samedi 7 août 2010

vendredi 6 août 2010

Méfaits divers


J’ai pleuré de joie ce matin, cher lecteur.

Est-ce parce que je suis en vacances ce soir ? NAN
Est-ce parce que ma femme m’a quitté récemment ? (re)NAN
Est-ce parce que le Libéralisme a enfin triomphé, malgré la Crise et les gôôôchistes? rere-Naaaaaan!
Votre Humble Serviteur (je suis au fond, à droite)
Est-ce parce qu’à nouveau, comme 300 jours par an, un radieux soleil illumine la pelouse de la concierge en face de chez moi, et me réchauffe le cœur de sa douce chaleur, promesse d’une antépénultième journée de dur labeur avant la Libération temporaire, pour trois semaines d’août, de mon corps physique de la prison qu’est le bureau ?

Malgré le fait qu’une seule de ces 4 assertions soit(en partie) fausse, il ne s’agit pas de ça, espèce de goinfres avides de rubriques people & potins que vous êtes !

Je voulais plutôt orienter le projecteur sur les actualités.
Donc ce matin, comme à mon habitude dès le saut du baldaquin j’allume la boîte à images.

Histoire de  1/ me réveiller, justement
                   2/ me tenir informé de "l’état du monde"
                   3/ voir si les gaucho-trotsko-communistes sont enfin éradiqués de la planète

Je dois dire que jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçu (à part pour le troisième point, mais bon nous y reviendrons, je ne perds jamais espoir, c’est une de mes qualités).

Ainsi j’apprends ce que je savais déjà : le pays va de plus en plus mal. Non, je ne l’apprends pas, mauvaise formulation ! Je le ressens.
Je ressens la détresse de ce pitit retraité martyrisé pour qu’il révèle à ses bourreaux l’emplacement de son bas de laine –vieille pourriture ! Tu avais besoin de cacher 45 000 euro dans ton pavillon, privant ainsi notre Belle Economie, nos Bonnes Banques de toutes ces liquidités dont elles manquent cruellement, à l’heure actuelle ?

La SarkoReine veut des résultats, tas de larves!
Je ressens la brutalité dont font preuve les « gens du voyage » envers les « gens d’origine maghrébine », et vice-versa, lors de cet énième règlement de comptes à OK-Corra dans le Gard. Un vif échange de mots, des crissements de pneus, une détente pressée, le sang qui jaillit, rouge comme à chaque fois…les équipes d’experts de la criminelle, s’activant sur les lieux, récoltant les douilles telles de petites abeilles rassemblant les œufs de la ruche, vite vite il va pleuvoir, la neige arrive, les caméras sont là activons-nous la SarkoReine veut des résultats !!

Les zones de non-droit se multiplient en France
Je vois la multiplication des zones de non-droit, véritable pied-de-nez  à la République, pires bas-fonds où s'entassent les rebuts de l'immigration l'Humanité, où s'exercent toutes les formes de criminalité les plus extrêmes : vols, viols, tortures dans les caves, PMU, tournantes, graffitis obscènes, vente sous le manteau du dernier maxi de Bézu piraté, caillassages des Forces de l'Ordre, deals de drogue, brocantes clandestines, combats de pitbulls souterrains, ghetto-blasters crachant du rap à tue-tête,  appelant au meurtre ...

Je ressens la douleur des victimes, le non-sens de cette société qui perd ses valeurs, une société sans églises où la violence devient religion. 
Le Nouveau Messie aurait été aperçu du côté de Wall Street
Il nous faudrait un Nouveau Messie pour remettre tout ça dans le droit chemin, trop de brebis sont égarées en pleine nature, et aucun berger!
Comment voulez-vous vous sentir en sécurité, en voyant toutes ces horreurs, mâââme Michu !Coôment hein ? J’vous l’demandeuh !
Les gens n’ont pus aucune limite, ils vous égorgeraient pour un quignon de pain, pour un cruchon de vin, pour une part de boursin quoi ! Mais où on va ?
 
