Jobs de l'écran plat, je sais pas qui c'est, mais il est au moins l'égal, à mes yeux, de Gandhi, ou d'Adolf Hitler, à sa façon : il a participé à établir la paix dans le monde, pour des décennies et des décennies. Une espèce de prise de conscience globale, que nous sommes de plus en plus inconscients, hypnotisés, devant notre bel objet qui luit, le soir, comme les étoiles au dessus de nos têtes, comme ce vide de l’espace entre elles, et à l’intérieur de nos têtes du coup, aussi. Étrange miroir cosmico-consumériste que celui-ci, non? Vous trouvez pas? Nan, jsuis sérieux, je déconne pas : c'est prouvé, y a des étoiles dans l'espace, et du vide entre elles. Beaucoup, beaucoup de vide. Allez savoir comment ça tient, tout ce merdier?
Quoiqu'il en soit mon bel écran plat est un Don, un Cadeau fait à l'Humanité toute entière, peut être même qu'il vient du cosmos, ce Cadeau, allez savoir, des petits-gris, genre ceux qui se sont posés à Roswell, ils nous ont donnés cette technologie, peut être contraints-légèrement- par ces braves Ricains en pleine Guerre Froide, un ptit bout de bidoche enlevé par ici, un ptit coup de menaces par là, imaginez la scène :
-"Mais tu vas la cracher, ta putain de technologie militaire espèce de pourriture extra-terrestre? Allez, magne-toi, j'ai pas que ça à foutre, j'ai une guerre à mener, et des Soviets à niquer! Vazy accouche-le, ton rayon de la mort!" Le soldat-béret vert expert ès tortures en tout genre s'acharne depuis des heures sur la pauvre petite chose recroquevillée sur la table en formica. Nous sommes au cœur de la Zone 51, area Top-secret, Men in Black allowed only. Des gardes avec des M16 partout, miradors, clôtures électrifiées et bergers allemands avec patrouilles en rangers toutes les cinq minutes. Pas moyen de s'échapper, le petit-gris est dans de mauvais draps, c'est sûr. Ça fait des jours et des jours que ce GI le torture, lui faisant subir les pires supplices (Céline Dion à donf, discours de Sarkozy, lectures à haute et intelligible voix du quatre-vingt-dix-huitième tome des mémoires de Jean d'Ormesson,etc.etc.)
Et ce con d'alien de balancer le premier truc qui lui passe par la tronche, car c'est décidé il n'en peut plus, autant lâcher l'affaire tout de suite, là il sort tout ce qu'il a de plus précieux, ZE secret ULTIME, genre la technologie des LEDS qui sert à fabriquer des écrans plats. "Nous venons en paix", qu'il dit, tout en griffonnant, d'une main fébrile, des consignes sur le calepin que la grosse brute aux mains ensanglantées lui tend, impatient. Il trace des figures géométriques abstraites avec ses trois doigts-spatules, genre "pitié-ne-tirez-pas-tout-de-suite-dans-la-tête-honorable-militaire", "je vais vous donner ce que vous désirez : le moyen d'enculer tous ces bolchéviques à sec, et sans vaseline!"
Il contribue, sans le savoir, en révélant ce secret, à l'ouverture d'une ère de jouissance nouvelle, un but à atteindre, l'objet ultime à acquérir, pour qu'enfin nous nous accomplissions, ma mie, et que nous atteignions ce Graal qu'est la contemplation de Secret Story, ou de La Ferme Célébrités, ou Koh-Lanta, sur écran plat. Ou ce JT de Jean-pierre Pernaut, un verre de Ricard à la main, que je me délecterai de regarder, de digérer, parlant de "la France de nos régions", si belles, si chères à mon cœur, ce cœur d'électeur moyen fatigué par une dure journée de labeur, affalé sur mon canapé-trois pièces en simili-cuir Ikéa je suis si bien, vite passe-moi la télécommande, kessya ce soir dans le poste, tiens le JT? Cinq minutes pas plus hein, après je déprime, mais quand même en période de crise il faut savoir s'informer, en période préélectorale encore plus, mais merde quand est-ce que ces putains de moutards vont arrêter de brailler que je puisse écouter, t'as qu'à les mettre devant un dessin animé ou la XBox, jsais pas moi, et au fait, pourquoi t'as pas pris des chips au supermarché, connasse! File dans ta cuisine, avant que je lave le sol avec ta tronche!
