lundi 30 mai 2011

Jeune fille

Jeune fille
tu parcours le monde
tu crois que tout est possible
qu'ils sourient tous à ton être
que ta joie suffit à être féconde
Que chaque homme ne vit
que pour cette seconde
où il pourra poser ses lèvres
sur les tiennes.

Jeune fille
avec la tête pleine de rêves
de grandeur, de folie, de poèmes
à chaque jour suffit sa peine
si tu te hais qu'importe que les autres t'aiment
il te suffit d'être désirée
sans relâche et sans trêve
et cette horloge qui n'en finit plus
d’égrener ces minutes qui te tiennent
par la main

Jeune mère
qui a trop forcé le temps
la nature n'oublie pas ses enfants, tu vois
il suffit d'une seconde d'oubli
le long des murs du temps
et tu ne te relèveras plus
déjà ton cœur saigne
de n'avoir su dire ta faiblesse
face aux dieux qui t'ont fait déesse
et qui désormais te craignent
du haut de leurs tours d'airain

Jeune femme
qui crie tout feu, tout flamme
à la lune hurle ses charmes
au soleil illumine le printemps
ton sourire est comme une lame
qui découpe le cœur de tes amants
entre tes bras je ne suis qu'un enfant
libère moi de mes tourments
rends-moi animal encore une fois
libérer ma rage de mâle d'un coup de reins
un seul instant

Jeune dame
déjà ton corps est sourd
Mère soleil et Père Terre dont les feuilles
pourrissent et nourrissent ce sol
si froid si lourd
ils te reprendront la Vie que tu donnas
dans l'oubli, un soir d'ennui, un soir de plus
un soir de fuite
dans le vent
ta nouvelle joie
est mon tourment

Jeune ancienne
tu te souviens des regards fuyants
ta jeunesse envolée, que te reste-t-il
à part la peine et le néant
les rides et la souffrance
la vie qui s'efface, le choix des tourments
un jour fut ou je vis le soleil
se lever sur cette falaise
j'étais jeune et belle
il était jeune et vivant
nous n'étions que des enfants
attirés comme des aimants
par ce chant

ainsi tournent, dansent et vibrent
les nouveaux amants
tandis que l'ancien pleure
tout en dormant
il rêve de jours de joie, de jours de pluie, de jours
sans vent
il se rappelle les soirs de pleine lune
où il croyait vivre cet éternel printemps
jouet de forces qui le dépassent
pour seul enjeu perpétuer la race
car il sait désormais que quoi qu'il fasse
nous ne sommes que vide
empli de sentiments


1 commentaire:

  1. Il me plait bien ce billet... plus que ça même...

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merci de poster ici vos irrévérencieux commentaires. Tout ce qui est révérencieux ne sera pas accepté, ainsi que tout ce qui est contraire aux valeurs de ce blog en général (allez, on va dire : "Valeurs Humanistes"). Après, pour le reste, j'adoooore polémiquer... (NB : les commentaires anonymes ne sont pas acceptés, prenez au moins un pseudo quoi!)