 A ce point du récit, je me dois d’interrompre ce passionnant reportage afin de rendre à César ce qui lui appartient : Merci Service Public de l’ORTF l’Information de nous faire ressentir avec autant d’acuité et de professionnalisme ce qui compte en ce moment !
Heureusement que les Français ne sont pas cons : un nouveau sondage du Figaro (God Bless ‘em all !) nous apprend que « les mesures sécuritaires sont plébiscitées par une large majorité de Français ». Oooouuf ! Nous avons eu chaud !

Il faut dire que, dans ce pays à feu et à sang, le Brave-citoyen-qui-se-lève-tôt-et-paie-ses-impôts-avant-d’aller-se-faire-égorger-par-les-métèques-tous-les-matins commence à en avoir assez ! Il aimerait des résultats, quoi : depuis huit ans que le Grand Commandeur assure sa sé-cu-ri-té le pays devrait ressembler à une crèche pour enfants, à la limite une halte-garderie : quelquefois on chaparde un biscuit, une ptite gifle dans la figure, on chiale un bon coup mais ça ne va jamais plus loin…
les Forces de l'Ordre observent une Dégradation
Or, que constate-t-on ? On assiste à une dégradation. Mince ! Toutes les statistiques le montrent, l’Action Présidentielle n’est pas assez musclée, du coup on ne peut que saluer ce renforcement sécuritaire. Logique !
Suite à ce raisonnement imparable, la joie m’envahit vraiment, comme la rougeur sur les joues d’une pucelle à la suite d’un baise-main un peu trop appuyé: plus (au sens de +) de caméras, plus de policiers, plus de gendarmes ! Plus (+) de contrôles, plus de radars, plus de fouilles au corps ! Plus de séances de torture, plus d’émasculations, plus d’exécutions publiques, plus de procès populaires, plus de tir aux pigeons, je veux tout, tout  et tout de suite !

Je n’avais même pas avalé ma chicorée matinale quand je m’aperçus que j’en avais pollué mon slip kangourou. De joie.
Ça y est, ça revient. Le frisson, l’excitation. La France, la Grande et Eternelle Patrie des Doigts de l’Homme et Durcis-toi Bien.
Juliette, passe-moi une autre boîte de Kleenex, je sens que ça vient.

Je pleure.

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NB : toi aussi, cher lecteur, réponds au sondage EXCLUSIF de La France d'après-demain! C'est en haut à droite de cette page que ça se passe. Les résultats seront publiés dans le Figaro la semaine prochaine, puis transmis au gouvernement.

jeudi 5 août 2010

Bouffées délirantes

Il me revient en mémoire une phrase de Mongénéral, moins connue que la bovine comparaison, qui, en son temps, fit fureur. Ainsi, "je vais répondre à une question qui, au fond de la salle, ne m’a pas été posée."
 

Vous avez sans doute entendu parler de Kim Jong Hun, l’(ex) entraîneur de l’Equipe Nationale de Corée du Nord à la dernière Coupe du monde de foutebôl.
Eric W., touffu tifosi de l'équipe portugaise parmi d'autres
Vous n’êtes pas sans ignorer le (juste) sort qui lui a été réservé, suite à la leçon d’Indignité Nationale qu’il a infligée à sa Patrie. Je dis bien « il », car il est évidemment le seul responsable. Pour mémoire, l’équipe Nord Coréenne s’est inclinée dans tous ses matches. Après un honorable 1-2 contre le Brasiyu, un incompréhensible 0-3 face aux zoulous en tongues de la Côte d’Ivoire, l’enfoncement définitif dans les abysses de l’humiliation absolue a été atteint avec un minable 0-7 face aux velus yétis du Poultouguâal.


Préparation à l'accouchement version Nord-coréenne
Immédiatement après cette défaite, le scélérat a été rapatrié par avion sanitaire jusqu'aux verdoyantes contrées de la Patrie meurtrie, et convoqué, avec tous ses joueurs, pour une séance d'explications musclées avec les 400 sodomites personnels du Grand Leader Kim Jong Il dans les douches de son Palais Présidentiel.
La séance aurait duré six heures, et, après que tous les joueurs aient reconnu que "c'est Kim qu'a la plus grosse", ils auraient également noté que "c'est l'entraîneur qui a la pus petite". Et décidé son expulsion instantanée du Parti, puis son reclassement immédiat dans la mine de sel la plus proche.