Mais je m'égare, on en est pas encore là, qu'advient-il de notre ami alien bienfaiteur de l'Humanité? Il vient de lâcher le morceau quand même, c'est pas rien! S'est-il reconverti en entrepreneur à la Steve Jobs, ou quoi? LA suite :
Le béret vert hoche la tête, grommelle quelques borborygmes d'approbation, tout en suivant du coin de l’œil la progression des équations sur le calepin... Au bout de trois minutes, le transfert de technologie s'effectue : le schéma d'une arme redoutable semble s'esquisser, cette petite chiure de mouche intergalactique et pantelante en aura mis du temps quand même! Mais elle a fini par dessiner une sorte de gros rectangle lumineux; on distingue des rayons qui sortent de sa surface, et se projettent loin devant, en un cône luminescent. Il semble se dégager une immense énergie du truc, et les équations en dessous le prouvent, le scientifique qui vient d'arracher le papelard à la grosse brute rajuste ses lunettes en écaille d'un geste fébrile, ils tiennent là un truc qui va tout péter, c'est sûr, jvous raconte pas la gueule de ces putes de Soviétiques quand il vont savoir ça!
Des années qu'il attendait ça, enfin! Il va au tableau noir d'une démarche appuyée, appelle ses collègues chenus et barbichus restés dans la salle à côté, "mais bon sang c'est bien sûr j'le savais!" fait-il en se tapant le front d'un geste dégoûté, "j'aurais dû m'en douter avec un peu plus de temps cette salope d'alien ne m'aurait rien appris que je ne sache déjà, m'enfin voyons, enfin quoi, hein, ho bon non mais..." alors là je disais, il tend le papelard à ses autres collègues scientifiques en blouse blanche, ceux-ci aussi se tapent le front d'un air éberlué, "mais bon sang mais c'est bien sûr nous nous en étions doutés, mais quelle salope ce petit-gris de nous avoir caché ça, hein, non mais franchement, hein, ho, bon mais..." font-ils tous en cœur. Ils tiennent là une avancée technologique majeure, y a pas de doute.
Et ils foutent le camp discuter des possibilités de cette nouvelle technologie devant la machine à café, laissant le soin à la grosse brute au béret vert et aux idées courtes de coller une balle dans la tronche de cette pourriture de l'espace. Ce qu'il fait dans la minute qui suit. L'alien aura beau le regarder avec des yeux mi-implorants mi-larmoyants, lui balancer des messages télépathiques pacifiques à tire-larigot, lui faire le signe V de la victoire genre "peace and love" avec ses deux doigts-spatules restants (le troisième étant resté sur la table en formica, entre les mâchoires de la pince Monseigneur de ce cher béret vert), rien n'y fera.
-"Nous venons en pa**-"BANG!
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Et voilà la vraie histoire de la genèse de cet objet de toutes les envies, de ce symbole vivant du matérialisme le plus béat qui soit, mais cette histoire-là, c'est pas dans les livres "officiels" qu'on vous la racontera, mettez-vous bien ça dans le crâne. Alors oouuuiiiii, c'est sûuûr, je vous raconte pas la gueule des scientifiques quand ils se sont aperçus que "l'arme" en question n'en était pas une, du moins pas au sens où ils l'auraient voulu... mais pas grave, ils se sont bien démerdés quand même, et ont su la faire tomber dans le domaine public, cette technologie redoutable. Ca a bien pris quelques années, mais ça a finalement fini par niquer ces salopes de russcofs pour de bon. Selon l'enchaînement de circonstances désormais bien connu : diffusion du capitalisme et de son mode de vie enviable via les ondes TéVé=>envie du peuple tombé en esclavage sous le joug des rouges=>révolte à la porte de Brandebourg=>désintégration de l'URSS=>récupération par l'économie capitaliste=>vente d'écrans plats en constante augmentation=>lavage de cerveaux à grande échelle=>apparition d'indignés sur Facebook.