Heureux Kim Jong Hun! Qui peut en effet se prévaloir d'un tel traitement de faveur, au milieu de LA crise économique du millénaire? Avec un taux de chômage qui tutoie les cimes de l'Himalaya,  pouvoir retrouver un emploi aussi facilement relève d'une gageure! Ou du piston le plus éhonté -moi je dis ça, hein...je ne dis rien, les lecteurs jugeront!

La vraie tête de Turc, c'est lui!
J'en connais un qui doit être vert de rage, mis dans une situation similaire par le Peuple Français tout entier, imaginez-le, venant de perdre la main sur son équipe...
Mettez-vous à sa place : il se retrouve enc acculé, dos au mur, sans aucune marge de manoeuvre. Sous le flot des critiques, la pression se fait de plus en plus forte : des conversations indiscrètement retranscrites dans les médias achèvent de faire éclater le scandale.
"Tout ceci n'est qu'affabulations! Ces propos auraient dû rester privés, et non pas être livrés sur la place publique, par on ne sait quel traître!"
Il s'emporte, mais rien n'y fait. Un énième mouvement d'humeur de ses joueurs, qui pourtant, il y a peu encore, donnaient à la Nation l'image d'une équipe soudée, achève de révéler aux masses éberluées sa vraie nature : non, ce type n'est pas un meneur d'hommes, comme il a bien voulu nous le faire croire! Tout au plus, un meneur de revue. Un enfumeur! Ils nous ont tous bien baisananés, lui et son "équipe!"

On le voit d'ailleurs : au fur et à mesure que le scandale s'étend tel une nappe de pétrole dans le golfe de la Louisiane, incontrôlable :ses troupes commencent à le lâcher, il devient nerveux, irritable, agressif;  il se replie sur lui même. Commence à rendre coups pour coup, de manière totalement disproportionnée.

La façade se lézarde, on entend le mot démission, et là, oui , à l'instant T, au moment M, les vieux réflexes reprennent le dessus, le Moi Profond ressort enfin en pleine lumière...

Apothéose : "immigration, coupure d'allocs, vidéosurveillance, police, milice, Sécurité, déchéannnceuuhhhh, SÉCURITÉ, SÉÉÉCUUUURITÉÉÉÉÉ!!" Ça y est, on y arrive! Gilles de la Tourette avait raison, je le cite : "le syndrome peut parfois donner des allures de rémission. Il n'en reste pas moins prégnant, en sommeil. Et peut ressurgir à tout moment, avec une virulence décuplée par la mise en veille."

A ce moment là, Cher Lecteur, toi aussi tu peux répondre à cette question : "Cet homme était-il apte à mener l'Équipe de France à la Victoire ? Où la défaite était-elle inscrite dans ses gènes?"



La poser, c'est y répondre.



mercredi 4 août 2010

César

Nous aimons beaucoup aller au restaurant, mon épouse et moi.

Avoir les idées étroites comme un hymen de jeune militante de l’UMP ne veut pas dire pour autant que nous soyons des peine-à-jouir.

J’aime beaucoup les pâtes, ma femme préfère les viandes blanches.

-" Légèreté, vitalité !" s’exclame-t-elle à chaque fois que nous abordons le sujet.
-"Tonus et entrain !" lui réponds-je alors souvent, avant que nous ne partions dans de grands éclats de rire complices.
L’autre jour, nous sommes allés au restaurant, justement.

La petite gargote était située dans une impasse mal éclairée, au beau milieu d’un village sorti de nulle part, havre de paix logé dans l’arrière-train de la campagne aixoise.

L’aspect extérieur était tout à fait charmant, un mix entre l’auberge de terroir et le château nobiliaire d’ancienne facture, fleurant bon la Cuisine «à la Française»...
L’autocollant "GôéMillaut" acheva de nous convaincre : nous entrâmes.

La tenancière nous accueillit avec un sourire empressé, de l’air de ceux qui ont du travail en retard -alors que le restaurant était manifestement vide. Ma charmante épouse me retint le bras d’un œil entendu, avant que je ne fisse une réflexion prompte à gâcher notre premier après-midi de vacances…
Sitôt assis, la matrone patronne nous jeta la carte sur les genoux et s’en fût, sans un regard en arrière, dans quelque recoin malodorant de l’arrière-cuisine.