Voilà comment ça s'est vraiment passé. Je le jure, j'ai des sources. Ça c'est du off, mais c'est du lourd, du vécu mon gars, du truc qui en a de la saveur, pas de la manip' de bas étage mais du réel, du concret, du sérieux, un vrai taf d'historien, avec peu (oh vraiment très peu) d'ajouts de circonstance, ça me fait penser à un plaisir simple en fait, un peu comme un Havane qu'on sait interdit, en période de blocus Cubain, entre les mains pleines de bagouzes du mafiosi local, costard rayé trois-pièces impeccables et cheveux gominés plaqués en arrière, il en aspire de longues goulées avec ce sourire béat sur la tronche, à chaque fois ça découvre sa dentition en or massif, putain ce que c'est beau, là il se renverse en arrière sur son fauteuil en cuir avec dans les yeux ce "c'est moi le Boss", vous comprenez? Non? Pas grave : en fait je voulais juste dire qu'on ne peut qu'apprécier, en sachant que ce sera peut-être la dernière chose qu'on savourera sur cette terre.
J'ai à peine romancé le truc, histoire de le rendre plus agréable à lire, mais ne vous méprenez pas : la réalité est beaucoup plus triviale. Un drame est survenu dans ma vie, cet été : ma vieille TéVé à tube cathodique est tombée brusquement en panne, un beau jour de juin, et là, la question s'est posée, tout naturellement. Devais-je m'acheter un bel écran plat tout neuf, ou aller aux putes?
J'arrête là le suspense insoutenable : je suis allé acheter le dernier livre de BHL. C'est moins exigeant, intellectuellement parlant.
A chacun sa croix.
d'accéder aux sirènes du bonheur, à l'ivresse
de la possession, au plaisir de la paresse, à l'octroi
du luxe sous toutes ses formes, y compris celles de la finesse
de la plus belle et désirable chose qui soit :
la beauté d'un écran plat.
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Méga-beauté d'une époque où tout se voit, où tout s'achète, où tout se monnaye, où tout se vit par procuration sur un bel écran plat.
19/9èmes, sorties optiques plaquées or de haute qualité. Son et images "HD Ready", technologie "crystalizer", LEDS à longue durée de vie, rétroéclairage, VGA DVI HDMI/TFT dalle IPS 28" wide, temps de réponse 5ms, résolution 1920x1080, contraste évolué de 5 000 000:1, Tuner TNT/MPEG4 intégré, luminosité 250cd/m², USB (photo et audio), D-Sub, composite, Péritel, Full Scart ,prise casque (arrière), entrée PC, et bien sûr hauts-parleurs intégrés 2x10 watts en façade.
Mais livré sans pied, hein.
Passque faut pas déconner non plus : vous savez combien ça coûte, en bridés/horaires, à fabriquer cette saloperie? Vous n'avez vraiment pas idée... Sans parler de tous les métaux lourds qu'il faut extraire de cette chère mère-nature et placer là, le temps de fabriquer le bouzin, bien sûr. Cadmium, zinc, silicium, arsenic, plomb, bromure, mais aussi le merdier autour, l'emballage : plastique, donc pétrole, plus carbone, plus papier, plus gaz rares, genre chromure de merdium en phase gazeuse avancée à haut pouvoir de réflection électroluminescent. (non en fait c'est plus de phosphore dont il est question, je crois).
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| rien de tel pour la paix de l'Etre |
Un peu comme un iphone, mais en plus gros, en plus grand, en plus cher, aussi. Merci au Steve Jobs de l'écran plat, je sais pas qui c'est, mais il est au moins l'égal, à mes yeux, de Gandhi, ou d'Adolf Hitler, à sa façon : il a participé à établir la paix dans le monde, pour des décennies et des décennies. Une espèce de prise de conscience globale, que nous sommes de plus en plus inconscients, hypnotisés, devant notre bel objet qui luit, le soir, comme les étoiles au dessus de nos têtes, comme ce vide de l’espace entre elles, et à l’intérieur de nos têtes du coup, aussi. Étrange miroir cosmico-consumériste que celui-ci, non? Vous trouvez pas? Nan, jsuis sérieux, je déconne pas : c'est prouvé, y a des étoiles dans l'espace, et du vide entre elles. Beaucoup, beaucoup de vide. Allez savoir comment ça tient, tout ce merdier?
Quoiqu'il en soit mon bel écran plat est un Don, un Cadeau fait à l'Humanité toute entière, peut être même qu'il vient du cosmos, ce Cadeau, allez savoir, des petits-gris, genre ceux qui se sont posés à Roswell, ils nous ont donnés cette technologie, peut être contraints-légèrement- par ces braves Ricains en pleine Guerre Froide, un ptit bout de bidoche enlevé par ici, un ptit coup de menaces par là, imaginez la scène :
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| je viens en paix, moi aussi |
Et ce con d'alien de balancer le premier truc qui lui passe par la tronche, car c'est décidé il n'en peut plus, autant lâcher l'affaire tout de suite, là il sort tout ce qu'il a de plus précieux, ZE secret ULTIME, genre la technologie des LEDS qui sert à fabriquer des écrans plats. "Nous venons en paix", qu'il dit, tout en griffonnant, d'une main fébrile, des consignes sur le calepin que la grosse brute aux mains ensanglantées lui tend, impatient. Il trace des figures géométriques abstraites avec ses trois doigts-spatules, genre "pitié-ne-tirez-pas-tout-de-suite-dans-la-tête-honorable-militaire", "je vais vous donner ce que vous désirez : le moyen d'enculer tous ces bolchéviques à sec, et sans vaseline!"
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| programmes électoraux (faut voter) |
Mais je m'égare, on en est pas encore là, qu'advient-il de notre ami alien bienfaiteur de l'Humanité? Il vient de lâcher le morceau quand même, c'est pas rien! S'est-il reconverti en entrepreneur à la Steve Jobs, ou quoi? LA suite :
Le béret vert hoche la tête, grommelle quelques borborygmes d'approbation, tout en suivant du coin de l’œil la progression des équations sur le calepin... Au bout de trois minutes, le transfert de technologie s'effectue : le schéma d'une arme redoutable semble s'esquisser, cette petite chiure de mouche intergalactique et pantelante en aura mis du temps quand même! Mais elle a fini par dessiner une sorte de gros rectangle lumineux; on distingue des rayons qui sortent de sa surface, et se projettent loin devant, en un cône luminescent. Il semble se dégager une immense énergie du truc, et les équations en dessous le prouvent, le scientifique qui vient d'arracher le papelard à la grosse brute rajuste ses lunettes en écaille d'un geste fébrile, ils tiennent là un truc qui va tout péter, c'est sûr, jvous raconte pas la gueule de ces putes de Soviétiques quand il vont savoir ça!
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| ils entrevirent immédiatement les possibilités du truc |
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| E.T. é-cran plat mai-son, E.T., é-cran-plat mai-son, E.T.,... |
-"Nous venons en pa**-"BANG!
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| enjoy a new way of life & death |
Voilà comment ça s'est vraiment passé. Je le jure, j'ai des sources. Ça c'est du off, mais c'est du lourd, du vécu mon gars, du truc qui en a de la saveur, pas de la manip' de bas étage mais du réel, du concret, du sérieux, un vrai taf d'historien, avec peu (oh vraiment très peu) d'ajouts de circonstance, ça me fait penser à un plaisir simple en fait, un peu comme un Havane qu'on sait interdit, en période de blocus Cubain, entre les mains pleines de bagouzes du mafiosi local, costard rayé trois-pièces impeccables et cheveux gominés plaqués en arrière, il en aspire de longues goulées avec ce sourire béat sur la tronche, à chaque fois ça découvre sa dentition en or massif, putain ce que c'est beau, là il se renverse en arrière sur son fauteuil en cuir avec dans les yeux ce "c'est moi le Boss", vous comprenez? Non? Pas grave : en fait je voulais juste dire qu'on ne peut qu'apprécier, en sachant que ce sera peut-être la dernière chose qu'on savourera sur cette terre.
J'ai à peine romancé le truc, histoire de le rendre plus agréable à lire, mais ne vous méprenez pas : la réalité est beaucoup plus triviale. Un drame est survenu dans ma vie, cet été : ma vieille TéVé à tube cathodique est tombée brusquement en panne, un beau jour de juin, et là, la question s'est posée, tout naturellement. Devais-je m'acheter un bel écran plat tout neuf, ou aller aux putes?