Nouvelle œillade de ma chère et tendre, destinée à calmer mes envies de vendetta grandissantes.
Arrive le choix du menu, j’opte pour de banales pastasses « à la bolognese », ma moitié jette son dévolu sur une salade « César ».
Passons sur le temps d’attente –nouveau coup d’œil en oblique de ma chère et tendre-, le service empressé et le pouce grassouillet dans les assiettes –énième regard appuyé de ma douce oblige, une fois de plus, je ne dis rien.
Malgré la pression, je déguste ma « pasta », infecte bouillie trop cuite où surnagent, au milieu d’un lac de « sauce tomate maison» aussi acide que le sang d’un alien à la Ridley Scott, de rares morceaux d’une viande inidentifiable, en provenance d’on ne sait quelle boucherie hallal, tenue par quelque maquignon corse susceptible de ramasser les chats crevés sur le bord de la route pour améliorer ses fins de mois…

Ma Juliette quant à elle semble infiniment plus à l’aise, voir le plaisir qu’elle manifeste à déguster sa « Salade César aux Pignons de Pins et sauce Woerthcestershire » me ravit d’émotion, à tel point que j’en oublie la dégueulasserie qui peuple mon assiette et tapisse ma chemise, mon pantalon et depuis peu le fond de mon estomac -en attendant la cuvette...
Je ne peux pas m’en empêcher, c’est comme ça : elle est heureuse, je suis heu-reux dix fois plus, même au bord du précipice.

-"Le poulet est délicieux, chéri, vraiment ! et cette saaaauuuce, elle va super bien avec la garniture ! tu as vu tout ce qu’il y a ? On est servi comme des ministres non ?.. Et toi ? tu ne finis pas ton assiette ?"

-"Euhh…je n’ai plus très faim, en fait, il y en avait trop. Et, tu sais, la bouffe c’est comme la politique ma chérie, le trop est l’ennemi du bien… C’est vrai qu’elle a l’air géniale ta salade… Comment tu dis déjà ? Salade César c’est ça ? J’en prendrais presque une…"

-"Y en a puuus !" le beuglement, surgi de nulle part, me fit sursauter- et répandre un peu plus de sauce sur mon gilet. La fourbe s’était faufilée dans mon dos ! Elle me jetait un regard noir. Non, pas noir. Brun.

-"Mais voyons, madame, je ne voulais pas en commander, cette affaire (je désignai mon assiette) me suffit amplement, si en plus vous y rajoutez ce César, je ne m’en sortirai plus !" essayai-je de plaisanter…
-"Et la ptite dame, ça a été ?" rétorqua la bougresse, se tournant vers ma mie, m’ignorant superbement.
-"Parfait, c’était paaarfait !" répondit mon adulée, la mine repue, l’œil brillant, avec un sourire râââvi.

-"Aaahhh…ça fait plaisir, les gens qui avalent tout ce qu’on leur sert ! (Nouveau regard, noir cette fois) Tiens ! pour la peine, je vous fais une ristourne ! Ch’sais pas si z’avez r’marqué, mais d’puis qu’la TVA a baissé, on a répercuté, mais les clients y viennent moinss. Mais commes z’êts nouveaux, et qu’la ptite dame (sourire carnassier) elle est gentille (regard pourpre), je vous fais 10 pour cent, tiens ! Pas de pénalités pour mauvaise foi, chez nous !!"
Et de partir dans un meuglement de rire inextinguible, qui la poursuivit jusque dans sa cuisine, nos assiettes dans ses griff à la main.

Une fois dehors, mon amour me fit remarquer (avec justesse), l’inadéquation de mon attitude.

-"Tu veux toujours tout gâcher, à tout critiquer sans arrêt, tu vois ? Alors qu’il suffit de ne rien dire, de sourire, et tout s’arrange ! Regarde, encore cette fois ! 27 Euros de ristourne, c’est pas mal, quand même ! La vie est ce que tu en fais, chéri ! Vois un peu le soleil, au lieu de toujours remarquer la pluie. Allons !"