J'arrête là le suspense insoutenable : je suis allé acheter le dernier livre de BHL. C'est moins exigeant, intellectuellement parlant.
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| il a pas eu le temps de me faire un autographe : j'en ai mis partout |
vendredi 28 octobre 2011
Félicitations
Ce petit billet pour féliciter notre nouveau papa : c'est beau de voir un président heureux.
Pour fêter ça, quoi de plus normal que de plier à nouveau l'échine devant les financiers à l'occasion du dernier sommet de Bruxelles? Et pis, tant qu'on y est, lors de la mascarade du G20 les 3 et 4 novembre prochains?
Quoi de plus normal, également, que d'attaquer à nouveau les plus faibles avec deux nouvelles mesures scélérates, alors qu'on vient de donner un énième gros gros chèque à ces saloperies de banques?
Ainsi, la décision de geler la revalorisation des allocations familiales jusqu'en avril 2012 : ça ne mange pas de pain, et c'est un message fort en direction de toutes ces feignasses d'assistés. Allez bosser, au lieu de toucher des allocs à rien foutre!
Mais surtout surtout, faites gaffe hein : si vous bossez, ne tombez pas malades. Car dans ce cas, en cas d'arrêt maladie, ça n'est plus trois jours de carence mais quatre qui vous seront imposés. Alors c'est sûr, après la fiscalisation des indemnités journalières d'accident du travail début 2011, une ignominie de plus ou de moins, hein, qui le remarquera? (en gros = tu as un accident du travail, c'est de la faute de ton employeur, pas de toi, MAIS tu dois quand même désormais raquer des impôts dessus, même si la faute est avérée et imputée à ton employeur...car si l'accident est accordé par la sécu, c'est ce que ça veut dire.).
De toutes façons, le gâteau de la Sécurité Sociale est bien trop gros pour rester dans le giron de l'état. RGPP oblige, il va falloir commencer à refiler des morceaux de plus en plus épais de cette belle bête à nos amis les financiers, les assureurs, en gros tous ceux qui lorgnent dessus depuis fort longtemps. En même temps, ça sera un "signal fort" de plus en direction des ces chers "marchés" : la bestiole est vorace, elle en veut toujours plus. Soyez rassurés, ça n'est qu'une question de temps avant qu'on nous demande de nous coller à tous une balle dans la tête pour "apaiser, rassurer ces putains de marchés"!!
De toutes façons, le problème, c'est que "nous dépensons trop". C'est pas moi qui le dit, c'est cet incompétent de président qui l'a répété encore hier soir dans le poste.
Et pour une fois je suis entièrement d'accord avec lui : si on commençait par le poste des dépenses de l’Élysée, qui a carrément explosé depuis 2007? Entre un salaire présidentiel qui a plus que triplé, un Airbus présidentiel à 300 millions d'euro, avec baignoire, four à pizza intégré, et cafetière à 15000 euro, avion totalement inutile (car il y avait un autre coucou qui fonctionnait, et qui suffisait)? Et j'en passe...parce que ça, si on commençait à taper dedans, ça nous ferait faire des économies, non?
Dépenses totalement injustifiées, mais chut : n'en parlons pas.
Tapons plutôt sur les plus faibles.
Sur les plus pauvres.
Sur les plus précaires.
C'est ça, le système Sarkozy : faible avec les forts, et fort avec les faibles.
Ça suffit: vraiment, vivement 2012.
Pour fêter ça, quoi de plus normal que de plier à nouveau l'échine devant les financiers à l'occasion du dernier sommet de Bruxelles? Et pis, tant qu'on y est, lors de la mascarade du G20 les 3 et 4 novembre prochains?
Quoi de plus normal, également, que d'attaquer à nouveau les plus faibles avec deux nouvelles mesures scélérates, alors qu'on vient de donner un énième gros gros chèque à ces saloperies de banques?
Ainsi, la décision de geler la revalorisation des allocations familiales jusqu'en avril 2012 : ça ne mange pas de pain, et c'est un message fort en direction de toutes ces feignasses d'assistés. Allez bosser, au lieu de toucher des allocs à rien foutre!