-"Tu as raison, ma chérie…"

mardi 3 août 2010

Biographie

Je fus conçu dans un wagon à Retondes, un jour de signature d'armistice, fruit des amours contre-nature d'un Guénéral Austro-Hongrois et d'une femme de ménage Aixoise préposée à l’enfumage anti-morpions des matelas dans les couchettes de la Compagnie des wagons-lits.


Ma mère morte en couches, je fus très tôt recueilli par son employeur d'alors, la Baronne Huberte Neuberte de la Touffe Verdie, membre de la Noblesse Provençale Authentique. Adopté dans les règles de l'art par une famille ayant très tôt reconnu mes qualités de stratège (à cinq ans déjà je tenais le petit personnel d'une poigne de fer, donnant le fouet aux paresseux et récompensant les plus jolies apprenties lessiveuses dans la cave), je rentrai à l'Ecole Nationale de Sous-Officiers de la Marine (promotion Bac à Sable) dès l'âge de dix ans.

Sous la bienveillance de mes officiers supérieurs, et sous l’influence bénéfique et constante d’une franche camaraderie masculine (nonobstant quelques rares moments de solitude dans les douches glaciales de l’établissement), je forgeai mon futur caractère de Leader au rude contact de l’Esprit de Corps qui animait cette Institution.

Mes années d’adolescence se sont déroulées dans l’effervescence de la Révolution Capitalistico-Libérale. Durant un stage de fin d’études à New York, vers Octobre 1929, je profitai d’un moment d’inattention des traders présents dans la classe (ils regardaient par les fenêtres, je ne me rappelle plus sous quel fallacieux prétexte) pour prendre mes affaires et m’enfuir : je venais d’avoir une Révélation. La finance ça n’était plus l’avenir, désormais il fallait se tourner vers un Destin National.

Je rentrai immédiatement au pays et participai activement à la création d’un groupuscule orienté « mode d’hiver », préconisant le port de la Cagoule par temps de grand froid.
Ce fut un immense succès, je me retrouvai ainsi à la tête d’une considérable fortune, et d’un réseau d’amitiés politico-financier qui me suivrait toute ma vie, dans de multiples occasions par la suite.

Seconde Révélation : après l’abandon du port de la Cagoule dans l’Armée Française, en 1940 (ce qui entre parenthèses provoqua la débâcle de nos troupes, celles-ci ne pouvant supporter les températures extrêmes en vigueur dans les Ardennes eurent les oreilles gelées, et n’entendirent pas les ordres de bataille), je rencontrai, lors d’une cure à Vichy (je souffre hélas de rhumatismes depuis ma plus tendre jeunesse) un vieillard moustachu qui me demanda, par dépit, quelques conseils sur la gestion d’un pays en temps de crise.

Je le fis profiter, sans aucune arrière-pensée, de mes vues sur le sujet et partait faire un stage en Bavière Orientale dans la foulée, en tant qu’ambassadeur nouvellement promu, histoire de consolider des relations diplomatiques chancelantes entre Notre Patrie et celle de Goethe.

J’assurai là-bas le service minimum, m’acquittant cependant au mieux de ma tâche selon mes modestes possibilités. Je suggérai ainsi, lors d’un coquetèle à l’ambassade, en présence d’un Haut Gradé à moustache carrée dont je ne me rappelle plus le nom, la création d’un Service du Travail Obligatoire propre à consolider les relations entre Vichy et Berlin. Cette idée permit à coup sûr d’éviter l’envahissement de la Zone Libre, et sauva quelques millions de vies collaborationnistes (fait jusqu’ici retiré de tous les manuels scolaires par la chienlit gôôôchiss en charge de l’Enseignement, infiltrée à tous les étages du pouvoir.).
J’ai depuis passé outre, mais j’en garde un profond ressentiment qui ressort, parfois, sous la forme d’une séance de remontrances au petit personnel en charge de l’entretien des toilettes sèches de mon Château.

En mai 1944, je fus saisi de violentes douleurs qui restent inexpliquées à ce jour(sans doute les restes d’une fièvre syphilitique contractée au contact de quelque métèque femme de chambre un peu trop entreprenante.). Mon médecin personnel, le bon docteur Mengele, étant en déplacement à l’étranger, il me suggéra de le rejoindre pour que je puisse bénéficier des plus récents traitements, qu’il avait mis au point après des années d’expérimentations patientes et désintéressées dans des colonies de vacances en Europe centrale. Malgré la honte et le remords, la douleur était trop forte : je quittai Vichy en catastrophe pour l’Argentine. Là-bas, le Destin allait encore me rattraper : le mal était incurable, malgré toute sa sapience le Bon Docteur ne pût me soigner, je fus placé en caisson cryogénique pour une durée indéterminée, dans l’espoir qu’un futur remède mette fin à mes souffrances.