Mais surtout surtout, faites gaffe hein : si vous bossez, ne tombez pas malades. Car dans ce cas, en cas d'arrêt maladie, ça n'est plus trois jours de carence mais quatre qui vous seront imposés. Alors c'est sûr, après la fiscalisation des indemnités journalières d'accident du travail début 2011, une ignominie de plus ou de moins, hein, qui le remarquera? (en gros = tu as un accident du travail, c'est de la faute de ton employeur, pas de toi, MAIS tu dois quand même désormais raquer des impôts dessus, même si la faute est avérée et imputée à ton employeur...car si l'accident est accordé par la sécu, c'est ce que ça veut dire.).
De toutes façons, le gâteau de la Sécurité Sociale est bien trop gros pour rester dans le giron de l'état. RGPP oblige, il va falloir commencer à refiler des morceaux de plus en plus épais de cette belle bête à nos amis les financiers, les assureurs, en gros tous ceux qui lorgnent dessus depuis fort longtemps. En même temps, ça sera un "signal fort" de plus en direction des ces chers "marchés" : la bestiole est vorace, elle en veut toujours plus. Soyez rassurés, ça n'est qu'une question de temps avant qu'on nous demande de nous coller à tous une balle dans la tête pour "apaiser, rassurer ces putains de marchés"!!
De toutes façons, le problème, c'est que "nous dépensons trop". C'est pas moi qui le dit, c'est cet incompétent de président qui l'a répété encore hier soir dans le poste.
Et pour une fois je suis entièrement d'accord avec lui : si on commençait par le poste des dépenses de l’Élysée, qui a carrément explosé depuis 2007? Entre un salaire présidentiel qui a plus que triplé, un Airbus présidentiel à 300 millions d'euro, avec baignoire, four à pizza intégré, et cafetière à 15000 euro, avion totalement inutile (car il y avait un autre coucou qui fonctionnait, et qui suffisait)? Et j'en passe...parce que ça, si on commençait à taper dedans, ça nous ferait faire des économies, non?
Dépenses totalement injustifiées, mais chut : n'en parlons pas.
Tapons plutôt sur les plus faibles.
Sur les plus pauvres.
Sur les plus précaires.
C'est ça, le système Sarkozy : faible avec les forts, et fort avec les faibles.
Ça suffit: vraiment, vivement 2012.
vendredi 21 octobre 2011
RIP Kadhafi.
Marre de tout ça.
MARRE.
J'ai l'impression que l'histoire se répète.
Hier, je faisais un billet "RIP Ben Laden".
Je regarde encore ces images d'un dictateur qui vient de se faire assassiner sans autre forme de procès.
Certains s'en réjouissent; d'autres s'en attristent.
Comme je l'avais écrit pour Ben Laden, je le redis ici : Mouamar était un dictateur doublé d'un sanguinaire, mâtiné d'un tortionnaire. Bref, un beau pourri qui "a vécu et péri par l'épée." Soit.
Mais RIEN ne justifie qu'on se réjouisse de la mort arbitraire d'un homme, d'un lynchage sans procès équitable, même pour la pire des crapules.
La "droite" élyséenne n'a plus aucune leçon à donner là-dessus, elle vient de se ridiculiser une fois de plus. De montrer son vrai visage : celui de l'ignominie, en cautionnant tout cela pour grappiller quelques miettes du gâteau Libyen et de ses pétrodollars sur lesquels lorgnent Total et les grosses boîtes françaises. Tout ceci est à gerber : pourquoi ne va-t-on pas aider les Syriens qui sont en train de se faire exterminer? La réponse, tout le monde la connaît : eux, ils n'ont pas de pétrole, mon bon monsieur.
Surtout pas Sarkozy qui plastronne, qui se félicite de la mort de Mouammar Kadhafi, alors que c'est le même qui, en 2007, avait accueilli un certain Kadhafi Mouammar sur les marches de l'Elysée, sous les ors de la République, avec tous les honneurs....