63 ans plus tard, je fus libéré de la cryogénisation, et me réveillai un jour de Mai 2007, à la veille du plus grand évènement depuis la mort du Maréchal : l’accession au pouvoir de la Droite Décomplexée et l’envoi en camp de rééducation des milliers de crypto-gôôôchisses qui avaient plongé le pays dans l’abîme marxiste.

Immédiatement je fus contacté par le nouveau Gouvernement mis en place, et recruté sur la base de mes compétences, en tant que Conseiller Occulte délégué à l’installation des Podiums Présidentiels lors des déplacements du Nouveau Monarque.

Je pris très vite mes marques, mais, après quelques mois d’activité, je marquai de solides divergences d’opinions avec la majorité en place. Le fait de devoir cacher, notamment, ma paternité aux yeux de la France, me déplût fortement et nous incita à partir, Rachida et moi, nous installer vers Bruxelles. Ma conjointe retrouva rapidement un emploi de mannequin en prêt-à-porter chez H&M, ce qui nous permit d’assurer la subsistance de notre nouvelle famille.

De mon côté, je me mis à rédiger mes Mémoires, et à réfléchir sur le Sens de Mon Action.

En pleine possession de mes moyens, je me formai à l’Histoire de ces soixante dernières années, rattrapai mon retard, et décidai, après mûre réflexion, d’embrasser un Destin National.

La suite, vous la connaissez.

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VOILA le sens de mon action.
VOILA des vraies Valeurs, avec lesquelles même Sarkocescu ne
peut rivaliser.
Ah, il est rigolo, celui-ci, avec ses gesticulations ridicules!
Face à un tel destin, il n'en paraît que plus petit, tiens!
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NDA : à l'attention des Saint-Thomas, que je devine nombreux, cette bio, que j'assume entièrement, est née du désir de me livrer un peu plus à vous, chers lecteurs. Je revendique la filiation BravePatriotique et humoristique de ce texte (allez jeter un oeil sur FafBook, tas d'ignorants!)
Vive la fRance!

lundi 2 août 2010

Paranoïa(s)

Chers amis, le Territoire National est au bord de l'abîme. Il est urgent d'agir!

Un aimable contributeur (Louanges et Grâces éternelles lui soient rendues) m'ayant torpillé le sujet du jour (qui devait être, je le rappelle pour les oublieux, le port de la Burqa au sommet de l'Etat), je bifurque donc immédiatement vers la prochaine menace identifiée. Heureusement (ne devrai-je pas plutôt dire hélas?), les thèmes ne manquent pas.

De quoi s'agit-il? De machinations, pardi. De jeux et de populace, plus exactement.

Point numéro un : avez-vous remarqué qu'une grave crise financière secoue le monde occidental actuellement? Et que ledit monde tressaute de douleur, sous ses assauts répétés, tel une actrice pornographique sous les coups de boutoir d'un apollon gonflé aux stéroïdes?
 Chômage en hausse, croissance en berne, chute des marchés... Conflits régionaux se multipliant, désordres sociaux innombrables, délitement géopolitique accéléré, flop de l'album du Grand Retour de Dorothée, les sujets d'inquiétude et de désarroi sont partout et gagnent en intensité chaque Sainte Journée que Le Créateur Façonne.
Or, qu'observe-t-on?

Point numéro deux : avez-vous noté que les compétitions sportives se succèdent à un rythme effréné cette année ? Et que les championnats, coupes et autres "évènements mondiaux" sont de plus en plus célébrés, portés en gloire par des médias qui ne tarissent plus de dithyrambiques comparaisons, un peu comme du temps de Notre Maréchal? Et Nous Voilà (...), simples citoyens frappés par "The Crisis of The Century" comme l'affirme le perfide Albionnais, littéralement H-E-U-R-E-U-X pour toutes ces médailles, ces performances, NOS athlètes sont les meilleurs, Vive la fRance! Je ne puis que m'en réjouir moi aussi, non?

Point numéro trois : l'incroyable déconfiture des "Bleus" en Afrique du Sud, versus l'inénarrable Odyssée des "Bleus" à Barcelone, deux facettes d'une même piécette?
Celle d'une étrange amnésie qui nous fait passer, d'une semaine à l'autre, de la haine la plus inextinguible (envers un Ribéry qui, avec sa tête de commando Serbe, et sa b**e entre les dents, ne mériterait qu'une castration chimique à minima) à l'adulation la plus effrénée envers un certain Christophe Lemaître (il l'air si touchant avec ses airs de Leonardo di Caprio et son élocution à la Dany Boon!)? Un inconnu hier, star en l'espace de quelques heures, sorti d'on ne sait où, comme par magie, l'avez-vous remarqué?

Pendant ce temps, les échanges d'enveloppes en papier kraft dans un hôtel particulier de Neuilly passent quasiment inaperçus.....et je ne parle même pas du reste, totalement passé sous silence !!
Il n'y aurait pas comme un problème, là?

Point numéro quatre : mais que dire de l'Espagne? Qui, avec sa Coupe du Monde, a momentanément zappé qu'elle est en train de subir une résection hémorroïdaire en règle, et ce dans la joie et la bonne humeur la plus totale? Et je passe sur les calamiteuses prévisions de croissance allemandes, totalement occultées par un vulgaire céphalopode surnommé Paul.....quel prénom stupide!

Je pourrais multiplier les exemples à l'infini, la démonstration est probante : nous sommes manipulés. Reste à savoir par qui...et surtout, comment!

Conclusion : je ne puis imaginer qu'avec effroi ce qui est en train de se tramer en coulisses. Et je vous le livre avec une certaine angoisse, chers lecteurs, mais aussi en pleine connaissance de cause. Dussé-je ne pas y survivre.  Le monde doit savoir.

On imagine sans peine un Zapatero, une Merkel et un Sarkocescu se réunissant en marge d'un G8, d'un Davos, en quelque scélérat conciliabule.
On les imagine sans peine se mettre d'accord, tel un ramassis de mucidés sur un tas de fumier, pour se partager les résultats d'une "compétition" qui ne s'avère être qu'une grotesque manipulation.

-"José-Luis, j'te laisse le Mondial et le Tour,ok? Mais en échange, tu m' refiles le Poulpe..."

-"Ach NEIN! Lé poulpé il est à noussss! Nouss zavons l'aguarium!"

(--tics-haussements d'épaule incontrôlés--oeillades dans les coins et rajustage de Rolex)
-"'tain! fais ch**r celle là.... ok ok, alors je prends les médailles à Barcelone hein!"

-"Cuanto??"

-"chsais pas moiii...au moins 8 en or, taiiin j'en ai besoin, ça part en couille par chez moi, entre l'affaire avec la vioque et c'temmerdeur d'otage qui a clamsé jvous raconte pas, y'mfaut du lourd!!"

-"achh ge zuis ok! Gueze ke tu en dis Djoozé??? Z'est korrekt nein?"

-"Si si, me gustas... voy a telefonar al comité de organisacion a Barcelona...."

Terrible réalité qu'on nous masque...

"Tout ceci ne sont que suppositions!! Où sont les preuves tangibles?" ne manqueront pas de me beugler les inévitables casse-couil  sceptiques...

Préparez-vous, leur répondrai-je : des compétitions sportives majeures sont attendues, un peu partout sur la planète, dans les prochains mois.
Et vous verrez les résultats : des gagnants adulés, et des perdants traînés dans la boue. Juste ce qu'il faut pour détourner notre attention.

Si c'est pas une preuve, ça?

dimanche 1 août 2010

Déchéance..

 Mes chers Compatriotes, une fièvre purulente s'est emparée de ce pays.


La maladie flotte dans l'air, invisible et sournoise. Les symptômes sont prégnants, de plus en plus incapacitants, le malade tousse, titube, et malgré une robuste constitution, il accuse le coup chaque jour davantage.