La droite sarkozyste est-elle schizophrène? Je pense que oui : à l'époque, nous les "gauchos" nous étions indignés de cette visite. Pour moi, elle apparaissait pour ce qu'elle était vraiment : illogique que le Pays des Droits de l'Homme cautionne cela, non? Seule une certaine Rama Yade s'en était publiquement énervée. Elle avait gagné le respect de pas mal de monde, y compris à "Gauche". Ca ne l'avait pas empêchée de se faire recadrer par ce gouvernement de la droite la plus abjecte qui soit. Oui, je le dis ici : être de droite n'est pas une tare.
Être sarkozyste, aujourd'hui, dénote par contre une grave dysfonction mentale.
Car on assiste maintenant aux "félicitations" du petit président pour le lâche assassinat de celui qu'il recevait en grande pompe, il n'y a pas si longtemps que cela. Celui auquel il a vendu des armes, des avions de combat, et allez savoir quoi d'autre... Ces mêmes armes se sont ainsi retrouvées dans les mains de combattants opposés à l'armée Française, jusqu'à hier encore...cherchez l'erreur?
Hier comme aujourd'hui, je le redis : les dictateurs sont des pourris. On ne devrait pas traiter avec eux. Mais ils ont aussi droit à un procès équitable. Sinon nous ne valons pas mieux qu'eux...
Vivement 2012.
MARRE.
J'ai l'impression que l'histoire se répète.
Hier, je faisais un billet "RIP Ben Laden".
Je regarde encore ces images d'un dictateur qui vient de se faire assassiner sans autre forme de procès.
Certains s'en réjouissent; d'autres s'en attristent.
Comme je l'avais écrit pour Ben Laden, je le redis ici : Mouamar était un dictateur doublé d'un sanguinaire, mâtiné d'un tortionnaire. Bref, un beau pourri qui "a vécu et péri par l'épée." Soit.
Mais RIEN ne justifie qu'on se réjouisse de la mort arbitraire d'un homme, d'un lynchage sans procès équitable, même pour la pire des crapules.
La "droite" élyséenne n'a plus aucune leçon à donner là-dessus, elle vient de se ridiculiser une fois de plus. De montrer son vrai visage : celui de l'ignominie, en cautionnant tout cela pour grappiller quelques miettes du gâteau Libyen et de ses pétrodollars sur lesquels lorgnent Total et les grosses boîtes françaises. Tout ceci est à gerber : pourquoi ne va-t-on pas aider les Syriens qui sont en train de se faire exterminer? La réponse, tout le monde la connaît : eux, ils n'ont pas de pétrole, mon bon monsieur.
Surtout pas Sarkozy qui plastronne, qui se félicite de la mort de Mouammar Kadhafi, alors que c'est le même qui, en 2007, avait accueilli un certain Kadhafi Mouammar sur les marches de l'Elysée, sous les ors de la République, avec tous les honneurs....
La droite sarkozyste est-elle schizophrène? Je pense que oui : à l'époque, nous les "gauchos" nous étions indignés de cette visite. Pour moi, elle apparaissait pour ce qu'elle était vraiment : illogique que le Pays des Droits de l'Homme cautionne cela, non? Seule une certaine Rama Yade s'en était publiquement énervée. Elle avait gagné le respect de pas mal de monde, y compris à "Gauche". Ca ne l'avait pas empêchée de se faire recadrer par ce gouvernement de la droite la plus abjecte qui soit. Oui, je le dis ici : être de droite n'est pas une tare.
Être sarkozyste, aujourd'hui, dénote par contre une grave dysfonction mentale.
Car on assiste maintenant aux "félicitations" du petit président pour le lâche assassinat de celui qu'il recevait en grande pompe, il n'y a pas si longtemps que cela. Celui auquel il a vendu des armes, des avions de combat, et allez savoir quoi d'autre... Ces mêmes armes se sont ainsi retrouvées dans les mains de combattants opposés à l'armée Française, jusqu'à hier encore...cherchez l'erreur?
Hier comme aujourd'hui, je le redis : les dictateurs sont des pourris. On ne devrait pas traiter avec eux. Mais ils ont aussi droit à un procès équitable. Sinon nous ne valons pas mieux qu'eux...
Vivement 2012.
lundi 3 octobre 2011
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