Sous prétexte que le remède n'a pas encore été inventé, faut-il rester les bras croisés, et attendre la fin?

Je m'y refuse.

Cette déchéance n'aura pas lieu tant que je vivrai dans ce pays.

Prenons un exemple concret : Mr Boutefeux.

Onc ce cher sinistre veut "étendre le champ des possibles" sur la déchéance de nationalité, en cas "d'atteinte délictuelle grave" à la vie d'un policier, d'un représentant de l'Ordre.
Bien vu! Mais je crains que cela ne suffise pas, ne suffise plus! Outre l'aspect limité de la peine (je vois d'ici les pompiers, les cantonniers, les boueux qui s'interrogent : "nous aussi y aura-t-on droit, renverrez-vous dans leur pays ces petits merdeux de huit ans qui nous caillassent à longueur de journée?"), il y a fort à parier que cela se révèle insuffisant, une fois de plus,les criminels n'en sont plus à une turpitude près, c'est bien connu.

Non! Il faut taper plus fort, M. Boutefeux! Directement là où ça fait mal. Là est votre problème : vous criez à la déchéance de ce pays, mais, par la timidité de vos propositions, vous y contribuez de façon passive!

Laissez-moi vous montrer de quel bois je me chauffe.

PROPOSITION : Pourquoi ne pas appliquer la Charia en une version laïcisée, lors de la commission de tout acte délictueux effectué dans ces zones de non-droit?

J'entends déjà les mines horrifiées, je vois déjà les commentaires outragés, et je vous réponds : calmez-vous, réfléchissons, réfléchissez!

Nous voyons bien que cette Loi Islamique est respectée de la plus sévère des façons dans les pays où elle est en vigueur non? Tu voles une baguette à Kandahar, on te coupe la main. Tu caillasses un camion de pompiers à Téhéran, on te caillasse la gueule à ton tour! Plus simple que ça, tu meurs!

Et je vous le donne en mille, dans les pays où cette Charia est appliquée, qu'observe-t-on? Une criminalité du quotidien au plus bas. La preuve est là!!

Bien sûr, je ne nie pas qu'il faille quelques adaptations à cette loi pour la rendre plus souple, mieux adaptée à nos contraintes 'occidentales' oserai-je dire. Soit!

On pourra donc, par exemple, en cas de nécessité amputatoire (pour les vols et les viols notamment), procéder à l'ablation du membre fautif sous anesthésie générale (prestation non remboursée par la Sécurité Sociale n'abusons pas!).
On pourrait même aller plus loin : pour les viols sur mineurs, l'anesthésie serait alors proscrite, l'amputation se faisant en "direct live" (sous contrôle médical malgré tout, nous ne sommes pas des barbares!). Nous pourrions même joindre l'utile à l'agréable, en retransmettant celle-ci, sous couvert du CSA et de la signalétique appropriée, en prime-time. Les recettes publicitaires conséquentes ainsi dégagées, pourraient servir à combler les divers déficits qui plombent notre Budget National.

Je propose aussi la transformation de tous les préfets en Imams, et leur formation à la législation ad hoc, de façon à ce qu'ils soient aptes à pacifier leur secteur selon ces nouveaux préceptes.

Après la nécessaire phase d'adaptation, viendra la phase de feed-back, croyez-moi nous serons attentifs à toutes les améliorations possibles et nécessaires, personne n'a jamais dit que le système devait être parfait du premier coup! Pour ce faire je propose la création d'Observatoires Régionaux pour l'Application de la Charia Laïque, qui auront pour mission de faire remonter toute statistique utile, et de proposer les ajustements nécessaires.

Vous aussi, chers lecteurs, proposez vos"adaptations" en commentaires, les meilleures gagneront un buste de Marianne en burqa, sculpté par mon petit neveu, en 2eme année à l'école des Beaux Arts Français, effet dans le salon garanti!! A vos comm's!!


Vous voyez, messieurs de Droite, moi je suis de Gauche, et pourtant j'ai des idées! Qui pourra désormais dire que la Gauche ne se préoccupe pas du quotidien des Français? Et pan! dans vos dents en platine!

Demain, nous discuterons du port de la Burqa au sommet de l'Etat- prenez date, j'aurai, là aussi, de constructives propositions à vous faire.